Voltaire, L’Ingénu, chapitre 1 - Je m’aperçois, monsieur l’Ingénu, dit le grave bailli…

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous !
J'ai un commentaire à faire sur ce tout petit extrait du chapitre premier de l'Ingénu.
« Je m’aperçois, monsieur l’Ingénu, dit le grave bailli, que vous parlez mieux français qu’il n’appartient à un Huron. — Un Français, dit-il, que nous avions pris dans ma grande jeunesse en Huronie, et pour qui je conçus beaucoup d’amitié, m’enseigna sa langue ; j’apprends très vite ce que je veux apprendre. J’ai trouvé en arrivant à Plymouth un de vos Français réfugiés que vous appelez huguenots, je ne sais pourquoi ; il m’a fait faire quelques progrès dans la connaissance de votre langue ; et dès que j’ai pu m’exprimer intelligiblement, je suis venu voir votre pays, parce que j’aime assez les Français quand ils ne font pas trop de questions. »
L’abbé de Saint-Yves, malgré ce petit avertissement, lui demanda laquelle des trois langues lui plaisait davantage, la huronne, l’anglaise, ou la française. — La huronne, sans contredit, répondit l’Ingénu. — Est-il possible ? s’écria mademoiselle de Kerkabon ; j’avais toujours cru que le français était la plus belle de toutes les langues après le bas-breton. »
Alors ce fut à qui demanderait à l’Ingénu comment on disait en huron du tabac, et il répondait taya ; comment on disait manger, et il répondait essenten. Mademoiselle de Kerkabon voulut absolument savoir comment on disait faire l’amour ; il lui répondit trovander, et soutint, non sans apparence de raison, que ces mots-là valaient bien les mots français et anglais qui leur correspondaient. Trovander parut très joli à tous les convives.
Monsieur le prieur, qui avait dans sa bibliothèque la grammaire huronne dont le révérend Père Sagar Théodat, récollet, fameux missionnaire, lui avait fait présent, sortit de table un moment pour l’aller consulter. Il revint tout haletant de tendresse et de joie ; il reconnut l’Ingénu pour un vrai Huron. On disputa un peu sur la multiplicité des langues, et on convint que, sans l’aventure de la tour de Babel, toute la terre aurait parlé français.
Je pensais faire un première partie sur l'art du dialogue mais je ne sais pas si j'ai assez de choses )à dire.
Pour la deuxième partie, je pensais à la critique de la société française (Église, ethnocentrisme exacerbé des français)

Pourriez-vous me dire ce que vous en pensez ?

Que modifieriez vous ?
Je crois qu'il faut t'en tenir à la critique des moeurs françaises par un étranger comme dans les Lettres persanes de Montesquieu. Ce regard neuf, innocent (Ingénu) est marqué au sceau du bon sens, de la raison, il est le substrat de l'esprit philosophique.
Merci de ta réponse 🙂

Mais comment organiser mon développement ?

Si je fais une partie sur la critique de la société française, quel va être l'axe de réflexion de la deuxième ?
L'art du dialogue pourrait en fait être un exemple : le dialogue permet de captiver le lecteur (posez vous cette question : quel peut être le rôle du dialogue dans un texte ?).
Organise la critique par thèmes.
Montre en quoi le Huron est le porte-parole de Voltaire, un héros philosophique en devenir.
Il y a aussi en filigrane ce débat du Siècle des Lumières entre nature et culture.
Je pensais à cette problématique : Quels sont les objets de la critique de la société française par Voltaire par le biais du personnage de l'Ingénu ?

Est-elle trop fermée, trop restrictive ?
Surtout, ce n'est pas une problématique du tout.
Ce n'est qu'une question filandreuse.

Voltaire, dans ce texte, oppose nature et culture, et conduit le lecteur à conclure que la nature est une forme supérieure de culture.
D'où la problématique : la nature est-elle une culture ?
Il faut reprendre la formulation.
Comment Voltaire adresse-t-il des critiques amusées contre la société française lors de la première rencontre avec l'Ingénu ?
Si nous accordions nos violons, au lieu de nous contredire ?
Bonjour, je suis dois faire un commentaire sur un extrait de l'Ingénu de Voltaire:

[même texte]

Je trouve très peu de choses à dire. Pouvez-vous m'aider s'il vous plait?