Il s'agit de la pièce "Incendies" de Wajdi Mouawad, je bloque depuis plus d'une heure sur le registre..
Pour le contexte, Nawal, la mère de Simon est Jeanne est décedée après être restée des années dans un profond silence. Lors de l'ouverture du testament, les deux jumeaux aprennent qu'ils doivent retrouver leur père qu'ils croyaient mort ainsi que leur frère dont ils ne soupconnaient pas l'existence pour leur remettre une lettre à chacun. Ils vont découvrir que le père et le frère est en fait la même personne. Car Nawal a eu un enfant qui lui a été pris, puis, plus tard, sans savoir qu'elle était sa mère, l'enfant devenu grand l'a violée. Donc il est le père de Jeanne et Simon mais aussi leur frère, Vous suivez ? 🆒
La les deux jumeaux ouvrent la lettre qu'ils devaient lire une fois qu'ils avaient rempli leur devoir.
" Simon est ce que tu pleures ?
Si tu pleures ne sèches pas tes larmes car je ne sècherai pas les miennes.
L'enfance est un couteau planté dans la gorge
Et tu as su le retirer
a présent il faut réapprendre à avaler sa salive
C'est un geste parfois très courageux.
Avaler sa salive.
A présent il faut reconstruire l'histoire.
L'histoire est en miettes
Doucement
Consoler chaque morceau
doucement
Guérir chaque souvenir
doucement
bercer chaque image.
Jeanne,
Est ce que tu souris ?
Si tu souris ne retiens pas ton rire
car je ne retiens pas le mien
C'est le rire de la colère
celui des femmes marchant côte à côte
je t'aurais appelée Sawda
Mais ce prénom encore dans son épellation
Dans chacune de ses lettres
Est une blessure béante au fond de mon coeur
Souris Jeanne, souris
Notre famille,
Les femmes de notre famille, nous sommes engluées dans la colère
J'ai été en colere contre ma mère
tout comme tu es en colère contre moi
(…)
Jeanne Simon,
Ou commence votre histoire ?
A votre naissance ?
Alors elle commence dans l'horreur
A la naissance de votre père ?
Alors c'est une grande histoire d'amour.
Mais en remontant plus loin
Peut être que l'on découvrira que cette histoire d'amour
Prend sa source dans le sang, le viol
Et qu'a son tour
Les sanguinaire et le violeur
Tient son origine dans l'amour
Alors,
Lorsque l'on vous demandera votre histoire,
dites que votre histoire, son origine,
remonte au jour ou une jeune fille
Revint à son village natal pour y graver le nom de sa grand mère Nazira sur sa tombe
La commence l'histoire.
Jeanne, Simon,
pourquoi ne pas vous avoir parlé ?
Il y a des verités qui ne peuvent être revelées qu'a condition d'être découvertes
Vous avez ouvert l'enveloppe, vous avez brisé le silence
Gravez mon nom sur la pierre
et posez la pierre sur ma tombe
Votre mère."
Simon : Jeanne, fais moi encore entendre son silence.
Jeanne et Simon écoutent le silence de leur mère. Pluie torrentielle.
J'hésite entre le registre tragique et pathétique. Et, en passant, je dois faire un commentaire sur ce texte, pensez vous que mon plan tient la route ?
I. Une lettre bouleversante.
II. Le registre (?)
III. Un tournant dans la vie de Jeanne et Simon
Merci à ceux qui auront eu le courage de lire !
Ne jamais faire une partie sur le registre : il doit servir d'exemple. Le registre (…) permet de souligner ceci.
Votre II registre serait pourrait peut-être être intégrer dans votre grand I.
Je serais d'avis que vous complétiez votre message en ajoutant vos sous parties, vos exemples ainsi que vos arguments.
Merci.
Oui, je vais insérer le registre (que je ne connais toujours pas..) dans la première partie.
I. La déclaration libératrice de Nawal
1. Une déclaration
Aveu, registre ( ?) qui amplifie l’aspect capital, officiel : notaire qui vient livrer la lettre aux jumeaux. Aspect solennel. « Voici la lettre. »
2. Sous forme de poème
Répétitions, retours à la ligne, registre lyrique, mots qui parlent d’émotions et de sentiments
3. Qui est une libération pour elle et ses enfants
Les enfants sont soulagés qu’elle leur dise enfin tout malgré qu’elle ne soit plus là. Elle pose beaucoup de questions, à elle-même, à ses enfants. (exemple de questions)
TRANSITION VERS II
I. Qui bouleverse l’existence de ses enfants
1. Un dialogue entre elle et chacun de ses enfants
Une fois Simon une fois Jeanne. Parfois les deux. Elle leur donne des conseils (influence sur la vie future). Citations de conseils
2. Distinctions entre les deux
Comparaison. Jeanne sourit, Simon pleure.
3. Rôle dans la vie future des jumeaux
Conclusion avec ouverture sur l’avenir de Jeanne et Simon.
C'est un peu brouillon pour le moment. Pensez vous que ce plan soit correct ?
Le plan me semble pas mal mais je pense que vos exemples ne sont pas assez développé. Il faut plus de matière (même pour un commentaire).
Oui, je trouve aussi. Il faut que j'insère plus d'exemples précis et des citations, il me reste du boulot ! Merci encore de prendre le temps de me répondre 🙂
Je suis vraiment desolée d'insister, mais si quelq'un pouvait m'éclairer au sujet du registre, ça ne serait pas de refus, j'en ai besoin pour avancer la première partie. Pour vous, tragique ou pathétique ?
Les personnes sont-ils pitoyables ? Avez vous "mal" pour eux ?
Non elles ne sont pas réellement pitoyables, mais je trouve qu'on éprouve quand même de la peine pour eux. Ils ont été privé de l'amour de leur mère parce qu'ils étaient dans l'ignorance. Maintenant qu'ils savent, ils regrettent qu'elle ne soit plus là, ils n'éprouvent plus de haine envers elle, mais de l'amour de l'admiration. Mais ça peut aussi être tragique car l'issue est fatale à Nawal, l'héroine. On ne peut modifier le cours des évenements.
Et bien à mon avis pathétique !
Je suis actuellement en train de rédiger un commentaire sur une oeuvre et je voudrais, dans un de mes axes parler des figures de rhétorique, malheureusement je bloque sur certaines. Pour vous est ce que : "Consoler chaque morceau", "Guérir chaque souvenir", "Bercer chaque image" sont des personnifications ?
Je pense que oui car les verbes employés sont normalement utilisés avec une personne et possedent des caractéristiques humaines
Oui, c'est ce que je pensais aussi mais j'avais un doute, merci !
Bonjour !
Peux-tu me dire quelle était la problématique de ton commentaire ?
Je ne veux pas recopier, juste un exemple car je ne fais pas de commentaire sur cette section mais sur la section 36 "Lettre au père" et donc avoir un exemple de plan et problématique m'aiderait vraiment beaucoup… 🙂
Merci ! 🙂
Bonjour, j'ai également un gros souci pour faire un plan sur Incendies. J'ai un oral Lundi avec cette problématique "Quel rôle joue le récit dans cette scène?"
C'est la scène 19 "les pelouses de banlieue" et je suis incapable de trouver un plan.
Je recherche un tout petit peu d'aide qui pourrait me mettre sur la voix, merci d'avance 🙂
Bonjour.
J'ai passé mon oral blanc Mardi dernier et j'ai été incapable de faire un plan, problème de stress…ect
Du coup ma professeur de français m'a dis de préparer l'oral chez moi pour avoir plus confiance et bien me préparer.
Ma problématique est "Quel rôle joue le récit dans cette scène ?" J'ai déjà commencé à écrire mon oral mais impossible de comprendre vraiment ma problématique, ce qui m’empêche de faire mes axes et donc ma conclusion.. Si quelqu'un aurait la gentillesse de m'aider sur le sens de ma problématique cela m'aiderait beaucoup et si possible me dire ce qui va ou va pas sur mon intro. Merci beaucoup d'avance 🙂
Ce que j'ai déjà commencé à faire :
Pour commencer, Incendies est une pièce de théâtre écrite par Wajdi Mouawad en 2003. C'est le deuxième volet de la tétralogie « le sang des promesses ». Wajdi Mouawad est né au Liban en 1968. C'est un auteur, metteur en scène et comédien.
Incendies est une pièce basée sur la mort de Nawal Marwan. Lors de son testament, ses deux jumeaux Jeanne et Simon, son présent chez le notaire Hermile Lebel. Mais en plus de signer les papiers ils ont pour mission de retrouver leur père et leur frère pour alors inconnu. La pièce est organisé autour du voyage des enfants entre le Canada et le Liban mais aussi avec des flash-back antérieur sur la vie de Nawal.
Le texte que je vais analyser est la scène 19 qui s'intitule « les pelouses de banlieue ». Dans cette extrait Jeanne et Simon sont dans le Jardin d'hermile pour signer les derniers papiers. Dans leur discussion, Hermile mentionne la phobie de Nawal des autobus. Jeanne veut alors savoir pourquoi elle a cette phobie et questionne Hermile, il en raconte ce qu'il sait puis Nawal à l'aide d'un flash-back nous raconte la vraie version de sa phobie.
La problématique que vous m'avez posé est « Quel rôle joue le récit dans cette scène ? » On peut étudier ce texte selon 3 perspectives. Tout d'abord en comparant les deux récits. Ensuite en analysant la vision d'horreur (axes non trouvé)
I les deux récits
On peux constater deux récit dans cette extrait, tout d'abord celui de Lebel. Sont récit est court au passé composé qui est le temps de l'oral. Il est divisé en quatre parties contrairement au deuxième récit qui est celui de Nawal. Le sien est un monologue à la première personne en focalisation interne ce qui permet de souligner les émotions. Dans son récit, elle évoque les personnes du bus. Elle nous fait le témoignage d'une expérience traumatisante qui se traduit par des points d'exclamations et des répétitions (flambé, fondu) Le récit de Nawal nous met face à l'horreur de la guerre cive.il en nous racontant la scène de manière si vivante que le spectateur/lecteur à l'impression de la vivre
le texte étudié:
Jeanne: Qu'est-ce qu'elle vous a dit exactement au sujet de l'autobus ?
Simon: Tu vas faire quoi ? Fuck ! tu vas aller le trouver où ?
Jeanne: Qu'est-ce qu'elle vous à dit ?
Sawda: (hurlant) Nawal !
Simon: Laisse tomber l'autobus et réponds-moi ! Tu vas le trouver où ?
Bruit de marteaux-piqueurs
Jeanne: Qu'est- ce qu'elle vous a raconté ?
Sawda: Nawal !
Hermile Lebel: ellle m'a raconté qu'elle venait d'arriver dans une ville…
Sawda (à Jeanne) : Vous n'avez pas vu une jeune fille qui s'appelle Nawal ?
Hermile Lebel : Un autobus est passé devant elle…
Sawda : Nawal !
Hermile Lebel : Bondé de monde !
Sawda : Nawal !!
Hermile Lebel : Des hommes sont arrivés en courant, ils ont bloqué l'autobus, ils l'ont aspergé d'essence et puis d'autres hommes sont arrivés avec des mitraillettes et…
longue séquence de bruits de marteaux-piqueurs qui couvrent entièrement la voix d'hermile Lebel. Les arrosoirs crachent du sang et inondent tout. Jeanne s'en va.
Nawal : Sawda !
Simon : Jeanne ! Jeanne, reviens !
Nawal : J'étais dans l'autobus sawda, j'étais avec eux ! Quand ils nous ont arrosés d'essence j'ai hurlé : "je ne suis pas du camp, je ne suis pas une réfugiée du camp, je suis comme vous, je cherche mon enfant qu'ils m'ont enlevé !" Alors ils m'ont laissée descendre, et après, après, ils ont tiré, et d'un coup, d'un coup vraiment, l'autobus a flambé, il a flambé avec tous ceux qu'il y avait dedans, il a flambé avec les vieux, les enfants, les femmes, tout ! Une femme essayait de sortir par la fenêtre, mais les soldats luiont tiré dessus, et elle est restée comme ça, à cheval sur le bord de la fenêtre, son enfant dans ses bras au milieu du feu et sa peau a dondu, et la peau de l'enfant a fondu et tout a fondu et tout le monde a brulé ! Il n'y a plus de temps, Sawda. Il n'y a plus de temps. Le temps est une poule à qui on a tranché la tête, le temps court comme un fou, à droite à gauche et nous noie.
Simon (au téléphone) : Jeanne ! Jeanne, je n'ai plus que toi. Jeanne, tu n'as plus moi. On n'a plus le choix que d'oublier ! Rappelle-moi, Jeanne, rappelle-moi !
L'intro me semble bonne (je parle sans connaissances sur l'oeuvre en question), juste un nota bene tatillon, "baser sur" n'est pas correct, privilégiez "fonder sur".
En revanche il vous faut un bon plan. Demandez-vous à quoi sert le récit (déjà est-ce que le sens de "récit" est clair pour vous?)
attention, votre texte est du théâtre (dialogue)
Justement je comprends pas ce que veut dire le mot récit, donc ça me bloque.
un récit, c'est une histoire racontée (le bus en l'occurence)
attention à ne pas confondre avec la "narration" qui est la manière de raconter.
Ici il n'y a pas deux récits. Il y a un dialogue (la narration) de théâtre entre des personnages qui racontent ce qui s'est passé pour les passagers du bus (l'histoire, le récit)