Vous analyserez comment l’intensité des passions est exprimée dans les textes de Corneille, Hugo et

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, j'ai une question transversale pour lundi à faire
Je suis en 1ère
Mais je ne sais pas comment y répondre
Pour le corpus et la question ils se trouvent ici :

https://blog.crdp-versailles.fr/lelu/public/Lorenzaccio/CORPUS_THEATRE_EXCES.doc

J'ai fait mon introduction mais je bloque dans le développement, je ne sais pas par ou commencer …
Si vous pouvez me proposer un plan ça pourrais me débloquer je pense car je n'en trouve vraiment pas je cherche depuis assez longtemps ..
J'ai relever les questions rhétoriques, les procédés d'écriture, quelques figure de styles et des champs lexicaux mais je ne trouve pas de plan …

Merci d'avance pour votre aide

TEXTE 1 – Pierre Corneille, Horace, acte IV, scène 5, extrait, 1640
Camille, romaine et sœur d’Horace, aime Curiace qui vient de mourir de la main d’Horace.

CAMILLE
Donne-moi donc, barbare, un cœur comme le tien ;
Et si tu veux enfin que je t’ouvre mon âme,
Rends-moi mon Curiace, ou laisse agir ma flamme :
Ma joie et mes douleurs dépendaient de son sort ;
Je l’adorais vivant, et je le pleure mort.
Ne cherche plus ta sœur où tu l’avais laissée ;
Tu ne revois en moi qu’une amante offensée,
Qui comme une Furie (1) attachée à tes pas,
Te veut incessamment reprocher son trépas.
Tigre altéré de sang, qui me défends les larmes,
Qui veux que dans sa mort je trouve encor des charmes,
Et que jusques au ciel élevant tes exploits,
Moi-même je le tue une seconde fois !
Puissent tant de malheurs accompagner ta vie,
Que tu tombes au point de me porter envie ;
Et toi, bientôt souiller par quelque lâcheté
Cette gloire si chère à ta brutalité !

HORACE
Ô ciel ! Qui vit jamais une pareille rage !
Crois-tu donc que je sois insensible à l’outrage,
Que je souffre en mon sang ce mortel déshonneur ?
Aime, aime cette mort qui fait notre bonheur,
Et préfère du moins au souvenir d’un homme
Ce que doit ta naissance aux intérêts de Rome.

CAMILLE
Rome, unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !
Rome qui t’a vu naître, et que ton cœur adore !
Rome enfin que je hais parce qu’elle t’honore !
Puissent tous ses voisins ensemble conjurés
Saper ses fondements encor mal assurés !
Et si ce n’est assez de toute l’Italie,
Que l’Orient contre elle à l’Occident s’allie ;
Que cent peuples unis des bouts de l’univers
Passent pour la détruire et les monts et les mers !
Qu’elle-même sur soi renverse ses murailles,
Et de ses propres mains déchire ses entrailles !
Que le courroux du ciel allumé par mes vœux
Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux !
Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre (2),
Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en poudre,
Voir le dernier Romain à son dernier soupir,
Moi seule en être cause, et mourir de plaisir !

HORACE
C’est trop, ma patience à la raison fait place ;
Va dedans les Enfers plaindre ton Curiace.

CAMILLE
Ah ! Traître !

HORACE
Ainsi reçoive un châtiment soudain
Quiconque ose pleurer un ennemi romain !
(1) Furie : déesse de la vengeance chez les Romains
(2) Foudre : l’arme de Jupiter
Texte 2 - Victor Hugo, Hernani, acte II, scène 4, extrait, 1830
Doña Sol veut fuir avec Hernani, menacé de mort par le roi, mais Hernani refuse de lui faire courir ce danger.

DOÑA SOL.
Hernani! Dieu! Je tremble!
Eh bien! Hâtons-nous donc alors, fuyons ensemble!

HERNANI.
Ensemble! Non, non ; l'heure en est passée! Hélas!
Doña Sol, à mes yeux quand tu te révélas,
Bonne, et daignant m'aimer d'un amour secourable,
J'ai bien pu vous offrir, moi, pauvre misérable,
Ma montagne, mon bois, mon torrent ; — ta pitié
M'enhardissait, — mon pain de proscrit, la moitié
Du lit vert et touffu que la forêt me donne ;
Mais t'offrir la moitié de l'échafaud! Pardonne,
Doña Sol! L'échafaud, — c'est à moi seul!

DOÑA SOL.
Pourtant
Vous me l'aviez promis!

HERNANI, tombant à ses genoux.
Ange! Ah! Dans cet instant
Où la mort vient peut-être, où s'approche dans l'ombre
Un sombre dénouement pour un destin bien sombre,
Je le déclare ici, proscrit, traînant au flanc
Un souci profond, né dans un berceau sanglant,
Si noir que soit le deuil qui s'épand sur ma vie,
Je suis un homme heureux et je veux qu'on m'envie!
Car vous m'avez aimé! Car vous me l'avez dit!
Car vous avez tout bas béni mon front maudit.

DOÑA SOL, penchée sur sa tête
Hernani !

HERNANI
Loué soit le sort doux et propice
Qui me mit cette fleur au bord du précipice !
Il se relève
Et ce n’est pas pour vous que je parle en ce lieu,
Je parle pour le cil qui m’écoute, et pour Dieu.

DOÑA SOL.
Souffre que je te suive.

HERNANI.
Ah! Ce serait un crime
Que d'arracher la fleur en tombant dans l'abîme!
Va ; j'en ai respiré le parfum! C'est assez!
Renoue à d'autres jours tes jours par moi froissés.
Epouse ce vieillard. C'est moi qui te délie.
Je rentre dans ma nuit. Toi, sois heureuse, oublie!

DOÑA SOL.
Non, je te suis, je veux ma part de ton linceul!
Je m'attache à tes pas.

HERNANI, la serrant dans ses bras.
Oh! Laisse-moi fuir seul.

Il la quitte avec un mouvement convulsif.

DOÑA SOL, douloureusement, et joignant les mains.
Hernani! Tu me fuis ! Ainsi donc, insensée,
Avoir donné sa vie et se voir repoussée,
Et n'avoir, après tant d'amour et tant d'ennui,
Pas même le bonheur de mourir près de lui!

HERNANI
Je suis banni, je suis proscrit! Je suis funeste !

DOÑA SOL
Ah! Vous êtes ingrat!

HERNANI, revenant sur ses pas.
Eh bien! Non, non, je reste.
Tu le veux ; me voici. Viens! Oh viens dans mes bras!
Je reste et resterai tant que tu le voudras!
Oublions-les : restons.
Il l’assied sur un banc.
Sieds-toi sur cette pierre.
Il se place à ses pieds.
Des flammes de tes yeux inonde ma paupière :
Chante-moi quelque chant comme parfois le soir
Tu m’en chantais, avec des pleurs dans ton œil noir !
Soyons heureux ! buvons, car la coupe est remplie,
Car cette heure est à nous, et le reste est folie.
Parle-moi! Ravis-moi!… n'est-ce pas qu'il est doux
D'aimer et de sentir qu'on vous aime à genoux?
D'être deux? D'être seuls? Et que c'est douce chose
50 De se parler d'amour, la nuit quand tout repose ?
Oh! Laisse-moi dormir et rêver sur ton sein,
Doña Sol! Mon amour! ma beauté!

Bruit de cloches au loin.

DOÑA SOL, se levant effarée.

Le tocsin (1)!
Entends-tu? Le tocsin!
(1) Tocsin : sonnerie de cloche donnant l’alarme lors de catastrophes et annonçant l’issue fatale.
Texte 3 – Jean Giraudoux, Électre, acte II, scène 8, extrait, 1937 – Editions Grasset et Fasquelles.

Clytemnestre révèle à sa fille Electre la haine qu’elle vouait à son époux Agamemnon.
CLYTEMNESTRE.
Oui, je le haïssais. Oui, tu vas savoir enfin ce qu'il était, ce père admirable ! Oui, après vingt ans, je vais m'offrir la joie que s'est offerte Agathe (1) … Une femme est à tout le monde. Il y a tout juste au monde un homme auquel elle ne soit pas. Le seul homme auquel je n'étais pas, c'était le roi des rois, le père des pères, c'était lui ! Du jour où il est venu m'arracher à ma maison, avec sa barbe bouclée, de cette main dont il relevait toujours le petit doigt, je l'ai haï.
Il le relevait pour boire, il le relevait pour conduire, le cheval s'emballât-il, et quand il tenait son sceptre, et quand il me tenait moi-même, je ne sentais sur mon dos que la pression de quatre doigts : j'en étais folle, et quand dans l'aube il livra à la mort ta sœur Iphigénie, horreur, je voyais aux deux mains le petit doigt se détacher sur le soleil ! Le roi des rois, quelle dérision ! Il était pompeux, indécis, niais. C'était le fat des fats, le crédule des crédules. Le roi des rois n'a jamais été que ce petit doigt et cette barbe que rien ne rendait lisse. Inutile, l'eau du bain, sous laquelle je
plongeais sa tête, inutile la nuit de faux amour, où je la tirais et l'emmêlais, inutile cet orage de Delphes sous lequel les cheveux des danseuses n'étaient plus que des crins ; de l'eau, du lit, de l'averse, du temps, elle ressortait en or, avec ses annelages (2). Et il me faisait signe d'approcher, de cette main à petit doigt, et je venais en souriant. Pourquoi ?…
(1) Agathe : personnage de la pièce qui revendique sa liberté. (2) Annelages : boucles.
Bonjour,

Repère d'abord quelles sont les passions en cause.
Cherche ensuite quelle est leur origine commune.
Tu peux alors rendre compte de la violence de leur expression en présentant de manière groupée et ordonnée les procédés qui les sous-tendent :
- champs lexicaux,
- figures d'insistance
- affectivité débordante…
Les passions est amoureuse, dans chaque histoire il est question d'amoure
mais après je bloque .
Il faut que je réponde en 1 seul Paragraphe ou je peux suivre un plan en plusieurs parti et sous parti ?


Répondez svp c'est pour lundi et je suis toujours bloqué au même endroit 😞
EDIT: J'ai commencer à rédiger l'introduction et la rédaction du paragraphe en relevant le champs lexicaux de l'amour dans les 3 texte et les figure de style qui rendent compte de la violence
Bonsoir,

La passion conduit aussi à s'opposer à autrui, surtout à celui qui la contrarie. La perte de quelque chose d'essentiel (à préciser) engendre cette violence excessive.
Le plus important reste le comment.
Tu dois organiser les procédés qui sous-tendent cette expression non contenue.
Bonsoir ,
Merci de vos réponses.
N'y a-t-il pas un plan que je puisse suivre, car je n'ai fait qu'un seul paragraphe entre l'introduction et la conclusion.