Voltaire, Micromégas, chapitre 4 - Après s’être reposés quelque temps, ils mangèrent à leur déjeuner

Entraide scolaire

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Pour une analyse linéaire :I. Le premier § montre des attitudes communes des deux Saturniens.On peut relever leurs points communs ils sont étrangers, ils sont rapides, font le tour du globe en 36 heures, ils trouvent la méditerranée pas plus grandequ’ un lac. Ils cherchent tous deux si ce globe est habité.Même regard, mêmes impressions avec des yeux et des mains qui ne sont point proportionnés. Pour ces étrangers, tout est petit, ils ne soupçonnent point ..L’humour de Voltaire qui appelle un saturnien, le nain. (On est toujours le nain de quelqu’un !).II. Dans le second paragraphe, les différences se précisent et la partie dialoguée révèle une dimension philosophique :Extrait de l’article "philosophie" de l’Encyclopédie :"il n’admet rien sans preuve … Il aime beaucoup mieux faire l’aveu de son ignorance toutes les fois que le raisonnement et l’expérience ne sauraient le conduire à la véritable raison des choses".le nain fait des erreurs de raisonnement (on peut relever les arguments du nain)on notera l’alternance du discours direct et indirectl’attitude de Micromégas est plus philosophiquel’enjeu du débat entre les deux voyageurs

Bonjour,

Il me semble que le fil conducteur du texte est le changement de perspective pour dénoncer l’anthropocentrisme orgueilleux.

On pourrait tenter un découpage en trois parties :

1er paragraphe, la petitesse de la Terre perdue dans l’universle nain ne se comporte pas en philosophe : de "Le nain" jusqu’à "mal senti"la critique d’une création peu harmonieuse : le démiurge n’a pas bien travaillé.

Il s’agit d’une étude linéaire, et il n’y a objectivement que deux mouvements dans cet extrait, le récit du tour de la terre, et le dialogue qui suit. Je ne comprends pas pourquoi on en distinguerait trois, le fil conducteur étant, j’en suis d’accord, la relativité des choses et des jugements.

Ensuite quand on va étudier le détail, on s’attachera bien évidemment à la satire d’une exploration hâtive, à la mise en évidence le la relativité des choses, à la critique de l’orgueil des hommes qui se croient au centre du monde alors que ce ne sont que des invisibles pour des êtres qui seraient différents, à la critique d’un jugement (le nain) qui ne s’appuie sur aucun argument scientifique, mais uniquement sur ses sens (trompeurs comme on le sait bien depuis Montaigne et d’autres)… et à des tas d’autres choses.

On peut subdiviser le second paragraphe qui comprend deux moments différents : un dialogue suivi d’une diatribe. C’est une possibilité. Suivant le découpage retenu on n’aura pas la même perspective. Deux mouvements : critique marquée de l’anthropocentrisme. Trois mouvements : un philosophe qui, au nom de la raison, rabaisse l’orgueil humain et critique le démiurge (et ceux qui le vénèrent).

Je demeure sur mes positions, mais cela a peu d’importance, c’est le commentaire de détail qui suivra qui en a, et qui de toute façon est censé analyser tous les aspects du texte.