Bonjour,
Je suis en train de rédiger un livre sérieux, qui mêle Histoire et psychologie.
Je ne sais pas si je dois utiliser le "nous" dit "de modestie", ou bien le "je". De prime abord, je penche pour le "nous". Mais de temps à autre, je dois faire part au lecteur de mon expérience personnelle et le "je" me semble alors plus approprié. Ce qui revient à alterner "nous" et "je" et le résultat me paraît douteux.
J'ai donc besoin de vos avis bien inspirés.
Cordialement
Bonjour
Si tu veux que le lecteur s'identifie mieux avec ton livre moi je te propose d utiliser le Je, sinon tu peux utiliser le Nous. Mais c'est vrai que cette règle est plutôt pour le roman et le récit. S'il s'agit d'un autre livre c'est encore différent. Par exemple un livre avec un sujet scientifique nous assure mieux avec Nous. Parce que dans notre conscience on est en train de lire l'idée d un groupe et pas d'une seule personne, donc ça va présenter au lecteur une idée plus sûre , évidente et moins douteuse…
Cordialement
Sara
Personnellement, je n’utiliserais a priori ni le je ni le nous, qui me semblent beaucoup trop présomptueux, mais plutôt des formes plus impersonnelles telles que le on ("on observe que…; on peut considérer que…; on peut en conclure que…etc) ou encore le il : "il est possible de considérer que..; il est admis que…; il est observé que…; il est possible d'en conclure que…; il s'en déduit que…).
Mais ce n'est que mon avis. 🙂
Le mieux serait que vous nous donniez des extraits où vous hésitez entre le je et le nous.
Merci pour vos réponses.
J'en suis encore au stade du brouillon à vrai dire (pas croyable ce que c'est difficile d'écrire un livre).
Effectivement, le "on" est assez confortable.
Reste la question du vécu subjectif, de mes expériences personnelles. Peut-être puis-je les introduire en disant en substance, "le lecteur comprendra que soit abandonné le "nous" pour le "je" dans les lignes qui suivent" ?
Hem… Je ne me vois vraiment pas raconter ma vie en écrivant "nous"…
Il ne s'agit pas nécessairement de raconter votre vie en utilisant le nous. C'est mieux d'y avoir recours lors d'inévitables digressions sans rapport direct avec le récit.
moi personnellement je suis pas d accord avec ''ON'' quand qu il s agit de raconter la vie. Mais pour l autobiographie j apprécie bien les nouveaux romanciers qui ont invente des nouvelles forme. J Adore Enfance de Sarraute la on rencontre deux voix qui parlent ou bien Duras quand elle raconte sa vie avec ''Je'' mais cela transforme a ''Elle''… et voila il faut abandonner quand même des cliches…
Cordialement
Sara
Concernant les passages sur vos expériences personnelles, il me semble envisageable d'utiliser le "je".
Les faits vous concernant (les événements passés) peuvent sans doute être racontés avec "je".
L'analyse que vous faites aujourd'hui de ces faits également.
Il me semble en revanche difficile d'utiliser le "je" pour un discours plus général, même s'il se base sur vos expériences personnelles.
Mais tout cela reste bien théorique; il faudrait du concret 😉 .
Puisqu'il s'agit d'un "livre sérieux, qui mêle Histoire et psychologie", le on me paraît bienvenu. Pour l'emploi du je, il faudrait savoir de quelle manière vous (tu) [moi, j'ai du mal à choisir entre le vouvoiement ou le tutoiement 😉] comptez intégrer vos expériences d'histoire personnelle à l'Histoire. Est-ce pour illustrer vos propos ? Faire part d'une expérience vécue lors d'un événement historique ? Je le suppose.
La transition n'est pas facile, en effet. Il me semble inutile d'informer le lecteur à chaque passage du "nous" au "je", simplement sauter une ligne, choisir un autre format d'écriture et, pourquoi pas, mettre tout simplement des guillemets.
Avec la possibilité d'informer le lecteur dans la Préface.
Merci pour toutes vos réponses. La remarque de sara_laigle2005 est bonne à prendre entre toutes, effectivement, un peu d'originalité ne fait pas de mal. A creuser.
Merci encore.