Chateaubriand, Atala - La mort d’Atala

Entraide scolaire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Slt. Je voudrais savoir si vous aviez des problématiques à me proposer sur "La mort d'Atala" de Chateaubriand.

Merci d'avance
Bonjour.

As-tu essayé de rechercher la mort d'Atala commentaire avec Google ?
Oui. Mais je n'ai rien trouvé 😞

Peut-être as-tu un site à me suggeré? 😉
Bonjour,

Tu pourrais examiner comment ces funérailles sont traitées dans un style très romantique. Note que cette scène a été illustrée par un tableau très connu de Girodet.
Oui, je sais que Girodet a peint Les funérailles d'Atala. Notre professeur nous l'a montré comme "complémentaire".
Merci pour la problématique 🙂 .
Et je me demande aussi si celle-ci est bonne : Montrez une héroïne entre deux "mondes". (Je pense, ici, à la religion et à l'amour 😉 ) ??
Bonsoir,

S'il s'agit de commenter les funérailles, Atala n'est plus écartelée entre deux mondes.
Hum au fait ce n'est pas vraiment ça..
Le moment ciblé est entre son long discours qui reflète, justement, un côté religieux et amoureux et la fin est quand le père Obry à fait tout les gestes rituels et quand Chactas dit "Atala venait d'expirer".
La tableau n'accompagne que la fin de ce passage 🙂
Effectivement nous sommes embarqués dans une méprise.
Mets-nous le texte pour que nous puissions t'aider efficacement.
Voici le passage :
Ici la voix d'Atala s'éteignit ; les ombres de la mort se répandirent autour de ses yeux et de sa bouche ; ses doigts errants cherchaient à toucher quelque chose ; elle conversait tout bas avec des esprits invisibles.

Bientôt, faisant un effort, elle essaya, mais en vain, de détacher de son cou le petit crucifix ; elle me pria de le dénouer moi-même, et elle me dit :

« Quand je te parlai pour la première fois, tu vis cette croix briller à la lueur du feu sur mon sein ; c'est le seul bien que possède Atala. Lopez, ton père et le mien, l'envoya à ma mère, peu de jours après ma naissance. Reçois donc de moi cet héritage, ô mon frère, conserve-le en mémoire de mes malheurs. Tu auras recours à ce Dieu des infortunés dans les chagrins de ta vie. Chactas, j'ai une dernière prière à te faire. Ami, notre union aurait été courte sur la terre, mais il est après cette vie une plus longue vie. Qu'il serait affreux d'être séparée de toi pour jamais! Je ne fais que te devancer aujourd'hui, et je te vais attendre dans l'empire céleste. Si tu m'as aimée, fais-toi instruire dans la religion chrétienne, qui préparera notre réunion. Elle fait sous tes yeux un grand miracle cette religion, puisqu'elle me rend capable de te quitter, sans mourir dans les angoisses du désespoir. Cependant, Chactas, je ne veux de toi qu'une simple promesse, je sais trop ce qu'il en coûte, pour te demander un serment. Peut-être ce vœu te séparerait-il de quelque femme plus heureuse que moi… O ma mère, pardonne à ta fille. O Vierge, retenez votre courroux. Je retombe dans mes faiblesses, et je te dérobe, ô mon Dieu, des pensées qui ne devraient être que pour toi ! »

Navré de douleur, je promis à Atala d'embrasser un jour la religion chrétienne. A ce spectacle, le Solitaire se levant d'un air inspiré, et étendant les bras vers la voûte de la grotte : « Il est temps, s'écria-t-il, il est temps d'appeler Dieu ici ! »

A peine a-t-il prononcé ces mots, qu'une force surnaturelle me contraint de tomber à genoux, et m'incline la tête au pied du lit d'Atala. Le prêtre ouvre un lieu secret où était renfermée une urne d'or, couverte d'un voile de soie ; il se prosterne et adore profondément. La grotte parut soudain illuminée ; on entendit dans les airs les paroles des anges et les frémissements des harpes célestes ; et lorsque le Solitaire tira le vase sacré de son tabernacle, je crus voir Dieu lui-même sortir du flanc de la montagne.

Le prêtre ouvrit le calice ; il prit entre ses deux doigts une hostie blanche comme la neige, et s'approcha d'Atala, en prononçant des mots mystérieux. Cette sainte avait les yeux levés au ciel, en extase. Toutes ses douleurs parurent suspendues, toute sa vie se rassembla sur sa bouche ; ses lèvres s'entrouvrirent, et vinrent avec respect chercher le Dieu caché sous le pain mystique. Ensuite le divin vieillard trempe un peu de coton dans une huile consacrée ; il en frotte les tempes d'Atala, il regarde un moment la fille mourante, et tout à coup ces fortes paroles lui échappent : « Partez, âme chrétienne: allez rejoindre votre Créateur! » Relevant alors ma tête abattue, je m'écriai, en regardant le vase où était l'huile sainte : « Mon père, ce remède rendra-t-il la vie à Atala? » « Oui, mon fils, dit le vieillard en tombant dans mes bras, la vie éternelle! » Atala venait d'expirer.
J'avais pas remarqué…
Le prêtre ouvrit le calice ; il prit entre ses deux doigts une hostie blanche comme la neige,


Bravo l'artiste !
Les hosties sont déposées dans le ciboire !
Bonjour,

Tu peux avoir plusieurs angles d'attaque :
- une fin tragique qui est une autre formulation de ce que tu proposais,
- une apologie du christianisme,
- le christianisme au service du romanesque…
Merci beaucoup.
Donc on pourrait aussi dire : Montrez que ce passage possède les caractéristiques propres de Chateaubriand ?


Et j'aurais une autre question ..
Atala et Les Amours des deux sauvages dans le désert et René ont été publier avant le Génie du christianisme mais là où je suis un peu perdu est que les deux premiers roman font-ils parti d'un chapitre à l'intérieur du Génie du christianisme ??
Et aussi René est la suite d'Atala et Les Amours des deux sauvages dans le désert ?
Tu ne peux prendre comme problématique une tautologie.
Le texte étant de Chateaubriand, il est nécessairement caractéristique de Chateaubriand même s'il venait à différer de son style habituel.
Il vaut mieux choisir une problématique à partir de l'effet voulu par l'auteur.

Dans sa première édition, le Génie du Christianisme rédigé entre 1795 et 1799, mais publié en 1802 incluait les récits Atala et René écrits après en 1801 et 1802

René est bien la suite du roman Atala.
D'accord 😀 Merci beaucoup pour la problématique et le Génie du christianisme.