Un doctorat sans agrégation

La filière littéraire

32 réponses · Page 2 / 2

Chère Dieerstefrau,

J'abonde complètement en ton sens. Et malheureusement que pouvons-nous te dire de plus… ? Si tu souhaites faire de la recherche universitaire en France en lettres, langues et sciences humaines, il te faut l'agrégation. C'est LE concours qui permet de distinguer les doctorants lorsqu'ils postulent aux postes de maître de conférence. Je sais que cela n'a aucun intérêt car l'agrégation n'a pratiquement aucun lien avec la recherche, mais le système français est pensé comme tel. Même un normalien, qui pourrait-on se dire possède déjà un titre honorifique, est tenu de passer l'agrégation pour cette raison s'il veut poursuivre en recherche.

Quant aux possibilités de contrat doctoral, il est souvent déjà soumis en vérité à la réussite à l'agrégation, raison pour laquelle on conseille toujours aux étudiants de passer l'agrégation entre le master et le doctorat. Si tu n'es pas encore agrégée, tout n'est pas perdu, tu peux jouer aussi l'atout de l'expérience de l'enseignement : as-tu déjà fait des vacations à l'université lorsque tu étais en master, du tutorat par exemple ? As-tu déjà été contractuelle dans le secondaire ? A la limite des cours particuliers via des entreprises types Acadomia, mais c'est déjà moins apprécié… Je donne des conseils à tout le monde au passage, si vous voulez poursuivre en doctorat et obtenir un contrat doctoral pendant celui-ci, surtout si vous n'êtes pas normalien, essayez toujours d'obtenir un contrat de vacataire lorsque vous êtes en master de recherches. Ca vous fait une expérience d'enseignement universitaire de deux ans, avant le doctorat, et c'est souvent très bienvenu au moment de la demande du contrat doctoral ! (sans avoir les dents qui raillent le parquet, vous êtes en plus déjà connu des enseignants-chercheurs de l'UFR où vous ferez vraisemblablement votre thèse…).

En revanche, je trouve l'idée de Artz très bonne. Je suis certain que tu es tout à fait en capacité d'obtenir le capes, surtout actuellement il y a beaucoup de postes. Tu peux éventuellement enseigner dans le secondaire quelques temps, mener une thèse en parallèle à côté. Certes cela te prendra du temps mais tu auras un salaire et tu pourras continuer la recherche, ce que tu sembles tant affectionner. De plus, tu peux te découvrir une vraie vocation d'enseignante, et le secondaire se révéler une excellente expérience avant de poursuivre dans le supérieur. Cependant, tu devras forcément te retourner un jour vers l'agrégation…
AntoineParis a écrit :…sans avoir les dents qui raillent le parquet…
Attention: si tu railles le parquet, tu peux être condamné pour outrage à magistrat. 😉
Sinon, excellents conseils. 🙂
J'ai rencontré récemment un jeune homme, en quatrième année de thèse (histoire moderne) qui a fait tout son parcours à la fac, et n'a pas passé de concours avant sa thèse; on lui a proposé tout de suite un contrat doctoral qu'il a accepté. Mais maintenant sa thèse touche à sa fin, et il va devoir se mettre dans les concours… Pas forcément ce qu'on a le plus envie de faire quand on vient de finir sa thèse :/
Après, c'est certes malheureux que la sélection se fasse par des concours de l'enseignement, mais d'un autre côté il me semble que peu de chercheurs en France ne font que de la recherche… Du moins au début, on donne toujours des heures d'enseignements, et y compris en doctorat pour la plupart, donc ce n'est pas non plus si absurde que cela, même s'il est très regrettable que ce système écarte des personnes qui feraient de bons chercheurs. D'où le conseil très pertinent de se renseigner un peu pour voir ce qui se fait à l'étranger, voire si cela pourrait correspondre à votre projet pro et à vos envies 🙂
Merci à vous pour vos réponses. En effet, on ne peut guère dire quelque chose de plus par rapport à mon message. Mais en effet, j'avais déjà pensé à ces possibilités :
- soit me reconvertir (je pense être motivée pour les métiers des archives ou des bibliothèques, mais plus archives, de toute façon je postulerai aux master pro pour l'an prochain).
- soit m'expatrier, en effet, il y a moins de lien entre agrégation et thèse, je vais y réfléchir de toute façon.

Mais en tout cas, si jamais un contrat doctoral m'est octroyé, je prends, car je préfère cela plutôt que de ne pas avoir de boulot l'année prochaine.

Voilà, enfin bref, en effet si je n'ai pas l'agrégation ou le capes cette année, cela ne veut pas dire que je ne pourrai jamais les repasser. Donc on verra.

Merci pour vos conseils.
À bientôt
Dieerstefrau

Oui en effet Sohanelle c'est vrai qu'à mon sens peu de gens ne font que de la recherche ; mais moi je ne veux pas faire que de la recherche mais bien enseigner en fac sans passer par le secondaire. Bref, pour le moment je suis obligée de voir à court terme malheureusement, je faisais partie des première à défendre corps et âme le fait qu'il fallait passer les concours avant de s'embarquer dans la thèse, parfaitement consciente des réalités (et je le suis toujours d'ailleurs), mais quand on est face au fait accompli il faut se rendre à l'évidence du court terme. Donc pour le moment, je vais attendre la fin d'année, et le résultat de mon grand oral pour le contrat doctoral, ensuite, on verra… 🙂
j'avais déjà échoué aux concours de l'ENS de Lyon lors de mes 3 ans de prépa littéraire. Bref, à première vue, j'ai un parcours que beaucoup envierait, jugé sans faute en contrôle continu, toujours de bonnes appréciations et de bonnes notes…mais vu que nous sommes dans un pays dirigé par l'élitisme et les concours : échec à chaque concours que j'ai pu passer.
Eh bien non, moi, à première vue, je ne trouve pas que tu aies un parcours enviable. L'échec n'est jamais enviable, lorsqu'on a tout donné.
Et je comprends que tu sois découragée. On le serait à moins.
Si tu as besoin de l'agrégation pour faire ce que tu veux, repasse-là, tu finiras bien par l'avoir (C'est la première fois que tu tentes le concours, si j'ai bien compris. Mais à Bac + 7, il faut quand même se dépêcher. Tu as assez étudié pour l'obtenir. Ne te laisse pas impressionner par un oral malheureux. Les oraux sont quelquefois éprouvants.)
Quant à aller à l'étranger faire de la recherche, je ne sais si les littéraires ou historiens sont aussi recherchés que les scientifiques issus de Normale sup' ou de Polytechnique relativement bien accueillis à Berkeley, au MIT ou dans de grandes universités.
Bon courage en tout cas !
Laoshi a écrit :
j'avais déjà échoué aux concours de l'ENS de Lyon lors de mes 3 ans de prépa littéraire. Bref, à première vue, j'ai un parcours que beaucoup envierait, jugé sans faute en contrôle continu, toujours de bonnes appréciations et de bonnes notes…mais vu que nous sommes dans un pays dirigé par l'élitisme et les concours : échec à chaque concours que j'ai pu passer.
Eh bien non, moi, à première vue, je ne trouve pas que tu aies un parcours enviable. L'échec n'est jamais enviable, lorsqu'on a tout donné.
Et je comprends que tu sois découragée. On le serait à moins.
Si tu as besoin de l'agrégation pour faire ce que tu veux, repasse-là, tu finiras bien par l'avoir (C'est la première fois que tu tentes le concours, si j'ai bien compris. Mais à Bac + 7, il faut quand même se dépêcher. Tu as assez étudié pour l'obtenir. Ne te laisse pas impressionner par un oral malheureux. Les oraux sont quelquefois éprouvants.)
Quant à aller à l'étranger faire de la recherche, je ne sais si les littéraires ou historiens sont aussi recherchés que les scientifiques issus de Normale sup' ou de Polytechnique relativement bien accueillis à Berkeley, au MIT ou dans de grandes universités.
Bon courage en tout cas !
Je trouve quand même ces mots un peu durs… Parcours "enviable" dans la mesure où elle a eu de très bons résultats en contrôle continu. Ne pas être admis à l'ENS, ce n'est tout de même pas être un cancre !
Dieerstefrau, je n'ai malheureusement pas le temps d'écrire longuement aujourd'hui mais essaierai de te répondre bientôt, éventuellement par MP.
Courage ! 🙂
Comme il est difficile de se faire comprendre !
Je crois que je vais me retirer dans ma caverne.

Je ne suis pas dure du tout, tropic. Je suis de tout coeur avec dieerstefrau.
Je comprends son découragement.
Ce vraiment pas drôle de tenter des concours et d'être recalé surtout si l' on n'est pas un cancre, et je n'ai JAMAIS écrit ni même pensé que j'avais affaire à un cancre.
Je lui ai conseillé de repasser l'agrégation, puisqu'il paraît qu'elle en a besoin pour faire ce qu'elle souhaite.
Elle a été admissible une première fois. Il est donc fort probable qu'elle l'obtienne la prochaine fois.
Quand on arrive à Bac + 7, il est peut-être temps aussi de songer à gagner sa vie, sauf si l'on peut vivre de ses rentes.
Personnellement, je n'avais pas d'argent. Obtenir les concours était donc pour moi une nécessité.
Chacun parle de ce qu'il connaît.
Tropic, tu n'es pas chargé de faire l'explication de texte de ce que j'écris.
Laoshi a écrit : Tropic, tu n'es pas chargé de faire l'explication de texte de ce que j'écris.
Cela n'a jamais été mon objectif (c'est sur les mots employés par Dieerstefrau que j'attirais ton attention, pas sur les tiens…) et il y a effectivement un malentendu de part et d'autre, y compris (et surtout) dans le ton employé.

Dieerstefrau : je n'ai pas bien compris, à la lecture de tes messages, si tu avais été admissible ou sous-admissible à l'ENS. Peut-être pourrais-tu envisager d'y préparer l'agrégation en auditrice libre ? Je crois savoir que c'est l'idéal pour des entraînements très réguliers à l'oral, puisque c'est apparemment ton manque d'assurance qui te joue des tours.
Bonjour ,

J'arrive un peu après la bataille, mais je tenais quand même à donner mon expérience.
Je pense qu'à partir du moment où l'on sait dans quoi on met les pieds, que l'on connaît les avantages et les inconvénients, il faut y aller! Rien n'empêche de "prendre le risque" de faire une thèse sans concours.
Déjà, je peux te dire que j'ai vu des personnes obtenir un poste sans Agreg, et pas qu'une! Donc si, ça existe. En revanche, les personnes avec une agreg seulement n'ont aucune chance en fac sans doctorat. Du moins, je n'en ai jamais rencontrées.

Pour ma part, je suis en quatrième et dernière année de doctorat, sans concours. Je ne viens pas de la fac, j'ai fait une Ecole d'Etat et une partie de me études à l'étranger, et je ne connaissais donc absolument pas le milieu où j'ai débarqué.

Préparer les agreg + thèse? Mauvais plan. La thèse, c'est quand même prenant, et si tu dois travailler à côté (c’est mon cas) tu n'as pas le temps pour un concours. Après, tu peux faire un ATER en fin de thèse. La première année, tu es très pris. Il faut préparer les cours et tu as ta thèse à boucler. Mais si tu obtiens ta deuxième année d'ATER, tes cours sont déjà bien en route et tu n'as plus la thèse à penser, donc du temps pour l'agreg si vraiment tu veux retenter.

Ne connaissant rien à la fac, je n'ai pas les connaissances (point de vue relationnel) que peuvent avoir certains de mes amis doctorants qui tutoient les profs.J'en connais vaguement quelques uns, qui d'ailleurs, bizarrement, me connaissent souvent mieux que je les connais. Un parcours atypique attire l'attention et je sens qu'ils me "retiennent" parce que clairement, je suis décalée, et mes réponses doivent l'être aussi… Mes références sont différentes, mes connaissances également, et il ne faut pas en être complexé. J'ignore beaucoup des choses qu'ils savent tous, mais j'en connais d'autres. Quitter la fac (où ne jamais y avoir mis les pieds) ne doit pas t'empêcher de mener à bien ce projet si tu en as envie, tu auras eu une autre expérience qui t'aura enrichie différemment.

J'enseigne uniquement dans l'Ecole où j'ai été formée, donc je ne m'insère pas par ce biais. Après, je reste dans l'univers de la fac en allant aux séminaires organisés, en prenant en charge (bénévolement, à signaler…) l'organisations de colloques, séminaires, et je suis membre actif d'une assoce de l'Université.

Ce que je veux te dire, c'est que rien n'est écrit. C'est vrai, pour certains on connaît déjà la future affectation, mais moi je suis loin d'être certaine d'avoir un poste un jour. C'est pas une légende, ils sont en général réservés, on est d'accord. Mais 3% de chance, c’est mieux que 0, non? Sans thèse, c'est zéro.

Et pour le reste, je crois qu'il ne faut pas se prendre la tête. Je bosse à côté de ma thèse parce que par contre, je n'ai pas eu de contrat doctoral. Je suis de plus en plus persuadée qu'ils sont "réservés". Si ton futur directeur a de l'influence, bizarrement ça passe. mais ce n’est pas une science exacte non plus. Et puis même, je ne m'en porte pas plus mal. Ma thèse ne s'est pas terminée en 3 ans du coup, mais pas grave. Et si je n'obtiens jamais de poste? Le monde ne s'arrêtera pas de tourner. J'aurai pris le temps d'essayer, ce sera sans regrets.

Je crois que, si tu te lances dans l'aventure, il ne faut pas te mettre la pression pour un poste à obtenir absolument. Juste être consciente des facteurs de réussite (dont fait aussi partie la chance!!) et faire de ton mieux.
Il te faudra faire quelques sacrifices sur la vie sociale (mais rester raisonnable, pour bien réfléchir il est nécessaire d'être équilibré et de s'aérer l'esprit), sur ton temps libre et surtout sur tes finances si tu n'as pas de contrat. Mais il y a des solutions.

Et travailler à côté te permet d'avoir de bonnes excuses pour ne pas assister à toutes les réunions-discussions (très nombreuses, longues et parfois vraiment inutiles) qui font perdre un temps fou. Travaillant à temps partiel, tu t'y retrouves.
Sinon l'idée du CAPES, plus facile à avoir surtout vu les quota en ce moment, est une bonne idée. Tu prépares ton projet de recherche en amont, tu commences à bosser dessus, et tu le présentes quand tu as déjà du matériel. Tu gagnes du temps ainsi et pourra le finir en 3 ans d'inscription. Tu pourras toujours passer ton agreg après, pendant un poste d'ATER ou en prenant une année de dispo, bref, la thèse est à mon avis prioritaire.

Enfin voilà, j'ai fait long j'en suis désolée!!! Je ne sais pas ci c'était très pertinent mais c’est mon expérience. Bon courage à tous!

E-R
Bonjour à vous tous,

j'écris sur ce forum car je suis titulaire d'un master 2 recherche de lettres modernes et que je souhaiterais vivement poursuivre en doctorat.

Ma chargée de mémoire m'a conseillé (voire, recommandé) de passer l'agrégation avant d'entamer la thèse (en vue d'un contrat doctoral avant toute chose). Je sais bien que c'est un conseil tout à fait raisonnable, cependant, à l'heure actuelle, et pour des raisons personnelles, je ne pense pas pouvoir me projeter dans un poste de fonctionnaire et vivre en France toute ma vie. J'envisagerai d'enseigner à l'étranger dans ces prochaines années.

Ainsi, je me demandais s'il y avait parmi vous des thésards non-agrégatifs … que me conseilleriez-vous ?
Dans quelle mesure est-il possible de se voir accepté/e en thèse sans être titulaire de concours ? Est-il possible de remettre l'agrégation à la fin de la thèse ? Enfin, quelle liberté offrirait (ou enlèverait) l'agrégation ? Me serait-il possible d'enseigner dans le supérieur à l'étranger avec l'agrégation et une thèse ? le secondaire ?

En vous remerciant par avance pour vos réponses 🙂
Sophiecmll,

Je ne vais pas répondre à vos questions concernant la thèse et l'agrégation, mais je vais revenir sur l'un de vos a priori concernant la situation des fonctionnaires. Vous semblez penser qu'être fonctionnaire constitue un frein à l'expatriation. Or, ce n'est pas vrai du tout ! Je suis agrégé, je vis et travaille à l'étranger depuis plusieurs années, et je n'ai aucunement l'intention de rentrer en France. Les écoles françaises (ou à programme français) sont nombreuses à l'étranger et beaucoup emploient des titulaires de l'Éducation Nationale, et notamment des agrégés. En outre, certains fonctionnaires de l'Éducation Nationale occupent des postes dans le réseau culturel du ministère des Affaires Étrangères. Imaginer que l'agrégation vous contraindra à rester toute votre vie en France, c'est faire une erreur stratégique. En fait, c'est même l'inverse, car non seulement l'agrégation vous permettra de postuler en tant que titulaire, mais en plus elle vous permettra de vivre confortablement à l'étranger.

Je vous souhaite bonne chance pour la suite de votre parcours en lettres.
sophiecmll a écrit :Bonjour à vous tous,


Ainsi, je me demandais s'il y avait parmi vous des thésards non-agrégatifs … que me conseilleriez-vous ?

Je suis docteur en lettres, mais pas agrégé. J'ai fait ce choix parce que je ne souhaitais pas devenir universitaire. Dans ce cas de figure, l'agrégation ne me servirait à rien. En revanche, si on veut une carrière universitaire en lettres, en France ou à l'étranger, il est impératif de passer l'agrégation.

(sachant que, même avec l'agrégation et un bon CV, les chances de décrocher un poste universitaire sont très réduites).

- si les choses n'ont pas changé depuis mon époque, l'agrégation n'est pas obligatoire pour s'inscrire en doctorat. Elle est seulement fortement conseillée.

- l'agrégation est un concours externe qu'on peut passer à n'importe quel moment de sa carrière. Cependant, pour des raisons de préparation et d'efficacité, il est préférable de la passer dans la continuité de ses études, pour rester dans son élan. Reprendre l'agrégation après un vide de quelques années demande plus d'efforts, puisqu'il faut rattraper les choses qu'on a délaissées.

- avantages : on a un métier, professeur titulaire de l'enseignement public, avec 15 heures de cours au lieu de 18 et une meilleure paie que les certifiés. De plus, l'agrégation reste un passage obligé de n'importe quel CV académique digne de ce nom. Honnêtement, si vous visez une maitrise de conférence, en France ou à l'étranger, on considèrera qu'une agrégation ne doit être qu'une formalité pour vous.

- inconvénients : contrairement à une légende tenace, les agrégés n'ont pas de meilleurs postes en début de carrière. Il est possible de se retrouver en collège difficile avec une agrégation. Ensuite, il n'y a pas d'agrégation du privé -- on est forcément dans le public quand on la passe. Enfin, il existe une rivalité entre les ESPE et les universités, à cause de laquelle un candidat agrégé et doctorant peut quelquefois être mis sous pression dans le secondaire.

- Enseigner dans le secondaire en continuant à travailler sur sa thèse demande des efforts surhumains. Il faudra étaler le travail du thèse sur un temps beaucoup plus long. Comme le gouvernement cherche à réduire la durée des thèses, cela peut poser problème.

- Pour l'étranger, d'autres sauront vous guider mieux que moi. Cependant, contrairement à une autre erreur communément commise, l'agrégation est aussi valorisée à l'étranger. Les recruteurs éventuels connaissent le système français, et connaissent donc la valeur de l'agrégation. De toute manière, les recrutements sont tellement compétitifs dans le supérieur qu'il faut blinder son CV de toutes les manières possibles.