Bonjour,
J'ai uniquement besoin d'aide pour trouver le plan de ma question de corpus à savoir:
Comment la mort est mise en scène dans chaque document? Analysez l'utilisation de l'espace, des objets ou d'autres éléments visuels et sonores.
J'ai déjà analysé le contenu de chaque texte.
Ma première idée de plan:
I. Une preuve d'amour ultime par le suicide.
II. La fatalité de la mort.
III. Une mise en scène tragique.
Toutefois je m'aperçois que le II. et III. serait plutôt dans une même partie puisque ici c'est de la mise en scene que l'on parle. Alors, je ne trouve pas de 2eme partie qui ne soit pas "hors-sujet".
Merci d'avance de votre aide.
voici les documents:
William SHAKESPEARE, ROMÉO ET JULIETTE
Image de Cyrano allongé sur le sol avec Roxane à son chevet.
J'ai uniquement besoin d'aide pour trouver le plan de ma question de corpus à savoir:
Comment la mort est mise en scène dans chaque document? Analysez l'utilisation de l'espace, des objets ou d'autres éléments visuels et sonores.
J'ai déjà analysé le contenu de chaque texte.
Ma première idée de plan:
I. Une preuve d'amour ultime par le suicide.
II. La fatalité de la mort.
III. Une mise en scène tragique.
Toutefois je m'aperçois que le II. et III. serait plutôt dans une même partie puisque ici c'est de la mise en scene que l'on parle. Alors, je ne trouve pas de 2eme partie qui ne soit pas "hors-sujet".
Merci d'avance de votre aide.
voici les documents:
William SHAKESPEARE, ROMÉO ET JULIETTE
ACTE 5 SCENE 3VICTOR HUGO, RUY BLAS
LAURENCE, allant vers le tombeau. - Roméo ! (Dirigeant la lumière de sa lanterne sur l'entrée du tombeau. ) Hélas ! hélas ! quel est ce sang qui tache le seuil de pierre de ce sépulcre ?
Pourquoi ces épées abandonnées et sanglantes projettent-elles leur sinistre lueur sur ce lieu de paix ? (Il entre dans le monument. ) Roméo ! Oh ! qu'il est pâle !… Quel est cet autre ?
Quoi, Pâris aussi ! baigné dans son sang ! Oh ! quelle heure cruelle est donc coupable de cette lamentable catastrophe ?… (Éclairant Juliette. ) Elle remue ! (Juliette s'éveille et se soulève.)
JULIETTE. - ô frère charitable, où est mon seigneur ? Je me rappelle bien en quel lieu je dois être : m'y voici… Mais où est Roméo ? (Rumeur au loin. )
LAURENCE. - J'entends du bruit… Ma fille, quitte ce nid de mort, de contagion, de sommeil contre nature. Un pouvoir au-dessus de nos contradictions a déconcerté nos plans. Viens, viens, partons ! Ton mari est là gisant sur ton sein, et voici Pâris. Viens, je te placerai dans une communauté de saintes religieuses ; pas de questions ! le guet arrive… Allons, viens, chère Juliette. (La rumeur se rapproche.) Je n'ose rester plus longtemps. (Il sort du tombeau et disparaît. )
JULIETTE. - Va, sors d'ici, Car je ne m'en irai pas, mais. Qu'est ceci ? Une coupe qu'étreint la main de mon bien-aimé ? C'est le poison, je le vois, qui a causé sa fin prématurée. L'égoïste ! il a tout bu ! il n'a pas laissé une goutte amie pour m'aider à le rejoindre ! Je veux baiser tes lèvres : peut-être y trouverai-je un reste de poison dont le baume me fera mourir… (Elle l'embrasse. ) Tes lèvres sont chaudes !
PREMIER GARDE, derrière le théâtre. - Conduis-nous, page… De quel côté ?
JULIETTE. - Oui, du bruit ! Hâtons-nous donc ! (Saisissant le poignard de Roméo.) ô heureux poignard ! voici ton fourreau… (Elle se happe.) Rouille-toi là et laisse-moi mourir ! (Elle tombe sur le corps de Roméo et expire. )
ACTE V SCENE 4MOLIERE, DOM JUAN
La Reine.
Que voulez-vous ?
Ruy Blas, joignant les mains.
Que vous me pardonniez, madame !
La Reine.
Jamais.
Ruy Blas.
Jamais !
Il se lève et marche lentement vers la table.
Bien sûr ?
La Reine.
Non, jamais !
Ruy Blas.
Il prend la fiole posée sur la table, la porte à ses lèvres et la vide d'un trait.
Triste flamme,
Éteins-toi !
La Reine, se levant et courant à lui.
Que fait-il ?
Ruy Blas, posant la fiole.
Rien. Mes maux sont finis.
Rien. Vous me maudissez, et moi je vous bénis.
Voilà tout.
La Reine, éperdue.
Don César !
Ruy Blas.
Quand je pense, pauvre ange,
Que vous m'avez aimé !
La Reine.
Quel est ce philtre étrange ?
Qu'avez-vous fait ? Dis-moi ! Réponds-moi ! Parle-moi !
César ! Je te pardonne et t'aime, et je te croi !
Ruy Blas.
Je m'appelle Ruy Blas.
La Reine, l'entourant de ses bras.
Ruy Blas, je vous pardonne !
Mais qu'avez-vous fait là ? Parle, je te l'ordonne !
Ce n'est pas du poison, cette affreuse liqueur ?
Dis ?
Ruy Blas.
Si ! C'est du poison. Mais j'ai la joie au cœur.
Tenant la reine embrassée et levant les yeux au ciel.
Permettez, ô mon Dieu, justice souveraine,
Que ce pauvre laquais bénisse cette reine,
Car elle a consolé mon cœur crucifié,
Vivant, par son amour, mourant, par sa pitié !
La Reine.
Du poison ! Dieu ! C'est moi qui l'ai tué ! – je t'aime !
Si j'avais pardonné ? …
Ruy Blas, défaillant.
J'aurais agi de même.
Sa voix s'éteint. La reine le soutient dans ses bras.
Je ne pouvais plus vivre. Adieu !
Montrant la porte.
Fuyez d'ici !
– Tout restera secret. – je meurs.
Il tombe.
La Reine, se jetant sur son corps.
Ruy Blas !
Ruy Blas, qui allait mourir, se réveille à son nom prononcé par la reine.
Merci !
ACTE VCYRANO DE BERGERAC mise en scene de JEROME DE SAVARY
Scène 5
Dom Juan, un spectre en femme voilée, Sganarelle.
Le Spectre, en femme voilée
Dom Juan n’a plus qu’un moment à pouvoir profiter de la miséricorde du Ciel ; et s’il ne se repent ici, sa perte est résolue.
Sganarelle
Entendez-vous, Monsieur ?
Dom Juan
Qui ose tenir ces paroles ? Je crois connaître cette voix.
Sganarelle
Ah ! Monsieur, c’est un spectre : je le reconnais au marcher.
Dom Juan
Spectre, fantôme, ou diable, je veux voir ce que c’est.
Le Spectre change de figure, et représente le temps avec sa faux à la main.
Sganarelle
Ô Ciel ! voyez-vous, Monsieur, ce changement de figure ?
Dom Juan
Non, non, rien n’est capable de m’imprimer de la terreur, et je veux éprouver avec mon épée si c’est un corps ou un esprit.
Le Spectre s’envole dans le temps que Dom Juan le veut frapper.
Sganarelle
Ah ! Monsieur, rendez-vous à tant de preuves, et jetez-vous vite dans le repentir.
Dom Juan
Non, non, il ne sera pas dit, quoi qu’il arrive, que je sois capable de me repentir. Allons, suis-moi.
Scène 6
La statue, Dom Juan, Sganarelle.
La Statue
Arrêtez, Dom Juan : vous m’avez hier donné parole de venir manger avec moi.
Dom Juan
Oui. Où faut-il aller ?
La Statue
Donnez-moi la main.
Dom Juan
La voilà.
La Statue
Dom Juan, l’endurcissement au péché traîne une mort funeste, et les grâces du Ciel que l’on renvoie ouvrent un chemin à sa foudre.
Dom Juan
Ô Ciel ! que sens-je ? Un feu invisible me brûle, je n’en puis plus, et tout mon corps devient un brasier ardent. Ah !
Le tonnerre tombe avec un grand bruit et de grands éclairs sur Dom Juan ; la terre s’ouvre et l’abîme ; et il sort de grands feux de l’endroit où il est tombé.
Sganarelle
Ah ! mes gages ! mes gages ! Voilà par sa mort un chacun satisfait : Ciel offensé, lois violées, filles séduites, familles déshonorées, parents outragés, femmes mises à mal, maris poussés à bout, tout le monde est content. Il n’y a que moi seul de malheureux. Mes gages ! Mes gages ! Mes gages !
Image de Cyrano allongé sur le sol avec Roxane à son chevet.



