Kant, Qu’est-ce que les Lumières ? - Les Lumières se définissent comme la sortie de l’homme hors de

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, Bonsoir
Je suis en classe de TST2S, j'ai besoin d'aide s'il vous plait en philosophie.
Nous sommes en train d'étudier Kant, Réponse à la question "qu'est ce que les Lumieres"
"Les Lumières se définissent comme la sortie de l'homme hors de l'état de minorité, où il se maintient par sa propre faute. La minorité est l'incapacité de se servir de son entendement sans être dirigé par un autre. Elle est due à notre propre faute quand elle résulte non pas d'un manque d'entendement, mais d'un manque de résolution et de courage pour s'en servir sans être dirigé par un autre. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des lumières.
La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu'un si grand nombre d'hommes, alors que la nature les a affranchis depuis longtemps de toute direction étrangère (naturaliter maiorennes), restent cependant volontiers, leur vie durant, mineurs ; et qu'il soit si faciles à d'autres de se poser comme leurs tuteurs. Il est si commode d'être mineur. Si j'ai un livre qui tient lieu d'entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un médecin qui juge de mon régime à ma place, etc., je n'ai pas besoin de me fatiguer moi-même. Je ne suis pas obligé de penser, pourvu que je puisse payer ; d'autres se chargeront pour moi de cette besogne fastidieuse. Que la plupart des hommes (et parmi eux le sexe faible tout entier) finissent par considérer le pas qui conduit à la majorité, et qui est en soi pénible, également comme très dangereux, c'est ce à quoi ne manquent pas de s'employer ces tuteurs qui, par bonté, ont assumé la tache de veiller sur eux. Après avoir rendu tout d'abord stupide leur bétail domestique, et soigneusement pris garde que ces paisibles créatures ne puissent d'oser faire le moindre pas hors du parc où ils les ont enfermées, ils leur montrent le danger qu'il y aurait à marcher seul […]
Il est donc difficile pour l'individu de s'arracher tout seul à la minorité, devenue pour lui presque un état naturel. Il s'y est même attaché, et il est pour le moment réellement incapable de se servir de son propre entendement, parce qu'on ne l'a jamais laissé s'y essayer. Préceptes et formules, ces instrument mécaniques d'un usage ou, plutôt, d'un mauvais usage raisonnable de ses dons naturels, sont les entraves qui perpétuent la minorité"
QUESTIONS

1. Quelle sont la thèse et les principales articulations ?
Ayant déjà commencé pour le 1er paragraphe mais non pour la suite .

2. Expliquer:
a. "c'est ce à quoi ne manquent pas de s'employer ces tuteurs qui, par bonté, ont assumé la tache de veiller sur eux"
b. "Préceptes et formules sont les entraves qui perpétuent la minorité"
c. "rien, suivant la seule raison, n'est juste de soi"
d. "devenue pour lui presque un état naturel"

3. Discussion (intro + développement + ccl): Les savants sont-ils les seuls à pouvoirs penser par eux-mêmes ?


Je ne veux pas spécialement les réponses mais je veux comprendre . Merci de me repndre rapidement car je dois le rendre pour ce jeudi 🙂
Oh, j'ai justement vu une partie de ce texte au début de l'année 🙂 !
En gros Kant veut qu'on retienne que les hommes sont eux-même responsables de la situation de domination dans laquelle ils se trouvent.

Pour cette phrase, "c'est ce à quoi ne manquent pas de s'employer ces tuteurs qui, par bonté, ont assumé la tache de veiller sur eux", il explique que la situation de soumission se maintient parce que les "tuteurs" font croire que ce serait dangereux d'en sortir. D'où l’expression ironique "par bonté". Ils sont hypocrites puisqu'ils font croire que c'est une tâche difficile (de dominer) alors qu'il s'agit pour eux de maintenir leur pouvoir

Les savants sont-ils les seuls à pouvoir penser par eux-mêmes ?

L'intérêt du texte de Kant est de montrer que justement non, et c'est dans notre devoir d'interroger nos propres opinions pour prendre conscience de cette situation et d'y mettre fin. L'effort de la réflexion et de la remise en question des opinions communes a des conséquences sur notre liberté. Nous sommes sous tutelle intellectuelle, nous prenons l'opinion dominante pour vérité absolue sans la questionner. Nous sommes donc responsables de l'aliénation d'esprit dans laquelle nous nous trouvons. L'usage de la réflexion est accessible à chacun et a des conséquences sur notre liberté tant individuelle que politique. Cependant, l'exercice de l'esprit demande patience et une éducation qui le valorise, ainsi, son acquisition n'est jamais achevée.
Bonjour, Bonsoir à tous,

Voilà j'ai un texte à lire et je dois répondre à un certain nombre de question, dans un premier temps je vais vous publiez le texte, puis les questions et enfin les réponses et ce que je n'arrive pas à faire sera souligné.
La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu'un si grand nombre d'hommes alors que la nature les a affranchis depuis longtemps de toute direction étrangère (naturaliter maiorennes), restent cependant volontiers, leur vie durant, mineurs; et qu'il soit si facile à d'autres de se poser comme leurs tuteurs. Il est si commode d'être mineur. Si j'ai un livre qui me tient lieu d'entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un médecin qui juge de mon régime à ma place, etc…, je n'ai pas besoin de me fatiguer moi-même. Je ne suis pas obligé de penser, pourvu que je puisse payer; d'autres se chargeront pour moi de cette besogne fastidieuse. Que la plupart des hommes ( et parmi eux le sexe faible tout entier) finissent par considérer le pas qui conduit à la majorité, et qui en soi pénible, également comme très dangereux, c'est ce à quoi ne manquent pas de s'employer ces tuteurs qui, par bonté, ont assumé la tâche de veiller sur eux. Après avoir rendu tout d'abord stupide leur bétail domestique, et soigneusement pris garde que ces paisibles créatures ne puissent oser faire le moindre pas hors du parc où ils les ont enfermées, ils leur montrent ensuite le danger qu'il y aurait à essayer de marcher tout seul. Or le danger n'est sans doute pas si grand que cela, étant donné que quelques chutes finiraient bien par leur apprendre à marcher; mais l'exemple d'un tel accident rend malgré tout timide et fait généralement reculer devant toute autre tentative.
Questions:

1- Quels exemples Kant donne-t-il de l'état de minorité ? Montrez le rapport avec les trois critiques kantiennes.
2- Montrez que la sortie de l'état de minorité constitue pour Kant un fait mais aussi une obligation qui incombe à tout homme.
3- Pourquoi Kant ajoute-t-il entre parenthèses: " et parmi le sexe faible tout entier" ? Expliquez.
4- Qui joue ici le rôle de "tuteurs" ? Donnez deux ou trois exemples.

Réponses:

1- La paresse c'est-à-dire la répulsion à fournir des efforts, à changer d'état, et la lâcheté, c'est-à-dire la peur d'assumer les conséquences imprévisibles de ses actes, seraient les conditions nécessaire et suffisantes à la fois de la minorité de la plupart des hommes et de ce que quelques'uns en profitant pour s'ériger en tuteur. Les exemples que donne Kant sur la minorités sont que plutôt que de vouloir êtres libres, certains hommes, par facilité et par paresse, préfèrent rester soumis et dépendants des autres, que les hommes au lieu de rechercher leur autonomie, ils choisissent l'obéissance. Donc ce qui montre qu'ils ne font pas le nécessaire pour sortir de cette dépendance.