Corbière, La fin

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
bonjour a tous. je dois faire un commentaire litteraire du texte ci-dessous mais je ne comprends rien. 😞 est- ce que vous pouvez m'aider. Merci beaucoup!!!
LA FIN
Aux interrogations du terrien Victor Hugo, Tristan Corbière irrité par la lecture d'Oceano Nox oppose une réponse violente : celle d'un marin !

Eh bien, tous ces marins - matelots, capitaines,
Dans leur grand Océan à jamais engloutis…
Partis insoucieux pour leurs courses lointaines
Sont morts - absolument comme ils étaient partis.

Allons! c'est leur métier ; ils sont morts dans leurs bottes !
Leur boujaron au cœur, tout vifs dans leurs capotes…
- Morts… Merci : la Camarde a pas le pied marin ;
Qu'elle couche avec vous : c'est votre bonne femme…
- Eux, allons donc : Entiers! enlevés par la lame
Ou perdus dans un grain…

Un grain… est-ce la mort ça ? la basse voilure
Battant à travers l'eau ! - Ça se dit encombrer…
Un coup de mer plombe, puis la haute mâture
Fouettant les flots ras - et ça se dit sombrer.

- Sombrer - Sondez ce mot. Votre mort est bien pâle
Et pas grand'chose à bord, sous la lourde rafale…
Pas grand'chose devant le grand sourire amer
Du matelot qui lutte. - Allons donc, de la place ! -
Vieux fantôme éventé, la Mort change de face :
La Mer !…

Noyés ? - Eh allons donc ! Les noyés sont d'eau douce.
- Coulés ! corps et biens ! Et, jusqu'au petit mousse,
Le défi dans les yeux, dans les dents le juron !
À l'écume crachant une chique râlée,
Buvant sans hauts-de-coeur la grand'tasse salée…
- Comme ils ont bu leur boujaron. -

- Pas de fond de six pieds, ni rats de cimetière :
Eux ils vont aux requins ! L'âme d'un matelot
Au lieu de suinter dans vos pommes de terre,
Respire à chaque flot.

- Voyez à l'horizon se soulever la houle ;
On dirait le ventre amoureux
D'une fille de joie en rut, à moitié soûle…
Ils sont là ! - La houle a du creux. -

- Ecoutez, écoutez la tourmente qui meugle !…
C’est leur anniversaire – Il revient bien souvent –
Ô poète, gardez pour vous vos chants d’aveugle ;
- Eux : le De profundis que leur corne le vent.

.. Qu’ils roulent infinis dans les espaces vierges !…
Qu’ils roulent verts et nus,
Sans clous et sans sapin, sans couvercle, sans cierges…
- Laissez-les donc rouler, terriens parvenus !
As-tu lu Oceano Nox?
non, j'ai pas eu le temps. mais le probleme c'est que je comprends le sens général du texte mais je ne sais pas comment en faire un commentaire littéraire. il y a des parties trop obscures pour moi
Pas le temps de lire un poème? Allons-donc! Lis-le et je suis sûre que cela t'éclairera!
je viens de le faire mais ça ne change pas trop. je vois que corbière répond avec son poème celui de Hugo mais plus rien. je suis trop perdu.
Bon. Quelle est la différence entre Corbière et Hugo, ici?
c'est une sorte d'hommage funèbre mais chez corbière c'est plus ironique peut être? je sais pas.
Je crois que tu devrais regarder les deux textes en vis-à-vis… Et bien sûr que Corbière est un peu ironique, comme toujours, mais tu devrais te souvenir du paratexte que tu as copié/collé.