Zola, La Conquête de Plassans, chapitre 7 - L’abbé Faujas sentit ainsi un étrange effarement…

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour à tous,

Je suis une étudiante en droit et j'ai une option sur la littérature française. Seulement j'y suis depuis très peu et la prof vraiment trop sympa me donne à faire un commentaire de texte à l'oral pour la semaine prochaine. Seulement je n'arrive pas à trouver les figures de style, même si j'en connais quelques unes. Du coup, je sollicite votre aide pour m'aider à les identifier. Je précise que j'ai déjà un plan de commentaire avec quelques idées mais, l'analyse me manque puisque les figures de style et moi, ça fait 22. Cependant, j'ai relevé quelques idées dans le texte, si vous avez des idées dessus, je suis preneuse !! Merci à tous pour votre aide 🙂 🙂 🙂

Voici le texte : extrait du chapitre VII de la Conquête de PLASSANS.
L'abbé Faujas sentit ainsi un étrange effarement, au fond de cette maison si paisible. Marthe aimait certainement son mari d'une bonne amitié ; seulement, il entrait dans son affection une crainte des plaisanteries de Mouret, de ses taquineries continuelles. Elle était aussi blessée de son égoïsme, de l'abandon où il laissait ; elle lui gardait une vague rancune de la paix qu'il avait faite autour d'elle, de ce bonheur dont elle se disait heureuse. Quand elle parlait de son mari, elle répétait :
" Il est très bon pour nous… Vous devez l'entendre crier quelquefois ; c'est qu'il aime l'ordre en toutes choses, voyez-vous, jusqu'à en être ridicule, souvent ; il se fâche pour un pot de fleurs dérangé dans le jardin, pour un jouet qui traîne sur le parquet… Autrement, il a bien raison de n'en faire qu'à sa tête. Je sais qu'on lui en veut, parce qu'il a amassé quelque argent, et qu'il continue à faire, de temps à autre, de bons coups, tout en se moquant des bavardages… On le plaisante aussi à cause de moi. On dit qu'il est avare, qu'il me tient à la maison, qu'il me refuse jusqu'à des bottines. Ce n'est pas vrai. Je suis absolument libre. Sans doute, il me préfère me trouver ici, quand il rentre, au lieu de me savoir toujours par les rues, à me promener ou à rendre des visites. D'ailleurs, il connaît mes goûts. Qu'irais-je chercher au-dehors ? "
Lorsqu'elle défendait Mouret contre les bavardages de Plasans, elle mettait dans ses paroles une vivacié soudaine, comme si elle avait eu le besoin de le défendre également contre des accusations secrètes qui montaient d'elle-même ; et elle revenait avec une inquiétude nerveuse à cette vie du dehors. Elle semblait se réfugier dans l'étroite salle à manger, dans le vieux jardin ax grands bruis, prise de la peur de l'inconnu, doutant de ses forces redoutant quelque catastrophe. Puis, elle souriait de cette épouvante d'enfant ; elle haussait les épaules, se remettait lentement à tricoter son bras ou à raccommoder quelque vieille chemise. Alors l'abbé Faujas n'avait plus devant lui qu'une bourgeoise froide, au teint reposé, aux yeux pâles, qui mettait dans la maison une odeur de linge frais et de bouquet cueilli à l'ombre.
Bonjour,
je vous rassure même en master 2 de littérature française je ne suis pas une lumière en matière de figures de style!!
Mais je vois peut être une hyperbole dans la première ligne, suivie d'une antithèse (la stupéfaction face à "la paisible maison"),comme à la fin d'ailleurs avec l'image du contraste entre le linge frais et le bouquet cueilli à l'ombre.
Après le discours direct, il y aurait une asyndète (suppression des liens logiques) ce qui met en valeur la vivacité du récit, me semble-t-il. Le discours direct libre est à exploiter aussi dans ce sens…
Pour les figures de style elles sont là généralement pour donner de l'expressivité au texte ou mettre en valeur certaines images (chiasme, antithèse). Lire le texte à haute voix permet de mesurer l'effet désiré.
Bon courage!!
Moi non plus je ne suis pas une lumière en figure de style. Pour tout dire cela remonte au lycée, autant dire que ça date un peu. En tout cas, merci beaucoup pour votre aide 🙂

Je voulais juste savoir si le discours direct libre est bien de " Il est très bon pour nous ….. Qu'irais-je chercher au dehors ? "

Egalement le discours direct libre serait toute la fin du texte ?
Oui c'est tout à fait ça 😮n reconnait le DDL aux guillemets et au verbe introducteur.
Moi aussi je suis en reprise d'étude après un grand écart de 20 ans entre le lycée et l'université : ça fait 5 ans que je tiens le coup!!
Bon courage!!
Je dois dire que nous sommes assez proche en terme de rupture avec la littérature. Pour ma part, cela remonte à 4 ans !
Mais ce n'est pas lesujet ici.

Après une lecure plus approfondie, je pense avoir quelques figures de style (Pourriez vous me dire si cela pourrait correct ? merci )

Oxymore : " épouvante d'enfant "
Comparaison : " comme si "
Accumulation du vocabulaire de l'effroi : " Etrange ; crainte ; accusation secrète ; inquiétude nerveuse ; étroite ; peur 'inconnu ; épouvante ; quelque catastrophe ; froide ; ombre "


Aussi je voulais savoir si l'Asyndète était bien à partir de " Lorsqu'elle défendait …… à quelque vieille chemise " ??
Egalement concernant l'hyperbole, il s'agit bien de " l'étrange éffarement " ?

Merci beaucoup 🙂
Figures de style ?
Laissez donc tranquille les figures de style !
L'intéressant dans ce passage c'est le double sens du discours de Marthe : explicitement elle défend son époux, mais implicitement, elle l'accuse.
Il vous faut donc décortiquer, et mettre en lumière la façon dont Zola parvient à dire une chose en suggérant le contraire.
J'aimerais bien mettre de côté les figures de style mais, ma prof souhaite quand même en avoir quelques unes !
Signalez-les au fil du commentaire, en mettant bien en valeur l'effet de sens qu'elles produisent.
La figure pour la figure, cela n'a aucun intérêt.