Beckett, En attendant Godot - Endroit délicieux…

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour

Je suis en seconde, j'ai un peu de mal à avoir des notes brillantes en français (étant plus "scientifique" ) 😜,mais dois tout de même faire un commentaire de texte en deux axes sur un passage de "En attendant Godot" 😜, situé quelques pages après le début, où, devant l'absence de Godot, les deux personnages en viennent à douter du lieu et de la date du rendez-vous avec celui-ci ( "Endroit délicieux […] je peux me tromper, taisons nous un peu, tu veux ?")

Notre professeur nous propose "d'étudier les mélanges des genres et des registres, puis de justifier son appartenance au théâtre de l'absurde."

Je pense avoir trouvé ( à peu près) mon axe sur le théâtre de l'absurde (où je cite en fait les caractéristiques du texte, et du théâtre de l'absurde ), mais je sèche sur le "mélange des genres et registres" ?!! je ne vois pas pas du tout de quoi il peut s'agir, étant donné le texte, qui parait assez "pauvre" 😮?

Voici mon second axe ( caractéristiques du theatre de l'absurde)

=> "En attendant Godot" appartient bien au théâtre de l'absurde :
→ Par "l'absurdité des situations et la destructuration du langage" ( les deux hommes attendent un personnage qui n'existe peut être pas, doutent du lieu, de la date du rendez-vous + exp = les deux personnages en viennent à se disputer pour savoir si l'arbre qu'il voient est un arbrisseau ou un arbuste, etc….)

→ Les personnages sont plongés dans un monde qui ne peut ni répondre à leurs questions, ni satisfaire leurs désirs ( attente eternelle de Godot…. Godot existe t-il ? etc…)

→ Ce texte montre des personnages dont l'exsitence est dénuée de signification, et met en scène la "déraison du monde"
( les personnages sont des clochards qui attendent, au bord d'une route, un certain Godot, qu'ils ne connaissent même pas, et dont ils doutent de l'existence )

( + à placer je ne sais pas trop où : le nom de Godot lui même, le mélange du mot anglais « God- » et du suffixe français populaire « -ot », qui donne cette dimension plus "métaphysique" à la pièce )


Pourriez vous m'indiquer comment construire mon premier axe, et les modifications éventuelles à apporter au second ?

Merci par avance 😀

Guillaume
Estragon
–Endroit délicieux. ( Il se retourne, avance jusqu'à la rampe, regarde vers le public ) aspects riants ( il se tourne vers Vladimir ) Allons nous en


Vladimir
– On ne peut pas


Estragon
Pourquoi ?


Vladimir
On attend godot


Estragon
c’est vrai ( un temps ) Tu es sur que c’est ici ?


Vladimir
Quoi ?


Estragon
Qu’il faut attendre.


Vladimir
Il a dit devant l’arbre ( Ils regardent l’arbre ). Tu en vois d’autres ?


Estragon
qu’est ce que c’est ?


Vladimir
on dirait un saule.


Estragon
Où sont les feuilles ?


Vladimir
Il doit être mort


Estragon
Finis les pleurs.


Vladimir
A moins que ce ne soit pas la saison.


Estragon
Ce ne serait pas plutôt un arbrisseau ?


Vladimir
Un arbuste


Estragon
Un arbrisseau



Vladimir
Un… ( Il se reprend ). Qu’est ce que tu veux insinuer ? Qu’on s’est trompé d’endroit ?


Estragon
Il devrait être là.


Vladimir
Il n'a pas dit ferme qu'il viendrait.


Estragon
Et s'il ne vient pas ?


Vladimir
Nous reviendrons demain.


Estragon
Et puis après demain.


Vladimir
Peut-être.


Estragon
Et ainsi de suite.


Vladimir
C'est à dire…


Estragon
Jusqu'à ce qu'il vienne ?


Vladimir
Tu es impitoyable.


Estragon
Nous sommes déjà venus hier.


Vladimir
Ah non, là tu te goures.


Estragon
Qu'est-ce que nous avons fait hier ?


Vladimir
Ce que nous avons fait hier ?


Estragon
Oui.


Vladimir
Ma foi… (se fâchant) Pour jeter le doute, à toi le pompon.


Estragon
Pour moi, nous étions ici.


Vladimir
( regard circulaire ) L'endroit te semble familier ?


Estragon
Je ne dis pas ça.


Vladimir
Alors ?


Estragon
Ca n’empeche pas


Vladimir
Tout de même…. Cet arbre…. ( se tournant vers le public ) Cette tourbière…


Estragon
Ca n'empêche pas. Tu es sûr que c'était ce soir.


Vladimir
Quoi ?


Estragon
Qu'il fallait attendre ?


Vladimir
Il a dit samedi ( un temps) . Il me semble.


Estragon
Après le turbin. (Chante)


Vladimir
J'ai du le noter. (fouille dans ses poches, archibondées de saletés de toutes sortes )


Estragon
Mais quel samedi ? Et sommes-nous samedi ? Ne serait-on pas plutôt dimanche ? ou lundi ? ou Vendredi ?


Vladimir
( regardant avec affolement autour de lui si la date était inscrite dans le paysage ) Ce n'est pas possible.


Estragon
Ou jeudi.



Vladimir
Comment faire ?


Estragon
S'il s'est dérangé pour rien hier soir, tu penses bien qu'il ne viendra pas aujourd'hui.


Vladimir
Mais tu dis que nous sommes venus hier soir.


Estragon
Je peux me tromper.( un temps ) Taisons-nous un peu, tu veux ?
Voilà 😀 donc à propos des registres ( il faut bien continuer sur son idée…) que je ne trouvais pas, apparemment tragique et comique à ce que l'on m'a dit ? je ne comprend pas bien le mélange des deux 😮

quant à ma deuxieme partie ?

merci 😀
Ces clodos ne sont pas plus sûrs de leurs faits et gestes que de la date et l'heure où viendra Godot. Ni de ce qui les entoure (un arbuste, un saule, un arbrisseau)

Ils passent d'un niveau de langage normal à un niveau argotique (turbin, à toi le pompon, tu te goures)
Le passage est suivant est un peu plus bucolique, avec les pleurs du saule (pleureur)
On dirait un saule.
Estragon
Où sont les feuilles ?
Vladimir
Il doit être mort
Estragon
Finis les pleurs.
Guillaume,

Ton second axe me semble trop général. Tu sembles trop t'éloigner du texte alors que tu dois y piocher des éléments pour étayer ton axe. Grosso modo, tu fais plus le commentaire de l'oeuvre en globalité que de l'extrait proprement dit… Tes idées sont pertinentes: illustre-les aves des exemples du texte: répliques brèves, modalisateurs "peut-être', conditionnel, répétition du schéma question / réponse pour accuser la vacuité du langage qui imite la vacuité de la vie…

Séb