Bonjour à vous tous,
J'ai quelques qustions sur les temps de verbe à vous poser, comme ci-desssous:
Texte 1.
Or à ce moment, l'anoblissement était une faveur rare et difficile à obtenir […] Citois, médecin de Richelieu, demandera longtemps et de façon importune au cardinal de le faire anoblir et ne l'obtiendra pas. (E. Herriot)
Pourquoi on utilise le futur simple dans une événement du passé? Quel est le rôle du future simple dans ce petit texte?
Phrase 1
En 1822 Pasteur naissait à Dole.
Phrase 2
Je naquis le 22 novembre 1869.
En général, on utilise le passé composé du verbe "naitre" pour définir une action déjà accomplie. Je voudrais savoir les rôles des temps "imparfait" et "passé simple" dans ces deux phrases. Et quelle est la différence entre ces deux formes de " naîtres"?
Merci en avance.
Or à ce moment, l'anoblissement était une faveur rare et difficile à obtenir […] Citois, médecin de Richelieu, demandera longtemps et de façon importune au cardinal de le faire anoblir et ne l'obtiendra pas. (E. Herriot)
Ce
futur d'anticipation (ou futur historique) dans ce récit au passé sert à évoquer une conséquence de l'état de fait évoqué précédémment à l'imparfait.
Je naquis le 22 novembre 1869.
Le
passé simple exprime ici, comme très souvent, un simple fait ponctuel du passé.
En 1822 Pasteur naissait à Dôle.
Emploi très particulier de l'imparfait. C'est un
imparfait narratif (ou imparfait historique). Même s'il s'agit là aussi d'un fait ponctuel du passé, l'emploi de l'imparfait suggère qu'il s'agit d'un évènement qui aura des conséquences importantes par la suite.
Bonjour.
Les temps des verbes me laissent perplexe. Voici un extrait des Confessions de Rousseau.
Après un déjeuner d’excellentes figues, je pris un guide, et j’allai voir le pont du Gard. C’était le premier ouvrage des Romains que j’eusse vu. Je m’attendais à voir un monument digne des mains qui l’avaient construit. Pour le coup l’objet passa mon attente ; et ce fut la seule fois en ma vie. Il n’appartenait qu’aux Romains de produire cet effet. L’aspect de ce simple et noble ouvrage me frappa d’autant plus qu’il est au milieu d’un désert où le silence et la solitude rendent l’objet plus frappant et l’admiration plus vive, car ce prétendu pont n’était qu’un aqueduc.
1. Comment différencie-on entre "ce fut" et "c'était"? Il me semble que "c'était la seule fois en ma vie" marche bien.
2. Est-il convenable de dire "je m'étais attendu à voir…" car l'auteur avait voulu voir le pont du Gard avant cette marche?
3. A propos du présent dans cette phrase "…d'autant plus qu'il est au milieu d'un désert…" Comment sait-on quand utiliser le présent dans un contexte de passé? Si j'écris en me servant de l'imparfait ("d'autant plus qu'il était au milieu…"), ça marche?
Merci beaucoup!
1. Comment différencie-on entre "ce fut" et "c'était"? Il me semble que "c'était la seule fois en ma vie" marche bien.
C'était le premier ouvrage… "Toile de fond" descriptive.
Ce fut la seule fois en ma vie : fait précis, ponctuel, de cette visite, qui renvoie à cet évènement ponctuel :
"L'objet passa mon attente"3. A propos du présent dans cette phrase "…d'autant plus qu'il est au milieu d'un désert…" Comment sait-on quand utiliser le présent dans un contexte de passé? Si j'écris en me servant de l'imparfait ("d'autant plus qu'il était au milieu…"), ça marche.
La stricte concordance des temps conduirait effectivement à employer l'imparfait.
Mais ici, le présent est admissible parce qu'il s'agit de "vérités générales" à propos de ce pont qui restent valables à toutes les époques : il est toujours au milieu d'un désert, et cela rend toujours l'objet plus frappant.
Boujour Jehan
Merci de votre aide. J'aime ce forum!
J'ai toutefois d'autres questions:
1. surtout sur l'imparfait:
En 1822, Pasteur naissait à Dole, petite ville du Jura. Son enfance fut studieuse, etc.
D'après moi, "son enfance était studieuse", parce que c'est la toile de fond descriptive, n'est-ce pas? En effet, je ne puis comprendre le fait que
être peut être ponctuel.
2. une question sur l'antériorité:
Il t'a prêté cette somme; il le pouvait bien, après les services que tu lui as rendus.
L'action de lui rendre les services est évidemment antérieure dans le passé à celle de "te" prêter cette somme. Donc, pourquoi pas dire "
après les services que tu lui avais rendus"?
Merci!
En 1822, Pasteur naissait à Dole, petite ville du Jura. Son enfance fut studieuse, etc.
D'après moi, "son enfance était studieuse", parce que c'est la toile de fond descriptive, n'est-ce pas? En effet, je ne puis comprendre le fait que être peut être ponctuel.
Une remarque tout d'abord : l'imparfait
naissait employé ici, lui n'a rien de descriptif.
C'est en effet un fait ponctuel survenu à une date précise, et qui ne s'inscrit pas dans la durée ou l'habitude. On aurait très bien pu écrire
Pasteur naquit à Dole en 1822.
Il s'agit ici d'un "imparfait narratif" souvent utilisé dans les narrations historiques pour signaler un évènement important.
Le passé simple, lui, convient lorsque que le fait passé est délimité dans le temps, ce qui n'est pas forcément ponctuel. Ici, la période délimitée est l'enfance, qui
fut studieuse du début à la fin.
Il t'a prêté cette somme; il le pouvait bien, après les services que tu lui as rendus.
L'action de lui rendre les services est évidemment antérieure dans le passé à celle de "te" prêter cette somme. Donc, pourquoi pas dire "après les services que tu lui avais rendus"?
Parce que l'antériorité d'une action par rapport à l'autre est déjà indiquée d'une manière évidente par
après que…Merci Jehan
Tout est clair sauf votre dernière phrase:
Parce que l'antériorité d'une action par rapport à l'autre est déjà indiquée d'une manière évidente par après que..
La structure "après que", si je ne m'abuse, oblige l'emploi de l'antériorité:
Je partirai après que j'aurai fini.
Donc je ne crois pas que "après que" seul peut indiquer l'antériorité.
Précisez-vous, s'il vous plaît?
Merci!