En quoi ces textes sont-ils novateurs ?

Entraide scolaire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour a tous 🙂

Ayant raté mon 1er Bac Blanc de l'années, (5/20) 😞 :/ j'aimerais savoir le plan et les principales réponses que vous auriez mis(es) pour répondre a cette question. 😐

Voici les textes:
A) V.Hugo : J'aime l'araignée

J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit…

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !
B) C.Baudelaire: Une Charogne

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux:
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,
Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.
Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint;
Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.
Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.
Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s'élançait en pétillant
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.
Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.
Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.
Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.
- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!
Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.
Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!
C) P.Verlaine : Monsieur Prudhomme

Il est grave : il est maire et père de famille.
Son faux col engloutit son oreille. Ses yeux
Dans un rêve sans fin flottent insoucieux,
Et le printemps en fleur sur ses pantoufles brille.

Que lui fait l'astre d'or, que lui fait la charmille
Où l'oiseau chante à l'ombre, et que lui font les cieux,
Et les prés verts et les gazons silencieux ?
Monsieur Prudhomme songe à marier sa fille.

Avec monsieur Machin, un jeune homme cossu,
Il est juste-milieu, botaniste et pansu.
Quant aux faiseurs de vers, ces vauriens, ces maroufles,

Ces fainéants barbus, mal peignés, il les a
Plus en horreur que son éternel coryza,
Et le printemps en fleur brille sur ses pantoufles.
D) I.Ducasse : Le Pou

Vous ne savez pas, vous autres, pourquoi ils ne dévorent pas les os de votre tête, et qu'ils se contentent d'extraire, avec leur pompe, la quintessence de votre sang. Attendez un instant,
je vais vous le dire: c'est parce qu'ils n'en ont pas la force. Soyez certains que, si leur mâchoire était conforme à la mesure de leurs voeux infinis, la cervelle, la rétine des yeux, la
colonne vertébrale, tout votre corps y passerait. Comme une goutte d'eau. Sur la tête d'un jeune mendiant des rues, observez, avec un microscope, un pou qui travaille; vous m'en donnerez des nouvelles. Malheureusement ils sont petits, ces brigands de la longue chevelure. Ils ne seraient pas bons pour être conscrits; car, ils n'ont pas la taille nécessaire exigée par la loi. Ils appartiennent au monde lilliputien de ceux de la courte cuisse, et les aveugles n'hésitent pas à les ranger parmi les infiniment petits. Malheur au cachalot qui se battrait contre un pou. Il serait dévoré en un clin d'oeil, malgré sa taille. Il ne resterait pas la queue pour aller annoncer la nouvelle. L'éléphant se laisse caresser. Le pou, non. Je ne vous conseille pas de tenter cet essai périlleux. Gare à vous, si votre main est poilue, ou que seulement elle soit composée d'os et de chair. C'en est fait de vos doigts. Ils craqueront comme s'ils étaient
à la torture. La peau disparaît par un étrange enchantement. Les poux sont incapables de commettre autant de mal que leur imagination en médite. Si vous trouvez un pou dans votre route, passez votre chemin, et ne lui léchez pas les papilles de langue. Il vous arriverait quelque accident. Cela s'est vu. N'importe, je suis déjà content de la quantité de mal qu'il te
fait, ô race humaine; seulement, je voudrais qu'il t'en fît davantage.
Problématique: En quoi ces textes sont-ils novateurs ?

J'aimerais donc savoir le plan et les principales réponses que vous auriez mis(es) pour répondre à cette question. 😐
Merci d'avance pour vos réponses 🙂 🙂 🙂
Bonjour.

Vraiment rien trouvé ? Je suppose que tu comprends ce que veut dire "novateur"…
Alors, propose d'abord un petit début de réflexion personnelle à propos de chacun de ces textes, sur leur forme, sur les sujets qu'ils traitent, sur la façon de les traiter…
Novateur= changement par rapport a avant… Mais en quoi je sais pas…

19ème = romantisme et ces 4 poèmes parlent de la laideur (novateur ?)

Forme: Vers libres (A,B,C) et D: prose (libre aussi quoi !)

Sujets: La Laideur

Façon: Champ lexical de l'horreur, mocheté, etc… Et appart sa ? …
Les textes A et B ne sont pas vraiment des vers libres.
Ils ont une structure bien déterminée et régulière : alternance de vers de 10 et 5 syllabes pour le A, alternance d'alexandrins et d'octosyllabes pour le B.
Tu trouves aussi que le texte C a une forme libre ?
C'est un sonnet de forme tout à fait classique, au contraire.
Je ne pense pas le sujet de ce sonnet soit essentiellement la laideur…
Mais c'est une sorte de caricature, c'est vrai.
Ce qui est un sujet peu courant pour un sonnet.

Ce qui est novateur change nos habitudes.
Est-ce que tous ces sujets étaient traditionnellement poétiques ?
Et en quoi chacun de ces poètes, chacun à sa façon, change-t-il notre façon de voir ?
Re bonjour. est-ce que celairait ?

Intro:

Dans ce corpus portant sur la poésie, les poèmes étudiés sont les suivants. J'aime l'Araignée de V.Hugo et Une Charogne de C.Baudelaire qui ont une structure bien déterminée et régulière : alternance de vers de 10 et 5 syllabes pour J'aime l'Araignée et une alternance d'alexandrins et d'octosyllabes pour Une Charogne. Cependant, les deux autres poèmes étudiés sont Monsieur Prudhomme de P.Verlaine qui est un sonnet et Le Pou de I.Ducasse qui est écrit en prose. Ces différents poèmes sont écrits en plein dans la période du romantisme. Nous verrons donc en quoi ces poèmes changent nos habitudes par rapport aux autres poèmes du 19ème siècle ? Dans un premier temps, nous verrons que tous ces sujets étaient traditionnellement poétiques et en quoi chacun de ces poètes, chacun à sa façon, change notre façon de voir.

Plan:


A) Poétiques ?

1) Struture (syllabes, proécédés, rimes)
2) Sens du poème (Réfléchir ?, imginer ?)


B) Façon de voir ?


1) Descirption d'un truc laid
2) Une incitation (je, impératif)


Conclu: Pour conclure, ces poèmes changent donc bien nos habitudes par rapport aux autres poèmes du 19ème siècle. En effet, ces poèmes changent nos habitudes notamment grâce à leurs structures et aux sens donnés par les poètes à leurs poèmes, qui ne sont pas forcément courant au 19ème siècle. De plus, ces poèmes changent notre façon de voir d'un objet ou personne laide, les poètes nous incitent a les regarder autrement, ils veulent nous faire réfléchir. Au 19ème siècle, contrairement a ces poèmes, les poètes écrivent avec sensibilité, des sentiments intimes, des sentiments amoureux, culte du rêve, désir d'évasion, l'individu est valorisé.

Ouverture ? (je ne sais pas quoi mettre)


Merci d'avance pour vos aides
Après avoir parlé de la structure régulière des deux premiers poèmes, tu écris :
Cependant, les deux autres poèmes étudiés sont Monsieur Prudhomme de P.Verlaine qui est un sonnet
C'est vrai, mais le sonnet est lui aussi une structure classique et régulière.
Dans un premier temps, nous verrons que tous ces sujets étaient traditionnellement poétiques
Justement pas… Il me semble te l'avoir déjà dit !
Au 19ème siècle, contrairement à ces poèmes, les poètes écrivent avec sensibilité
Parce que tu trouves que tous ces poèmes manquent de sensibilité ?
1) Description d'un truc laid
Ce ne sont pas de simples descriptions… Il y a aussi une intention particulière à chaque fois.
2) Une incitation (je, impératif)
Quelques impératifs dans le premier poème, mais c'est tout.
Je ne vois pas bien en quoi ce serait novateur.
Bref, tu pourrais pas me donner les grands axes de mon plan stp 😞
Cela ne sert à rien que les membres te donnent tout, tout cuit dans ton bec. Il faut que tu apportes une réflexion personnelle, un travail - même loupé - afin de développer tes connaissances et ta capacité d'analyse. C'est n'en qu'en procédant de cette manière que tu progresseras.
L'araignée, l'ortie, la charogne et le pou sont 4 sujets "anti-poétiques" par excellence. On a plutôt traditionnellement tendance à considérer que l'on va s'inspirer d'autres sujets, considérés comme "poétiques" pour écrire un poème (un beau paysage, une belle femme, un sentiment noble…). Là où ces textes sont surprenants, c'est qu'ils ne cachent pas la laideur de ces "choses" (champ lexical à relever), mais en revanche ils parviennent aussi à les valoriser, ils les transforment grâce au langage poétique en quelque chose de grand, de beau, de respectable, d'impressionnant, en un spectacle (pour la charogne), en un danger (pour le pou), en des êtres sensibles (pour l'araignée et l'ortie).
Baudelaire en fait de plus un poème d'amour ! Au début on s'attend plutôt à un beau paysage (après lecture des vers 1 et 2) et on est surpris par ce cadavre comme décor d'une ballade amoureuse. Lis bien la fin aussi : il rappelle à sa belle qu'elle va devenir pareil ! Plutôt surprenant comme déclaration d'amour…

Le poème de Verlaine est un peu à part. Sa forme est tout à fait traditionnelle, mais il fait effectivement une caricature des hommes que l'on considérait comme "respectables" à l'époque. Documente-toi un peu sur ce poème.

Par ailleurs ce n'est pas une dissertation : pour une question de corpus tu n'as pas besoin d'un plan aussi strict. Il faut faire apparaître les points communs et les différences de manière organisée, mais tu as un peu plus de liberté qu'en dissertation.
J'ai fait du travail personnel, mais je trouve rien…. Clementh


Et merci Ammy pour tes eplications

Est-ce que vous pourriez m'aider svp a trouver des figures de style dans le Texte D svp ?

Déjà, il y a une métaphore: - le Pou représente……….?
- l'éléphant représente……….?



Merci d'avance


Cela irait-il ????

Dans ce corpus portant sur la poésie, les poèmes étudiés sont les suivants. J'aime l'Araignée de V.Hugo, Une Charogne de C.Baudelaire et Monsieur Prudhomme de P.Verlaine qui est un sonnet. Ces trois poèmes possèdent une structure bien déterminée et régulière.. Cependant, l'autre poème étudié est Le Pou de I.Ducasse qui est écrit en prose. Ces différents poèmes sont écrits en plein dans la période du romantisme. Nous verrons donc en quoi ces poèmes changent nos habitudes par rapport aux autres poèmes du 19ème siècle ? Dans un premier temps, nous verrons que tous ces sujets étaient traditionnellement antipoétiques et en quoi chacun de ces poètes, chacun à sa façon, change notre façon de voir.

Les structures des poèmes du corpus sont différentes de celles de l'époque et sont antipoétiques. J'aime l'Araignée est composé d'alternance de vers de 10 et 5 syllabes, de rimes alternées, d'une anaphore "parce qu'" ainsi qu'une grande métaphore entre la faune et la flore (l'araignée et l'ortie). Une Charogne est également composé d'une alternance, mais d'alexandrins et d'octosyllabes. Elle possède des rimes alternées, des comparaisons surprenantes et violentes telle que "charogne infâme" et "femme lubrique", une métaphore "manger de baisers" ainsi qu'une oxymore "la carcasse superbe". Le troisième texte qui est Monsieur Prudhomme, est lui composé de 2 quatrains et 2 tercets, c'est donc un sonnet composé d'alexandrins. La structure du sonnet est régulière et on observe des jeux de mots tel que "maire et père de famille". Le quatrième texte, Le Pou est lui, un poème en prose. On constate une musicalité grâce au rythme donné par les "," et par les échos sonores internes ( "Ils appartiennent au monde lilliputien de ceux de la courte cuisse, et les aveugles n'hésitent pas à les ranger parmi les infiniment petits", c'est une assonance en "i". Ce poème est composé de 2 strophes et est écrit à la première personne et s'adresse à des lecteurs désignés par le pronom personnel vous. Ce poème en prose présente une association d’images au lieu d’une histoire et on constate également la présence d'une multitude de figures de style telles que ces métaphores, pou à Satan, éléphant à Dieu, et tel que cette comparaison corps et goutte d'eau.
Les sens de ces poèmes sont également différents, V.Hugo nous incite à travers de l'impératif "faites grâce..""Plaignez la laideur.." à changer d'opinion sur l'araignée et l'ortie qui sont tout deux décrites péjorativement. Par conséquent cette œuvre est romantique parce que Hugo incite le lecteur à aimer ("La vilaine bête et la mauvaise herbe Murmurent : Amour !"). C.Baudelaire frappe d'emblée l'imagination du lecteur par une forte opposition : « un été si doux » / « une charogne infâme ». Le lecteur s'imagine donc la scène car beaucoup de vers nous le permettent. Dans le poème de P.Verlaine, il critique les bourgeois. En effet, le titre Prudhomme est un nom qui fait songer à prudence. De plus, il est comparé à un bourgeois. Dès le premier quatrain, le poète critique les bourgeois en utilisant un jeu de mots maire = mère. Associé à « père de famille », le terme « maire »: le lecteur comprend que le poète tourne ici en ridicule Monsieur Prudhomme. De plus, il le ridiculise avec sa tenue vestimentaire, "faux-col", son rêve qui est sans fin et insoucieux. Et, il critique également les bourgeois avec leur mariage arrangé , "monsieur Prudhomme songe a marier sa fille". Pour terminer, Verlaine, à la fin, écrit pour dire que les poètes sont mal accueillis chez Monsieur Prudhomme, donc chez les bourgeois. Le Pou, écrit par I.Ducasse ressemble énormément à la comparaison avec Satan. D'abord, il semble mettre en garde l'homme contre les dangers du pou, ou plutôt des intentions du pou. Ensuite, il se réjouit du mal que ce pou monstrueux a pu déjà faire à l'humanité. Enfin, il souhaite qu'il lui en fasse encore plus à l'avenir !
Dans ses quatres poèmes, les poètes nous décrivent un être vivant laid ou mal-vu par la société, et il le dévalorise. Dans le premier poème, V.Hugo décrit une araignée et l'ortie qu'on "hait", et qu'on "fuit". De plus, ces êtes sont "morne", et "tristes". Le poète compare l'ortie à une couleuvre et l'araignée à un gueux, qui sont également des êtres vivant non-appréciés par la société. C.Baudelaire, décrit une charogne, qui est "infâme", c'est une "pourriture", et en plus, "suant les poisons". P.verlaine, nous décrit un homme, "il est grave", il porte "faux-col", il a un "rêve sans fin", et "insoucieux". De plus, l'oiseau ne chante plus au soleil mais "l'oiseau chante à l'ombre". I.Ducasse, dévalorise le Pou, "petit", "brigand", "infiniment petit" et qui appartiennent au "monde lilliputien". Il dévalorise la race humaine, qui se fait agressée par un être "infiniment petit" et la met en garde contre la quantité de mal que pourrait faire ce pou à la race humaine. Cependant, les poètes valorisent cet être vivant laid ou mal-vu par la société après une dévalorisation de celui-ci. V.Hugo compare l'ortie à une plante obscure et l'araignée à pauvre animal. De plus, ces êtres sont des "victimes", et il nous incite à les regardes autrement avec les "vous", "faites grâce", et "plaignez". C.Baudelaire, compare ensuite cette charogne à une "carcasse superbe", il l'a compare également à une fleur et à sa bien-aimée, "vous serez semblable à cette ordure", "vous, mon ange et ma passion !". Dans Monsieur Prudhomme, P.Verlaine valorise Monsieur Prudhomme, le bourgeois, avec seulement 2 vers sur 14, "Et le printemps en fleurs sur ses pantoufles brillent". De plus, c'est le dernier vers du poème. Le Pou, est valorisé "Il serait dévoré en un clin d'œil malgré sa taille", "les poux sont incapables de commettre autant de mal que leur imagination en médite". De plus, au début il met en garde la race humaine et la dévalorise donc notamment avec la dernière phrase, "je suis déjà content de la quantité de mal qu'il te fait, ô race humaine; seulement, je voudrais qu'il t'en fît davantage.
Pour conclure, ces poèmes changent donc bien nos habitudes par rapport aux autres poèmes du 19ème siècle. En effet, ces poèmes changent nos habitudes notamment grâce en changeant notre façon de voir d'un objet ou personne laide, les poètes nous incitent a les regarder autrement, ils veulent nous faire réfléchir. Ces poèmes traitent également de thème non abordés au 19ème siècle. De plus, ces poèmes sont antipoétiques avec leurs structures différentes et aux sens donnés par les poètes par rapport au 19ème siècle, où l'expression des sentiments du poète régnait. Ces poètes ont libéré la poésie jusqu'à inventer le poème en prose comme Le Pou.
Les structures des poèmes du corpus sont différentes de celles de l'époque et sont antipoétiques
Les structures de ces poèmes - mis à part le poème en prose -ne sont pas vraiment différentes des structures utilisées à l'époque et n'ont rien d'antipoétique.
Tu utilises d'ailleurs ensuite seize lignes de ton devoir à analyser les figures de style qui s'y trouvent, ce qui montre bien qu'ils ne sont pas si antipoétiques que ça.
Et toute cette analyse sur la versification et les figures de style me paraît inutile et ne répond pas réellement à la question posée. Pas de rapport (sauf pour la prose du poème en prose) avec le côté novateur de ces poèmes.
Ce qui est nettement plus important et novateur , et que tu as d'ailleurs essayé de traiter ensuite, c'est le sujet même des poèmes.
P.Verlaine valorise Monsieur Prudhomme, le bourgeois, avec seulement 2 vers sur 14, "Et le printemps en fleurs sur ses pantoufles brille"
.
Ce n'est pas une valorisation, au contraire : Verlaine souligne en conclusion le contraste entre l'éclat de la nature printanière et la vie "pantouflarde" et casanière de monsieur Prudhomme, complètement fermé à la poésie et aveugle aux beautés qui l'entourent.
Pour conclure, ces poèmes changent donc bien nos habitudes par rapport aux autres poèmes du 19ème siècle. En effet, ces poèmes changent nos habitudes notamment grâce en changeant notre façon de voir
Essaie d'éviter ces répétitions inutiles …
De plus, ces poèmes sont antipoétiques avec leurs structures différentes et aux sens donnés par les poètes par rapport au 19ème siècle, où l'expression des sentiments du poète régnait.
Mis à part le poème en prose, la structure de ces poèmes n'est pas différente de celle d'autres poèmes et n'a rien d'antipoétique… On te demandait de montrer en quoi ils étaient novateurs, on ne te demandait pas de montrer que ce n'était pas de la poésie… Et d'ailleurs, c'est de la poésie, même le poème en prose. Et encore une fois, trouves-tu vraiment qu'aucun de ces poèmes n'est l'expression des sentiments du poète ?
Relis bien ce que t'a dit Ammy.
"Les structures des poèmes du corpus sont différentes de celles de l'époque et sont antipoétiques. J'aime l'Araignée est composé d'alternance de vers de 10 et 5 syllabes, de rimes alternées, d'une anaphore "parce qu'" ainsi qu'une grande métaphore entre la faune et la flore (l'araignée et l'ortie). Une Charogne est également composé d'une alternance, mais d'alexandrins et d'octosyllabes. Elle possède des rimes alternées, des comparaisons surprenantes et violentes telle que "charogne infâme" et "femme lubrique", une métaphore "manger de baisers" ainsi qu'une oxymore "la carcasse superbe"……………………. Le troisième texte qui est Monsieur Prudhomme, est lui composé de 2 quatrains et 2 tercets, c'est donc un sonnet composé d'alexandrins. La structure du sonnet est régulière et on observe des jeux de mots tel que "maire et père de famille". Le quatrième texte, Le Pou est lui, un poème en prose. On constate une musicalité grâce au rythme donné par les "," et par les échos sonores internes ( "Ils appartiennent au monde lilliputien de ceux de la courte cuisse, et les aveugles n'hésitent pas à les ranger parmi les infiniment petits", c'est une assonance en "i". Ce poème est composé de 2 strophes et est écrit à la première personne et s'adresse à des lecteurs désignés par le pronom personnel vous. Ce poème en prose présente une association d’images au lieu d’une histoire et on constate également la présence d'une multitude de figures de style telles que ces métaphores, pou à Satan, éléphant à Dieu, et tel que cette comparaison corps et goutte d'eau"

En fait j'ai l'impression que tu n'as pas bien connaissance de la méthode d'analyse de texte (même si ici il s'agit d'une question sur corpus).
Mais c'est en faisant des essais comme tu le fais que tu y arriveras, donc continue dans cette voie.
Dans le passage que j'ai repris, on voit que tu cherches à faire des remarques sur chaque poème, à relever quelques figures ou procédés, et tu as raison de le faire. En revanche tu le fais sous forme de liste sans l'intégrer à une réponse à la question. Et ça c'est à éviter, que ce soit dans les questions sur corpus ou dans les commentaires composés. Par exemple, les remarques que j'ai mises en gras sont justes, mais qu'apportent-elles par rapport à ce qu'on te demande ? Il faut les intégrer dans une phrase (des phrases) qui expliquent ce qui peut être nouveau, surprenant, choquant. Par exemple là où j'ai mis les pointillés, il faut expliquer que ces oxymores décrivent une chose horrible en la valorisant fortement, et que cela est novateur, que cela choque nos goûts habituels et nos conceptions (une carcasse en décomposition n'est "superbe" pour personne…)