Parvenez-vous à lire Proust ?

Littérature

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Je découvre un nouveau fil - en rapport avec le présent fil ?> @""#p Cette discussion a été créée à partir de réponses séparées de : Proust, Du côté de chez Swann - Les vertèbres sur le front de la Tante Léonie.

Pas spécialement…

> @""#p532623 Je vais être tout à fait honnête : sur deux cents pages lues, l'une m'a arraché un sourire, celle où Proust décrit avec talent un copieux repas de Province.

Il est évident que c'est « très bien » écrit - mais jusqu'à quel point le « très bien » sert-il la cause d'une histoire ou d'une réflexion ?

Mon opinion n'a certes aucune valeur, mais j'avoue avoir été étonné : alors que j'avais lu ces dix dernières années des centaines de classiques - dont certains parfois ardus, parfois fastidieux -, aucun n'avait procuré chez moi un tel ennui, une telle absence de réaction ou d'un quelconque intérêt. Il serait fâcheux que sur un forum où nous sommes là pour nous exprimer, vous soyez le seul à ne pas avoir le droit de donner votre opinion. C’est un reproche fait à Proust, d’être un joli papillon virevoltant, avec des jolies couleurs, mais qui tournicote pour ne pas dire grand chose à la fin. De la beauté sans force, comme dirait l’autre. J’ai un avis entièrement opposé à cette vue. Je ne suis pas un très bon connaisseur de la littérature contemporaine (1) je connais mieux la philosophie, où Proust est une référence constante et fait quasiment figure de lecture obligée, certains, comme Deleuze par exemple, lui consacrant des livres entiers. Probablement l’auteur ou un des auteurs les plus cités, et ce qui n’est pas difficile, il n’y a pas besoin de forcer le texte ou de surinterpréter, ce qu’il y a d’intelligent et de profond est dit explicitement. Et c’est un très bon professeur. Une expérience que j’ai faite plusieurs fois avec des connaissances (amis ou famille) que j’avais tenues je le confessse, dans une piètre estime sur le plan intellectuel : je les ai vu se mettre à lire la Recherche, et non seulement comprendre mais me sortir des trucs qui m’ont mis un peu sur le flanc et conduit à réviser mon opinion erronée sur leur cas, et sur le mien par la même occasion. (1) En même temps, je ne vois pas comment Modiano ou 20 autres pourraient exister sans Proust, je dis ça je dis rien. Il y a quand même un moment où il faut une reconnaissance du ventre minimale. Cette remarque ne concerne pas Modiano, qui est très clair sur sa dette.

Voir ici aussi :

@""#p Cette discussion a été créée à partir de réponses séparées de : Proust, Du côté de chez Swann - Les vertèbres sur le front de la Tante Léonie.

On peut ne pas aimer Proust. Exemples : Anatole France; Sigmund Freud, Ewelyn Waugh, Alfred Humblot, François Mauriac, D.H Lawrence, James Joyce, Paul Claudel, Aldous Huxley.

Sources : le numéro spécial hors-série du magazine Philosophie (janvier-février 2013).

On peut ne pas aimer Proust

Encore heureux que l’on puisse ne pas aimer Proust….et bien d’autres monuments de la littérature à propos desquels nos professeurs ont reçu pour mission de nous faire culpabiliser si l’on avait l’effronterie d’y être réfractaire.

@fandixhuit

J’ignorais pour Freud et ça m’étonne, non qu’il n’aime pas, mais qu’il connaisse. Ceci dit, la culture de Freud est quelque chose de très impressionnant. Pour France, je crois que Proust l’admirait… pas réciproque apparemment. Les autres ne le sous-estiment pas mais le détestent, en effet, on peut ajouter Céline à cette liste….