Latin - Doute sur un complément et le sujet d’un verbe

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Dans un relevé de sépulture du 18° siècle, je relève cette phrase latine après une déclaration de décès :

Heu ! fac me, deus, patrem videre in aeternae claritatis gaudio, et oret pro eo quisquis haec legevit.

1. à votre avis, ce "patrem", est-ce l'homme décédé, ou Dieu le Père ?
Faudrait-il traduire :
Ha ! mon Dieu, fais que je voie ce père (= l'homme décédé) dans la joie de l'éternelle lumière
ou :
Ha ! mon Dieu, fais que je voie le Père (= Dieu) dans la joie de l'éternelle lumière

2. Qui est sujet de "oret" ?
- Dieu que l'on vient de prier. Mais à ce moment-là, pourquoi la 3° personne du subjonctif et non la 2° personne de l'impératif ?
- L'homme décédé, mais alors pourquoi "pro eo" et non "pro se" ?

Cette traduction vous paraît-elle bonne :
Qu'il prie pour lui, quel que soit ce qu'il a amassé.

Je vous remercie de vos avis.
Hélas, mon Dieu, fais que je voie mon père dans la joie de la gloire éternelle et qu'il prie pour celui, quel qu'il soit qui a lu ces mots.
Merci beaucoup…
Je ne comprends pas bien pourquoi le prêtre a écrit : "Fais que je voie mon père…". Le prêtre n'est pas en effet le fils de la personne décédée (ils ne portent pas tous deux le même nom).
L'ajout de "mon" est de moi, car fac me videre eum/eam/eos aeternae claritatis gaudio avec des variantes est un classique des prières pour un ou ses parents, qu'ils soient vivants ou décédés.
Pourquoi serait-ce écrit par un prêtre si c'est un relevé de sépulture ?
Pourquoi serait-ce écrit par un prêtre si c'est un relevé de sépulture ?
Le registre est signé par le curé de la paroisse.
En latin ecclésiastique, le mot pater peut avoir de nombreux sens, parmi lesquels :
- l'évêque,
- le père abbé,
- le parrain (père selon la religion).

On peut évidemment éliminer Dieu le Père, auquel l'auteur de l'inscription ne demanderait pas de prier ! 🙂
Ce "patrem" reste un mystère, car la personne décédée n'était pas un ecclésiastique. C'était sans doute un modeste père de famille…
De toute évidence le je de ces lignes renvoie au fils du père décédé… Si le prêtre a signé le registre et s'il a écrit lui-même ces mots, n'est-ce pas tout simplement parce que lui savait écrire et connaissait le latin, contrairement à l'endeuillé ? D'ailleurs quoi qu'il en soit, si c'est le registre de la paroisse, c'est le curé qui s'en occupe et enfin voyons ces béotiens de laïcs n'iront sûrement pas y mettre leurs gros sabots tiens !
Erreur de lecture : legerit (subjonctif parfait, action antérieure à oret) et non *legevit. 🙂
On traduira donc par : "Que je voie mon père…"

Quant à la remarque d'Arthur, cette erreur de lecture change-t-elle quelque chose dans la traduction d'Anne ?
Pas vraiment, puisque *legevit était de toute façon un "barbarisme". "Quiconque aura lu…"