Bonsoir,
Dans certaines phrases j'ai tendance à confondre C.O.D. et compl. circonstanciel.
Par exemple :
"La nuit était sans étoile" --> "sans étoile" est un compl. circonstanciel de manière ou COD.
"Leurs yeux étaient vides" --> "Vides" est bien attribut ?
"Il en fut horrifié" --> "Horrifié" est toujours attribut ?
"L'homme rétorqua : Mais qui êtes vous ?" --> "Mais qui êtes vous ?" est bien COD ?
"Le mort-vivant lui répondit ceci : nous sommes entre deux mondes" --> le mort-vivant lui répondit quoi ? --> "ceci". Est-ce que c'est un COD ?
Merci d'avance !
Edit : Encore quelques questions sur le compl. d'objet indirect.
"Personne n'a de nouvelles de lui depuis longtemps." Il n'y a pas de COI là-dedans, non ?
"Cette skieuse n'a pas froid aux yeux". Pas de COI non plus, non ? Mais un COD : "pas froid aux yeux" ?
Merci d'avance !
Depuis quand une proposition indépendante peut-elle être COD ? Je pense plutôt que le problème qui se posait à Simon UA était d'identifier la fonction du qui interrogatif dans "Mais qui êtes-vous ?"
J'admets que c'est un peu audacieux…. 😜
Au temps pour moi !
Cependant, ces deux "indépendantes" ne le sont pas tant que ça, au fond.
On imagine mal "L'homme rétorqua." seul…
Autre remarque. Dans un cas comme :
Il me dit:"Je suis là". --> Il me le dit.
la proposition théoriquement non COD se muerait en pronom COD ?
Mais attendons que SimonUA précise sa question.
La position des guillemets après la flèche semblait pourtant indiquer que ce n'était pas le "qui" seul qui était concerné par son interrogation.
Il me semble, par contre, que ne pas avoir froid aux yeux est en soi une locution verbale (comportant ce que Jehan a mentionné plus haut).
Merci !
J'ai l'impression que dans le texte suivant il n'y a pas de COI. Juste des COD, des compléments circonstanciels et des attributs. Vous confirmez ?
La nuit était sans étoiles. Des corps inanimés déambulaient maladroitement sur le macadam. Leur yeux étaient vides, leur peau atrophiée. Personne ne savait d'où ils venaient, ni où ils se rendaient. Un homme croisa leur passage. Il en fut horrifié et pria tous les saints que sa foi lui accordait. Il croisa le regard de ces êtres inhumains. Ces apparitions le paralysaient. Une odeur de putréfaction envenimait l'atmosphère. L'homme était raide, l'angoisse le submergeait. Soudain l'un des cadavres ambulants se mit à parler : "retourne dans ton monde, ton âme n'a rien à faire ici." Incompréhension. L'homme rétorqua : "mais qui êtes-vous ?" Le mort-vivant lui répondit ceci : "nous sommes entre les mondes et nous cherchons la porte qui mène au royaume de la paix." Et il posa sa main sur les yeux de l'homme. "Va maintenant, et oublie ce que tu a vu." Et l'homme s'endormit. Le lendemain matin, il s'éveilla. Le corps transi de froid. Des voix se mêlèrent. Il déchiffra quelques bribes de phrases : "il s'est réveillé". " le coma n'a pas été trop profond." "il y aura des cicatrices." Et l'homme, à demi conscient, ne souhaita qu'une chose : s'endormir une nouvelle fois et oublier ses cauchemars, rejoindre le monde des vivants.
J'ai cherché des COI mais je n'en ai pas trouvé. 😞
Sauf peut-être :
"Soudain l'un des cadavres ambulants se mit à parler " Soudain un des cadavres ambulants se mit "à quoi ?" --> parler.
"Il en fut horrifié et pria tous les saints que sa foi lui accordait" Que sa foi lui accordait "à qui" --> lui.
"Il en fut horrifié" --> "Horrifié" est toujours attribut ? Oui.
J'y vois le verbe
horrifier en voix passive, où
en est le complément d'agent.
Le mort-vivant lui répondit ceci contient un COI / COS.
… tous les saints que sa foi lui accordait.
Tu as raison. La construction est
accorder qqch à qqn ; le COD, c'est
que, représentant les saints, et
lui est COI / COS.
Merci encore !
"Il s'est réveillé", est-ce que "réveillé" est un attibut ? Et le "s" un "COD" ? Il a réveillé qui ? --> lui. C'est un pronom réfléchi, non ?
En tout cas merci de votre aide et de votre patience ! 🙂
Non : ici, "réveillé" est le participe passé du verbe pronominal "se réveiller".
"Se réveiller" est ici conjugué au passé composé.
On peut considérer ici le pronom réfléchi s' comme un COD.
Soudain l'un des cadavres ambulants se mit à parler
Le statut de cet
à me semble ambigu.
Puisque la construction de base est
mettre qqch qqpart, je l'ai pris pour un CC.
Certains exigent qu'un complément circonstanciel soit facultatif. Pour eux, ce serait un complément second. (C'est l'avis du
TLF.)
En considérant que le
à est sans fonction, peut-on y voir même une proposition infinitive, tout comme les constructions
mettre + inf + qqch / qqn ?
BillM a écrit :Soudain l'un des cadavres ambulants se mit à parler
Le statut de cet à me semble ambigu.
Puisque la construction de base est mettre qqch qqpart, je l'ai pris pour un CC.
Certains exigent qu'un complément circonstanciel soit facultatif. Pour eux, ce serait un complément second. (C'est l'avis du TLF.)
En considérant que le à est sans fonction, peut-on y voir même une proposition infinitive, tout comme les constructions mettre + inf + qqch / qqn ?
Nous parlons bien de l'emploi pronominal ? Le passage pertinent dans le TLFi ne parle pas de complément second, ou je lis mal.
C. − Se mettre à
1. Commencer à faire quelque chose; entrer dans un processus.
a) Se mettre à + subst. (désignant un procès).Se mettre à la besogne, à la tâche, au travail. J'ai voulu d'abord me mettre à l'étude et j'ai commencé à lire quelque chose sur la philosophie de Kant (Maine de Biran, Journal, 1816, p.165).Nous serons prêtes! s'écrièrent à la fois Mimi et Phémie. Sur-le-champ elles se mirent à l'oeuvre, et pendant seize heures, elles ne quittèrent ni les ciseaux ni l'aiguille (Murger, Scènes vie boh., 1851, p.201).Les cinq hommes s'acheminèrent un matin vers cette pièce de terre et se mirent à l'ouvrage de suite et sans un mot, car la tâche de chacun avait été fixée d'avance (Hémon, M. Chapdelaine, 1916, p.59).
b) Se mettre à + inf.Je me suis mis à dessiner, ma chère cousine, depuis quelques jours, et cela m'a fait venir l'idée que je pourrais bien aussi mettre mes talens à profit (Sénac de Meilhan, Émigré, 1797, p.1672).Je saisis la petite terrine où mijotait la soupe; je m'assis à ma place familière, entre l'évier et le buffet de bois blanc, et je me mis à manger (Duhamel, Confess. min., 1920, p.116):
25. Nous allions nous la voir dans son jus, la vraie Afrique! Nous les passagers boissonnants de l'amiral Bragueton! Mais dès après les côtes du Portugal, les choses se mirent à se gâter. Irrésistiblement, certain matin au réveil, nous fûmes comme dominés par une ambiance d'étuve infiniment tiède, inquiétante. Céline, Voyage, 1932, p.140.
Le rôle de "à" me paraît assez semblable à celui qu'il y a par exemple dans
"apprendre à lire".
Mais je n'ai peut-être pas bien compris ta question.
Je répondais à
cette question de Simon :
Simon UA a écrit :J'ai cherché des COI mais je n'en ai pas trouvé. 😞
Sauf peut-être :
"Soudain l'un des cadavres ambulants se mit à parler " Soudain un des cadavres ambulants se mit "à quoi ?" --> parler.
J'ai pris la construction pronominale pour une variation de
la forme non pronominale.
− [Le compl. second. est un inf.]
♦ Mettre qqc. à + inf.
Le TLF parle de complément second, même quand il n'y a pas de préposition :
− [Le compl. second. est un inf.] Rare. Mettre qqn + inf.
Je suis d'accord avec Anne345 (Je me suis mis au dessin).
Encore merci ! L'air de rien ce petit texte est riche. 🙂
Dans "L'angoisse le submergait", le est COD aussi ?
Le mort-vivant lui répondit quoi ?ceci :
Ceci est COD aussi ?
Placé avant un verbe transitif direct, le pronom le est toujours COD…
Pour ceci, j'ai déjà répondu : c'est bien un COD de "répondit".
Merci, je n'avais pas vu.
C'est toujours sympa d'examiner un texte, même simple. On découvre sans cesse qu'il est plus riche qu'il n'en a l'air. 🙂