Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce forum. Je me permet de vous demander votre aide car j'ai un devoir à rendre en Français, une question sur Corpus plus précisément. Et je bloque complètement dessus..
Les textes sont :
- Derniers Vers de Ronsard.
- Cahier d'un retour au pays natal de Cesaire
- Le Parti-Pris des choses de Ponge.
Et la question est : "Comparer les fonctions de la poésie dans les trois poèmes suivants. "
Alors bien sur, j'ai commencer à faire quelques recherches, et à analyser les poèmes. Je me suis vraiment investi/concentrer dedans.. mais rien à faire, je ne comprend pas le sens de la question qui pourtant parait simple. Alors si vous pouviez m'aider, et me donner quelques conseilles, pour mieux comprendre. Ou un 'point de départ' pour bien commencer.. ça serait vraiment gentil.
J'espère que vous pourrez m'éclairer sincèrement. Je vous remercie d'avance.
Bonsoir,
Sans les textes, il est difficile de répondre.
A priori Ponge éduque notre regard, nous fait considérer les choses de manière nouvelle.
Césaire dénonce.
Quant à Ronsard, il cultive le lyrisme amoureux et élégiaque…
Voilà des pistes pour commencer, mais attention ! s'il y a des différences, il te faudra aussi examiner les points communs, notamment le traitement particulier du langage.
Les textes sont les suivants :
1er texte :
Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,
Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé ;
Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble.
Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,
Ne me sauraient guérir, leur métier m’a trompé.
Adieu, plaisant soleil, mon œil est étoupé,
Mon corps s’en va descendre où tout se désassemble.
Quel ami me voyant en ce point dépouillé
Ne remporte au logis un œil triste et mouillé,
Me consolant au lit et me baisant la face,
En essuyant mes yeux par la mort endormis ?
Adieu, chers compagnons, adieu, mes chers amis,
Je m’en vais le premier vous préparer la place. Pierre de Ronsard - Derniers Vers - 1586
2ème texte :
Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal (1947) Va-t’en, lui disais-je, gueule de flic, gueule de vache, va-t’en je déteste les larbins de l’ordre et les hannetons de l’espérance. Va-t’en mauvais gris-gris, punaise de moinillon. Puis je me tournais vers des paradis pour lui et les siens perdus, plus calme que la face d’une femme qui ment, et là, bercé par les effluves d’une pensée jamais lasse je nourrissais le vent, je délaçais les montres et j’entendais monter de l’autre côté du désastre, un fleuve de tourterelles et de trèfles de la savane que je porte toujours dans mes profondeurs à hauteur inverse du vingtième étage des maisons les plus insolentes et par précaution contre la force putréfiante des ambiances crépusculaires, arpentée nuit et jour d’un sacré soleil vénérien.
Au bout du petit matin bourgeonnant d’anses frêles les Antilles qui ont faim, les Antilles grêlées de petite vérole, les Antilles dynamitées d’alcool, échouées dans la boue de cette baie, dans la poussière de cette ville sinistrement échouées.
Au bout du petit matin, l’extrême, trompeuse désolée eschare sur la blessure des eaux ; les martyrs qui ne témoignent pas ; les fleurs de sang qui se fanent et s ‘éparpillent dans le vent inutile comme des cris de perroquets babillards ; une vieille vie menteusement souriante, ses lèvres ouvertes d’angoisses désaffectées ; une vieille misère pourrissant sous le soleil, silencieusement ; un vieux silence crevant de pustules tièdes, l’affreuse inanité de notre raison d’être.
Au bout du petit matin, sur cette plus fragile épaisseur de terre que dépasse de façon humiliante son grandiose avenir – les volcans éclateront, l’eau nue emportera les taches mûres du soleil et il ne restera plus qu’un bouillonnement tiède picoré d’oiseaux marins – la plage des songes et l’insensé réveil.
Le 3ème texte :
La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable… Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation.
Comme d'habitude Jean - Luc a répondu avec habilité.
Pense bien à citer des exemples des textes.
Présente leurs caractéristiques et confrontent les pour ressortir le point commun !
Merci beaucoup de votre aide !!!!!
Le point commun serait donc le langage?
Le point commun, c'est l'essence de la poésie. C'est exprimer une idée à l'aide d'images et/ou d'une musicalité particulière.
Je crois que je commence à comprendre. Merci beaucoup en tout cas, c'est très gentil !