Choisir un parcours littéraire

La filière littéraire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir à tous.

Après un passage à vide, et malgré des doutes qui persistent, j'envisage de reprendre des études à la rentrée prochaine, probablement sur Paris.
A priori ce serait pour suivre une formation littéraire. Au fil du temps j'ai appris à apprécier davantage la littérature, et je me vois notamment intéressée par l'analyse des textes, d'un point de vue stylistique mais également psychologique, par leur gestation et leur création, par l'écriture et le rapport à l'écriture, la poésie, le travail sur la langue…

Il y a quelques années j'avais débuté un cursus de Lettres Modernes à Arras, que j'avais interrompu dès le deuxième semestre (mais pour des raisons qui ne sont pas liées à l'enseignement en lui-même). J'avais obtenu de bons résultats et y apprendre me plaisait ; cependant il me semble qu'aujourd'hui j'aurais besoin de cours différents - peut-être plus "modernes". Avec le recul j'ai l'impression que je ne faisais surtout que répondre aux questionnaires de lecture, rendre vaguement ce que j'avais retenu - et je crois que cela ne me stimulerait plus beaucoup, même si je n'ai pas de souci avec la nécessité de retravailler les bases, et que je ne saurais pas dire exactement ce que je recherche. Peut-être ai-je davantage besoin d'un objet de travail un peu différent que d'une autre méthode d'enseignement - chose à laquelle je pourrais de toutes façons plus facilement m'adapter, d'autant que c'est le travail personnel qui importe le plus, à mon avis.

Aussi je m'interroge sur le parcours et l'université qui me conviendraient le mieux, en fonction de mes intérêts cités plus hauts. Je me demande si cela demeure dans le cadre strict de l'enseignement littéraire, s'il existe une option qui recouvrirait plus ou moins pertinemment ce champ d'étude, que ce soit à partir de la licence ou plus tard, etc…

Je compte me pencher plus sérieusement sur les formations proposées par différentes universités de la région, mais si vous aviez des pistes, des remarques à faire ou des conseils à donner, n'hésitez pas.

Merci.

P-S : merci au modérateur qui a déplacé mon message dans la rubrique appropriée - il s'agissait d'une mauvaise manipulation 🙂
Par rapport à mon propre cursus, je te dirais que la licence lettres modernes ou classiques propose
l'analyse des textes, d'un point de vue stylistique mais également psychologique, par leur gestation et leur création, par l'écriture et le rapport à l'écriture, la poésie, le travail sur la langue..
mais cela reste assez minime surtout les deux premières années (du moins c'était le cas dans ma faculté). Après les professeurs jouent aussi un rôle primordial dans l'approche littéraire, donc tu peux intégrer une licence, mais sache que tu risques surtout d'apprendre une méthode, répondre à des questionnaires de lectures (même en L3 il y a encore des contrôles de lectures !) et recracher les quelques notions que le prof à parsemé ça et là pendant le semestre ainsi que ce qu'il te reste en mémoire des œuvres lues.

Après rien ne t'empêche en parallèle des cours de faire des analyses stylistiques, psychologiques, d'étudier l'intertextualité, et autres rapports. En L3 cela sera plus fréquent, donc autant prendre de l'avance (si tu choisis la licence), quitte à commencer des recherches sur des thèmes précis, et les garder sous le coude pour un éventuel master recherche (bon là je projette la chose peut-être un peu trop loin).

Bon mon post est biaisé car mes dires ne sont basés que sur mon propre vécu, et chaque faculté est différente dans ses approches, donc à prendre avec des pincettes.
Merci Absurdus pour ta réponse. Pourrais-tu me dire quelle université tu as fréquentée ?

En fait, les questionnaires de lecture ne me rebutent pas (au contraire même), et je m'attends à en subir en tous les cas, mais disons que j'aimerais que davantage de place soit laissée à d'autres types d'approche. Cela dit je comprends sans problème que les premières années restent "basiques", et pour ce qui est de l'acquisition d'une méthode, même si cela peut avoir un côté rébarbatif je sens que cela me sera profitable (entre-temps j'ai certainement perdu la main et la discipline qu'il faut dans les idées pour les dissertations et cie).

Si je ne peux pas me diriger plus précisément pour le moment, j'espère qu'une licence me permettra par la suite de cerner plus facilement mes préférences, pour le cas où je souhaiterais continuer et me spécialiser.
J'étais à Strasbourg

Si je ne peux pas me diriger plus précisément pour le moment, j'espère qu'une licence me permettra par la suite de cerner plus facilement mes préférences, pour le cas où je souhaiterais continuer et me spécialiser.
Si tu n'es pas à quelques années près, la licence est vraiment intéressantes sur de nombreux points. Puis en 3 années, outre le fait d'acquérir ou de perfectionner des méthodes d'analyses, tu soulèveras de nombreux thèmes ce qui vont élargir ton champ de vision, ta façon de concevoir la littérature, et te permettre de voir quels sont les matières, mouvements, auteurs,…avec lesquels tu as le plus d'affinités. En général assez vite l'on s’amourache pour certaines matières plus que d'autres. Perso en arrivant en lettres modernes je ne connaissais rien à part quelques auteurs du XXème siècle. Très vite j'ai développé un attrait pour la Renaissance, le XIXème et le XXème siècle. Là dedans, des auteurs ont su m'émerveiller et quelques thématiques se sont imposés à moi.

Donc sans certitude (une fois de plus) faire une licence peut largement t'inciter à te spécialiser dans un domaine précis et te permettra de cerner avec évidence tes préférences.
Ta réponse m'encourage assez.
Il est vrai que le peu de temps que j'aurai passé à l'université m'aura permis de découvrir plusieurs auteurs et de lire des oeuvres auxquelles je ne me serais probablement pas intéressée autrement, qui ont contribué à me faire prendre conscience plus intimement de mon attirance pour le domaine littéraire, à me faire sentir curieuse et concernée par les enjeux et les questions soulevées. Et par la suite l'acquisition d'internet a largement facilité approfondissements et explorations.
Je suppose donc qu'en deux à trois ans ce n'est pas la matière qui manquera pour que je puisse me positionner davantage…

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Bonjour à tous,

j'hésite encore entre deux ou trois universités, parmi lesquelles Paris Ouest. Je ne suis pas sûre de pouvoir profiter des portes ouvertes aujourd'hui ; quelqu'un compte t-il s'y rendre ?
D'une manière générale, que pensez-vous des différentes formations littéraires qui y sont dispensées ?
Je ne sais pas quelles sont les autres facs qui t"'intéressent, mais j'étais à Paris II l'an dernier pour le capes et l'agreg, et c'est vraiment une bonne fac. Tous les profs ne sont pas géniaux, mais ça c'est comme partout 😀 .Et puis tu as l'avantage d'être dans un beau quartier, culturel, et ça change pas mal les choses !
Bonjour,

je vois que Paris II ne dispense pas de formation littéraire, tu voulais probablement parler de Paris III ?

En fait, je pense que je serais surtout intéressée par la littérature comparée, et j'aimerais pouvoir étudier les lettres sans que soient négligées les approches psychanalytique, mythopoétique, philosophique… Je serais tentée par un cursus qui tende vers cette transdisciplinarité - sans forcément être un bi-cursus. Cependant je reste consciente de ce qui a été dit plus haut, et je ne rechigne pas à l'idée de recevoir également des cours plus basiques, axés sur l'apprentissage d'une méthode - au contraire (sinon j'aurais du souci à me faire pour les dissertations 😜 ). Et je suis d'avis que la culture, le "fond de travail" à utiliser, se développent au mieux quand ils sont activement produits par nos propres motivation et curiosité, et par plaisir. Mais je me demandais si telle ou telle fac était susceptible, dès les premières années, de mieux préparer à ce type de recherches.

Quand j'ai souhaité reprendre mes études, je visais Paris VIII, qui me tente toujours, puis je me suis intéressée à Paris X, qui a l'avantage d'être un peu plus rapide à atteindre depuis chez moi. Pour une première année là-bas j'hésiterais entre le socle Lettres - Langue vivante spécialiste et le socle Lettres - Histoire de l'art - Philosophie. Malgré tout j'ai l'impression que ces socles restent assez cloisonnés. Et si j'opte pour le deuxième socle, ce serait au (léger) détriment de certains cours de littérature qui sont enseignés dans les autres parcours.

En fait, j'aimerais aussi toucher à la philo, je crois que ce domaine pourrait m'apporter un "plus" dans mes réflexions et ma façon de penser. Mais à Paris X, par la suite je devrais poursuivre en Lettres sans possibilité d'option en philo, d'après ce que j'ai compris.
Etant donné que je compte travailler en parallèle des études, qu'en règle générale j'ai besoin de pas mal de temps chez moi pour bosser sur les devoirs, réviser, laisser décanter, qu'après quelques années d'inactivité je suis peut-être un peu rouillée et surtout que finalement je connais actuellement très peu la matière philosophique, je ne crois pas qu'il serait judicieux pour moi de tenter une double licence. D'autant que, comme le problème a été posé dans un topic récent, les deux parcours ne seraient pas spécialement aménagés pour que l'investissement obligatoire ou correct dans les deux à la fois soit rendu possible.
C'est sans doute aussi le fait d'être restée un bon moment inactive qui me donne cette tentation, d'embrasser plus de choses (au risque de mal étreindre 🙂 ). Peut-être qu'un statut d'auditeur libre pour la philo ajouté à des études de lettres serait une bonne solution.

Pour en venir à Paris III, je sais qu'il y est proposé la licence bi-disciplinaire Lettres Modernes/Philosophie, mais jusqu'à présent je ne me sens pas très attirée par cette université. Peut-être à tort ! J'ai une fâcheuse tendance à éviter certaines choses, aussi mon jugement peut-il être stupidement altéré, et mes choix mal influencés, par de vagues impressions - voilà, il faut aussi que je travaille sur moi, et non seulement sur les bouquins, si je veux m'extirper des "limbes" de ces dernières années. 🙂