De fait, mon objectif numéro un est de devenir professeur de philosophie. Les doubles licences sont donc exclues. La solution pourrait être une licence Humanités afin d’enchaîner avec un master de philosophie par la suite.
Comment devenir professeur de philosophie ?
53 réponses · Page 2 / 3
Nous revenons toujours à l'éternel débat université / prépa. Et de chaque côté, nous sommes bien susceptibles !
Cela dit, j'aurais tendance à suivre Sohanelle : il est facile de sortir de l'hypokhâgne, et ce à tout moment. Donc peut-être peux-tu y aller, suivre quelques cours à l'université pour comparer (ça va te faire un emploi du temps de folie, mais enfin, ça reste possible) et au bout de quelques jours ou semaines, te décider pour l'une ou l'autre formation ?
Cela dit, j'aurais tendance à suivre Sohanelle : il est facile de sortir de l'hypokhâgne, et ce à tout moment. Donc peut-être peux-tu y aller, suivre quelques cours à l'université pour comparer (ça va te faire un emploi du temps de folie, mais enfin, ça reste possible) et au bout de quelques jours ou semaines, te décider pour l'une ou l'autre formation ?
Effectivement, je peux faire ceci mais si au niveau de l'emploi du temps cela risque d’être ultra chargé. Si jamais il advenait que je choisisse la faculté, les meilleurs se trouvent sur Paris, je présume ?
Pas forcément.
Selon le rapport du jury du CAPES externe 2013, le ratio nombre de reçus sur nombre de présents par académie (et non université) classe Bordeaux devant Lyon puis Paris-Versailles-Créteil.
Pour l'agrégation, Poitiers est devant Lyon, Lille puis Paris-Versailles-Créteil.
Selon le rapport du jury du CAPES externe 2013, le ratio nombre de reçus sur nombre de présents par académie (et non université) classe Bordeaux devant Lyon puis Paris-Versailles-Créteil.
Pour l'agrégation, Poitiers est devant Lyon, Lille puis Paris-Versailles-Créteil.
Ah, je suis victime des préjugés… 😀
Et quand est-il du bi-cursus Sciences po/philosophie, peut-être est-il plus adapté au journalisme qu'à l'enseignement ?
Et quand est-il du bi-cursus Sciences po/philosophie, peut-être est-il plus adapté au journalisme qu'à l'enseignement ?
Si jamais sur un malentendu tu décroches une ens, ton avenir professoral est dans la pocheCe n'est pas forcément si simple.
Je ne crois pas qu'on décroche une ENS sur un malentendu.
Et si on ne travaille pas les concours, il se peut qu'on ne les réussisse pas. (exemple d'une amie ayant raté le CAPES, de Lettres pourtant, et l'année suivante admise quatrième à l'agrégation…Mystère… Exemple d'un jeune homme entré à l'ENS ayant échoué à l'agrégation par manque de motivation et réduit à trouver un travail d'employé dans une librairie.
Bon par la suite, il a réussi à décrocher le concours.)
Cependant, il faut bien reconnaître que les concours de l'ENS, Ulm surtout, étant bien plus difficiles que les concours de recrutement de l'enseignement, on est mieux entraîné si l'on est passé par une classe préparatoire, quoique ce ne soit pas un sésame obligé. Ce qui n'empêche pas les étudiants doués passés par la faculté de réussir également.
Et les candidats libres aussi.
Le problème dans ton cas, c'est que ta discipline de prédilection, la philosophie, est très sélective (60 postes à l'agrégation pour toute la France en 2014).
Je t'invite donc à la prudence et à la réflexion sur tes choix.
Ulm surtoutOn a envoyé des gens au bûcher pour des profanations moins abominables !
Je veux bien qu'un normalien souhaitant enseigner n'ait pas gagné d'office, enfin qu'il obtienne l'agrégation est considéré comme la moindre des choses, et on ne juge pas utile de mentionner le capes. Certes, à ce propos la philosophie fait exception, et on trouve toujours des cas isolés qui prennent vraiment le concours par dessus la jambe. Mais si on a vraiment envie d'enseigner, il me semble que c'est une destination éventuelle à considérer.
Pour revenir (un instant seulement promis) sur le débat prépa/faculté la question n'est pas tellement de départager les deux. Que les deux permettent de réussir ne fait aucun doute. Il est simplement illusoire de croire qu'on aura moins de travail en évitant la classe préparatoire. C'est choisir d'apprendre seul ce qui viendrait naturellement en deux ans, qui sont loin de laisser un souvenir atroce à la majorité des gens. Il faut sans doute considérer que l'autodidacte n'est pas nécessairement une méthode moins anxiogène. De toute manière le capes n'est pas un concours objectivement qualifiable de facile, donc il faudra à un moment ou un autre le préparer avec zèle.
On a envoyé des gens au bûcher pour des profanations moins abominables !Ouille ! Je retire donc ; mes informations sont déjà anciennes.
En fait :
Ulm=>
En 2014, 99 élèves littéraires intègrent par les deux filières du Premier Concours Lettres :
74 postes sont ouverts en Lettres (A/L)
25 postes sont ouverts en Sciences sociales (B/L).
ENS Lyon =>
En 2014, 114 admis pour les mêmes séries.
Certes, mais le nombre de candidats fait que le taux de réussite est inférieur à Lyon. Enfin, c'est pour le plaisir d'aller chercher la petite bête ; de toute façon il est acquis que les deux sont difficiles et comme montana123 n'en est pas encore à se poser ces questions, et qu'il ne se les posera peut-être jamais…
Absolument. Merci pour votre apport. D'autant que ma question initiale était "Et quand est-il du bi-cursus Sciences po/philosophie, peut-être est-il plus adapté au journalisme qu'à l'enseignement ?".
"Et qu'en est-il du bi-cursus Sciences po/philosophie, peut-être est-il plus adapté au journalisme qu'à l'enseignement ?".Peut-être.
Pour être professeur de philosophie : licence de philosophie ; master de philosophie ; CAPES ou Agrégation.
Voilà la voie la plus classique.
Si tu veux être journaliste, tu peux suivre une autre formation.
Le journalisme passe surtout par la réussite aux concours en école de journalisme à bac +0 ou bac +3. Ce n'est pas une nécessité absolue, mais avec les difficultés que connaît la profession, un diplôme d'une école reconnue est quasiment obligatoire, pour peu que l'on ait un minimum d'ambition. Ce qui est attendu est bien davantage une curiosité personnelle, des capacités d'analyse, une certaine prestance, de la culture générale, qu'une formation particulière. Le cursus avant l'école de journalisme n'a pas tellement d'importance, ce qui compte c'est d'y rentrer.
Dès lors, oui cette licence bi-disciplinaire peut avoir un intérêt ; comme une licence d'histoire, de lettres, d'économie. Regarde les sites des écoles de journalisme les plus cotées, du genre Lille, Strasbourg, Ifj, Sciences Po, tu verras que l'esprit varie d'une école à l'autre.
Pour l'enseignement, une meilleure connaissance de fond de la philosophie peut, si l'effort fourni est suffisant, être l'avantage d'un étudiant de fac sur un étudiant de prépa, en particulier dans des concours où une bonne maîtrise des auteurs est attendue. Du coup si tu y tiens vraiment, une licence de philo entière me paraîtrait plus pertinente.
Dès lors, oui cette licence bi-disciplinaire peut avoir un intérêt ; comme une licence d'histoire, de lettres, d'économie. Regarde les sites des écoles de journalisme les plus cotées, du genre Lille, Strasbourg, Ifj, Sciences Po, tu verras que l'esprit varie d'une école à l'autre.
Pour l'enseignement, une meilleure connaissance de fond de la philosophie peut, si l'effort fourni est suffisant, être l'avantage d'un étudiant de fac sur un étudiant de prépa, en particulier dans des concours où une bonne maîtrise des auteurs est attendue. Du coup si tu y tiens vraiment, une licence de philo entière me paraîtrait plus pertinente.
Bonjour,
Je vous expose ma situation : je suis en terminale es, bon élève, une moyenne générale de 17.26 au première trimestre dans la continuité de mon année de première où j'ai d'ailleurs obtenu d'excellents résultats aux épreuves anticipées (18 à l'écrit de français, 19 à l'oral, 20 en TPE, 15 en sciences).
J'ai depuis toujours entretenu le rêve de devenir professeur, pendant longtemps de lettres, et depuis l'année dernière de philosophie, découverte en première. J'obtiens d'ailleurs de bons résultats dans cette matière. Evidemment la classe préparatoire semble s'imposer. Hélas, je suis atteint d'une maladie provoquant des fatigues soudaines et m'imposant un rythme de vie contraignant, ce qui me faire dire que la classe prépa n'est pas adaptée. Dès lors, la faculté de philosophie m’apparaît comme la seule issue. Celle-ci me fait peur, aux dires de certains, il est quasi impossible d'obtenir le CAPES ou l'agreg de philo venant de l'université.
Tous les avis sont les bienvenus.
Je vous expose ma situation : je suis en terminale es, bon élève, une moyenne générale de 17.26 au première trimestre dans la continuité de mon année de première où j'ai d'ailleurs obtenu d'excellents résultats aux épreuves anticipées (18 à l'écrit de français, 19 à l'oral, 20 en TPE, 15 en sciences).
J'ai depuis toujours entretenu le rêve de devenir professeur, pendant longtemps de lettres, et depuis l'année dernière de philosophie, découverte en première. J'obtiens d'ailleurs de bons résultats dans cette matière. Evidemment la classe préparatoire semble s'imposer. Hélas, je suis atteint d'une maladie provoquant des fatigues soudaines et m'imposant un rythme de vie contraignant, ce qui me faire dire que la classe prépa n'est pas adaptée. Dès lors, la faculté de philosophie m’apparaît comme la seule issue. Celle-ci me fait peur, aux dires de certains, il est quasi impossible d'obtenir le CAPES ou l'agreg de philo venant de l'université.
Tous les avis sont les bienvenus.
Tente la prépa. Si ça ne passe pas, tu feras ton chemin en fac. Dans tous les cas, l'agrégation c'est loin, pas d'inquiétude !
Une très bonne fac de philosophie est l'IPC, et là franchement c'est quasiment toute la promo qui a le CAPES au bout. Les élèves sont en petit nombre et du coup bossent mieux, les profs encadrent bien les élèves. Seulement, comme c'est privé ce n'est pas gratuit…
la prépa n'est en effet pas forcément la meilleur chose si tu as des problèmes de santé… mais qui ne tente rien n'a rien, tu peux toujours essayer et arrêter pour basculer en fac (il y a des équivalences, ce qui fait que tu ne perds pas d'années) Prends conseil auprès de gens qui connaissent la prépa et qui te connaissent aussi, c'est vraiment du cas par cas!
et enfin avoir le CAPES ou l'agrégation de philo en sortant de l'université est tout à fait possible! une des admises du premier coup à l'agrégation l'an dernier avait fait tout son parcours en université, à la Sorbonne.
la prépa n'est en effet pas forcément la meilleur chose si tu as des problèmes de santé… mais qui ne tente rien n'a rien, tu peux toujours essayer et arrêter pour basculer en fac (il y a des équivalences, ce qui fait que tu ne perds pas d'années) Prends conseil auprès de gens qui connaissent la prépa et qui te connaissent aussi, c'est vraiment du cas par cas!
et enfin avoir le CAPES ou l'agrégation de philo en sortant de l'université est tout à fait possible! une des admises du premier coup à l'agrégation l'an dernier avait fait tout son parcours en université, à la Sorbonne.
mchartes a écrit :Une très bonne fac de philosophie est l'IPC, et là franchement c'est quasiment toute la promo qui a le CAPES au bout.D'où tires-tu cela ? L'IPC ne propose aucun master et ne prépare pas aux concours.
Anne, en effet je me suis sans doute mal exprimée…
l'IPC délivre une licence et le master 1, il faut après basculer à la Sorbonne, ou ailleurs pour préparer le CAPES et l'agrégation. Mais, ce que je voulais dire c'est que l'IPC délivre une excellente formation (je n'y suis pas, mais j'y connais du monde qui y est et qui y est passé) qui permet d'obtenir ensuite le CAPES par exemple.
Le mieux est d'aller voir sur leur site, voici le lien pour la page des débouchés de l'IPC:
https://www.ipc-paris.fr/spip.php?article24&lang=fr
l'IPC délivre une licence et le master 1, il faut après basculer à la Sorbonne, ou ailleurs pour préparer le CAPES et l'agrégation. Mais, ce que je voulais dire c'est que l'IPC délivre une excellente formation (je n'y suis pas, mais j'y connais du monde qui y est et qui y est passé) qui permet d'obtenir ensuite le CAPES par exemple.
Le mieux est d'aller voir sur leur site, voici le lien pour la page des débouchés de l'IPC:
https://www.ipc-paris.fr/spip.php?article24&lang=fr
Mon projet ayant mûri, je reviens vers vous. 😀
J'envisage de faire une licence de philosophie l'année prochaine, et si possible sur Paris, avec pour optique de devenir professeur. Mon choix se porte sur Paris I et IV, et éventuellement Paris X qui se targue de posséder des promotions à taille humaine et un encadrement important. En bref, je suis un peu perdu dans mon choix. Par ailleurs, des bi-cursus tels que Philo/socio ou Philo/Sciences-Politiques apparaissent très attrayants. Pour autant ne vaudrait-il mieux pas que je privilégie un parcours purement philosophique ? Par ailleurs, je suis dans l'incertitude complet concernant le principe de sectorisation à l'université.
J'envisage de faire une licence de philosophie l'année prochaine, et si possible sur Paris, avec pour optique de devenir professeur. Mon choix se porte sur Paris I et IV, et éventuellement Paris X qui se targue de posséder des promotions à taille humaine et un encadrement important. En bref, je suis un peu perdu dans mon choix. Par ailleurs, des bi-cursus tels que Philo/socio ou Philo/Sciences-Politiques apparaissent très attrayants. Pour autant ne vaudrait-il mieux pas que je privilégie un parcours purement philosophique ? Par ailleurs, je suis dans l'incertitude complet concernant le principe de sectorisation à l'université.
Bonjour,
Voilà ma situation : étudiant en terminale ES, j'obtiens de bons résultats (une moyenne générale avoisinant les 17), je suis passionné de littérature et de philosophie. Un peu perdu en début sur mon orientation, je souhaite à présent devenir professeur de philosophie.
La prépa semble s'imposer mais je ne me m'y vois absolument pas. Je demande donc une licence de philosophie mais avec la crainte d'échouer au concours et de me retrouver sans rien. Est-ce faisable de faire deux licences (une en philosophie et l'autre en lettres modernes) ?
Voilà ma situation : étudiant en terminale ES, j'obtiens de bons résultats (une moyenne générale avoisinant les 17), je suis passionné de littérature et de philosophie. Un peu perdu en début sur mon orientation, je souhaite à présent devenir professeur de philosophie.
La prépa semble s'imposer mais je ne me m'y vois absolument pas. Je demande donc une licence de philosophie mais avec la crainte d'échouer au concours et de me retrouver sans rien. Est-ce faisable de faire deux licences (une en philosophie et l'autre en lettres modernes) ?
Oui, mais dans ce cas-là, pourquoi ne pas tenter une prépa qui permet de faire les deux disciplines et de choisir dans deux ou trois ans ?
D'autant que si le système de la prépa ne te convient pas, tu peux toujours le quitter après quelques jours.
D'autant que si le système de la prépa ne te convient pas, tu peux toujours le quitter après quelques jours.