bonjour a tous. je dois faire un commentaire litteraire du texte ci-dessous mais je ne comprends rien. 😞 est- ce que vous pouvez m'aider. Merci beaucoup!!!
LA FIN
Aux interrogations du terrien Victor Hugo, Tristan Corbière irrité par la lecture d'Oceano Nox oppose une réponse violente : celle d'un marin !
Eh bien, tous ces marins - matelots, capitaines,
Dans leur grand Océan à jamais engloutis…
Partis insoucieux pour leurs courses lointaines
Sont morts - absolument comme ils étaient partis.
Allons! c'est leur métier ; ils sont morts dans leurs bottes !
Leur boujaron au cœur, tout vifs dans leurs capotes…
- Morts… Merci : la Camarde a pas le pied marin ;
Qu'elle couche avec vous : c'est votre bonne femme…
- Eux, allons donc : Entiers! enlevés par la lame
Ou perdus dans un grain…
Un grain… est-ce la mort ça ? la basse voilure
Battant à travers l'eau ! - Ça se dit encombrer…
Un coup de mer plombe, puis la haute mâture
Fouettant les flots ras - et ça se dit sombrer.
- Sombrer - Sondez ce mot. Votre mort est bien pâle
Et pas grand'chose à bord, sous la lourde rafale…
Pas grand'chose devant le grand sourire amer
Du matelot qui lutte. - Allons donc, de la place ! -
Vieux fantôme éventé, la Mort change de face :
La Mer !…
Noyés ? - Eh allons donc ! Les noyés sont d'eau douce.
- Coulés ! corps et biens ! Et, jusqu'au petit mousse,
Le défi dans les yeux, dans les dents le juron !
À l'écume crachant une chique râlée,
Buvant sans hauts-de-coeur la grand'tasse salée…
- Comme ils ont bu leur boujaron. -
- Pas de fond de six pieds, ni rats de cimetière :
Eux ils vont aux requins ! L'âme d'un matelot
Au lieu de suinter dans vos pommes de terre,
Respire à chaque flot.
- Voyez à l'horizon se soulever la houle ;
On dirait le ventre amoureux
D'une fille de joie en rut, à moitié soûle…
Ils sont là ! - La houle a du creux. -
- Ecoutez, écoutez la tourmente qui meugle !…
C’est leur anniversaire – Il revient bien souvent –
Ô poète, gardez pour vous vos chants d’aveugle ;
- Eux : le De profundis que leur corne le vent.
.. Qu’ils roulent infinis dans les espaces vierges !…
Qu’ils roulent verts et nus,
Sans clous et sans sapin, sans couvercle, sans cierges…
- Laissez-les donc rouler, terriens parvenus !



