Devenir interprète dans la fonction publique

La filière littéraire

18 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut à tous,

Je suis en pleine crise de doute quant à mon orientation future : je ne sais pas quel métier faire plus tard, donc vers quelles études me tourner. J'ai quand même resserrer la champ pour vous permettre de m'apporter quelques conseils 🙂

1/ Je suis en Term. Littéraire, spé anglais option latin
2/ L'an prochain, j'envisage soit une hypokhâgne soit une fac de droit.

Questions:
3/ Tout le monde me dit de devenir fonctionnaire pour être tranquille côté bouleau. Hormis prof, quels métiers, accessibles avec un bac L sont fonctionnaires ?
4/ Le métier d'interprète me tente bien, MAIS DANS LA FONCTION PUBLIQUE. Comment y accède-t-on ?


Merci d'avance 🙂

PS: je précise que je suis quelqu'un de très sociable, qui a besoin du contact des autres au quotidien ; j'aime organiser, gérer (mais pas décider 🙄 ) conseiller, convaincre. Voilà 🙂
Les fonctionnaires sont en général recrutés sur concours, beaucoup plus rarement sur titres et travaux.
Je n'ai trouvé aucune trace de recrutement d'interprètes, de traducteurs cependant oui, mais pas de concours prévus pour 2013, juste le recrutement d'un vacataire à temps partiel pour faire de la formation en allemand pour les ministère des Affaires étrangères, mais de préférence de langue maternelle allemand. C'est donc un secteur quasiment inexistant !
Pourquoi ce culte de la fonction publique?
Pour la sécurité de l'emploi SPQR 🙂 (Feu mon père (bientôt, bientôt s'il continue à me dire d'être fonctionnaire) me le rabâche jour et nuit ><) ) !
Russophone, j'aimerais aussi travailler comme interprète, mais je ne sais les démarches nécessaires.
J'ai posé plusieurs fois la question à des fonctionnaires via l'internet, mais nul ne répondit.
Avec un DCL c1, c'est jouable ?
Bonjour à tous. Connaissant de près ou de loin quelques interprètes, je peux vous dire que le meilleur endroit pour devenir un interprète de conférence, c'est l'ESIT, qui forme aussi des traducteurs. L'école propose trois masters :

-Interprétation de conférence
-Traduction
-Interprétation langue des signes

C'est sans aucun doute l'école qui jouit de la meilleure réputation, en France et à l'international, dans ce domaine.

Pour être intégré, il faut passer un examen, intégré à la BEL. C'est-à-dire qu'on peut y rentrer après une khâgne. Sinon, il faut être titulaire d'une licence.
Attention : il me semble que c'est la voie TRADUCTION (et non Interprétation) de l'ESIT qui est accessible via la BEL.
Depuis 2011, l’ESIT offre aux étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles la possibilité
de postuler aux épreuves d’admission en master de Traduction éditoriale, économique et
technique dans le cadre de l'ouverture de la Banque d’épreuves littéraires (BEL) à d’autres écoles
et formations.
Et plus précisément :
Les étudiants admissibles et sous-admissibles à la BEL sont dispensés des épreuves
d’admissibilité à l’ESIT. Au vu de leurs notes aux concours – et notamment aux épreuves de
langues – l’ESIT les autorisera ou non à se présenter aux épreuves d’admission, selon le
barème que son jury aura fixé pour cette voie.
Les candidats retenus seront convoqués à des épreuves écrites d’admission
 Candidats « carrés » (2 années de CPGE) : maintien du bénéfice de l’admission à l’ESIT
pendant un an (renouvelable un an supplémentaire pour les candidats admis à l’ENS). Pour
entrer définitivement à l’ESIT, l’étudiant devra soit avoir validé une L3 dans une université
française ou étrangère, soit avoir effectué une seconde année de khâgne. L’attention de ces
étudiants est attirée sur le bénéfice que peut constituer, pour leur future formation, un séjour
prolongé à l’étranger.
 Candidats « cubes » ou « bicarrés » (3 années de CPGE) : admission directe en première
année de Master. Maintien du bénéfice de l’admission à l’ESIT pendant un an (renouvelable
un an supplémentaire pour les candidats admis à l’ENS).
Source ESIT, septembre 2012
Tout ça est bien joli les amis, mais vous êtes sûrs qu'on ne peut pas exercer en tant que fonctionnaire ? 😀
Si.

[lien invalide]

https://ec.europa.eu/dgs/scic/become-an-interpreter/flowchart/index_fr.htm

etc.
Rimm a écrit :Bonjour à tous. Connaissant de près ou de loin quelques interprètes, je peux vous dire que le meilleur endroit pour devenir un interprète de conférence, c'est l'ESIT, qui forme aussi des traducteurs. L'école propose trois masters :

-Interprétation de conférence
-Traduction
-Interprétation langue des signes

C'est sans aucun doute l'école qui jouit de la meilleure réputation, en France et à l'international, dans ce domaine.

Pour être intégré, il faut passer un examen, intégré à la BEL. C'est-à-dire qu'on peut y rentrer après une khâgne. Sinon, il faut être titulaire d'une licence.
Rimm, merci de ces informations. Que t'a-t-on dit de l'ISIT (privé) ?
Côté bouleau 🙂 J'ai souri.
C'est-à-dire ? Un emploi de fonctionnaire à 5.000€ / mois, une carrière à New York dans un immeuble en verre avec vue sur Central Park et des tickets gratuits pour aller soutenir les Mets ? 😀
SPQR> L'ISIT est privé et donc payant : 5853 euros au minimum en 1ère année de programme interprétation de conférence, pourtant sa réputation est bien moins reluisante que celle de l'ESIT, qui est gratuite. Aussi, toutes les combinaisons de langues ne sont pas disponibles à l'ISIT. L'arabe est absent, ce qui est une aberration du fait de l'importance de cette langue au sein des organisations internationales.
Oui je suis au courant des frais très lourds (8000 euros pour une combinaison à 4 langues!) et de la soi-disant meilleure réputation de l'ESIT. Je ne la conteste pas, je n'ai aucun doute quant au rapport qualité de l'enseignement/prix, il est du côté de l'ESIT sans aucun doute possible. Toutefois, qu'en est-il de l'insertion professionnelle des ESIT? Trouvent-ils du travail facilement (du moins ceux que tu connais/qu'ils peuvent connaître)? C'est sûr que 6000 - 8000€ pour bénéficier d'un réseau efficace et de stages durant l'année ça fait cher, mais c'est aussi à prendre en considération - même si ça me chagrine.
Petite précision : les institutions internationales recrutent leurs fonctionnaires sur concours, mais pour les postes d'interprète, il faut un diplôme d'une école d'interprétation (contrairement aux recrutements de traducteurs, pour lesquels elles acceptent les expériences "sur le tas" et les diplômes dans des domaines connexes, par exemple dans les langues, la communication multilingue, etc.). C'est le cas à l'Union européenne et je parierais que c'est aussi le cas à l'ONU.
Donc pour la fonction publique internationale, il faut effectivement passer par une école d'interprétation : ESIT / ISIT (Paris), ETI (Genève), ISTI (Bruxelles), ITI-RI (Strasbourg)… Les plus cotées sont l'ESIT et l'ETI, à ma connaissance. Attention, la plupart exigent (légitimement) que les candidats aient passé au moins un an (environ, la durée est variable selon les écoles) dans un pays correspondant à leurs langues de travail, c'est à prendre en compte quand on prépare son cursus. 🙂
Concernant les débouchés, c'est une sacrée jungle, un secteur à forte compétition. Je pense qu'il faut se préparer à l'éventualité de travailler en free-lance avant de réussir un concours dans une institution internationale (beaucoup de candidats !).
(Je ne connais pas les possibilités qu'offre la fonction publique française en la matière, je ne parle ici que de la fonction publique internationale, vous l'aurez compris.)
SPQR a écrit :Oui je suis au courant des frais très lourds (8000 euros pour une combinaison à 4 langues!) et de la soi-disant meilleure réputation de l'ESIT. Je ne la conteste pas, je n'ai aucun doute quant au rapport qualité de l'enseignement/prix, il est du côté de l'ESIT sans aucun doute possible. Toutefois, qu'en est-il de l'insertion professionnelle des ESIT? Trouvent-ils du travail facilement (du moins ceux que tu connais/qu'ils peuvent connaître)? C'est sûr que 6000 - 8000€ pour bénéficier d'un réseau efficace et de stages durant l'année ça fait cher, mais c'est aussi à prendre en considération - même si ça me chagrine.
Pour ce qui est de l'insertion professionnelle, l'avantage va encore une fois à l'ESIT (du moins d'après les échos que je reçois). Premièrement, le diplôme de l'ESIT est reconnu internationalement, tandis que celui de l'ISIT n'est pas valable partout. Un traducteur/interprète qui a fait l'ESIT m'a affirmé que les diplômés de cette école trouvent très rapidement du travail, et qu'ils n'ont pas plus de mal à se forger un réseau que ceux qui sortent de l'ISIT. Après, cette vision peut être partielle, alors n'hésite pas à te renseigner autre part.
Je plussoie (comme on dit) en ce qui concerne "l'avantage à l'ESIT" par rapport à l'ISIT. 🙂
Merci de vos éclaircissements