Bonjour,
Je me posais une ou deux questions sur le "style" de l'écrivain.
Tout d'abord, comment définir exactement le style? Car j'ai l'impression qu'on désigne ainsi l'ensemble des procédés littéraires (figures de rhétorique, ponctuation, longueur des phrases, registre de vocabulaire…) mais aussi l'écriture propre à un écrivain, que l'on ressent, d'une façon indicible.
Ensuite, dans quelle mesure le style peut-il être un outil pour l'écrivain, pour faire passer un message, une idée?
Je comprends que le style puisse être un outil pour convaincre (un aphorisme peut frapper le lecteur et être facile à retenir, une comparaison peut l'aider à comprendre).
Mais en quoi le style lui-même peut-il reproduire une idée de l'auteur, peut-il la "mimer"? Je vais essayer d'expliquer mon problème par quelques exemples:
Le style de Céline est-il ainsi seulement révolutionnaire dans le domaine littéraire, ou sert-il à faire passer une nouvelle vision du monde, une nouvelle manière de penser?
De même, quand Flaubert dit vouloir accorder la primauté au style, est-ce seulement dans l'optique de l'art pour l'art, ou veut-il révéler par ce style un certain état de la société?
Et enfin, j'ai du mal à comprendre la puissance que Proust accorde au style; si la littérature a le pouvoir de faire renaître un instant, de le comprendre, par le biais de la mémoire involontaire, en quoi le style la sert-elle? On dit que la phrase longue de Proust épouse les ondulations de la conscience, mais en quoi cela est-il une force sociale pour l'écrivain?
Je suis désolé, je suis très confus, mais je crois être complètement embrouillé par ces questions très vastes sur le pouvoir du style. :/
Merci d'avance à tous ceux qui sauront me répondre, même partiellement! 🙂
Je me posais une ou deux questions sur le "style" de l'écrivain.
Tout d'abord, comment définir exactement le style? Car j'ai l'impression qu'on désigne ainsi l'ensemble des procédés littéraires (figures de rhétorique, ponctuation, longueur des phrases, registre de vocabulaire…) mais aussi l'écriture propre à un écrivain, que l'on ressent, d'une façon indicible.
Ensuite, dans quelle mesure le style peut-il être un outil pour l'écrivain, pour faire passer un message, une idée?
Je comprends que le style puisse être un outil pour convaincre (un aphorisme peut frapper le lecteur et être facile à retenir, une comparaison peut l'aider à comprendre).
Mais en quoi le style lui-même peut-il reproduire une idée de l'auteur, peut-il la "mimer"? Je vais essayer d'expliquer mon problème par quelques exemples:
Le style de Céline est-il ainsi seulement révolutionnaire dans le domaine littéraire, ou sert-il à faire passer une nouvelle vision du monde, une nouvelle manière de penser?
De même, quand Flaubert dit vouloir accorder la primauté au style, est-ce seulement dans l'optique de l'art pour l'art, ou veut-il révéler par ce style un certain état de la société?
Et enfin, j'ai du mal à comprendre la puissance que Proust accorde au style; si la littérature a le pouvoir de faire renaître un instant, de le comprendre, par le biais de la mémoire involontaire, en quoi le style la sert-elle? On dit que la phrase longue de Proust épouse les ondulations de la conscience, mais en quoi cela est-il une force sociale pour l'écrivain?
Je suis désolé, je suis très confus, mais je crois être complètement embrouillé par ces questions très vastes sur le pouvoir du style. :/
Merci d'avance à tous ceux qui sauront me répondre, même partiellement! 🙂



