La conscience nous permet-elle d’être à la fois libres et satisfaits ?

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

J'écris ce message car j'ai ma première dissert de philo à faire et vu que c'est la première, je suis pas vraiment sur de ce que je fait. Je suis en Tle S pour info. J'ai commencé à faire mon "brouillon" que je vais joindre ci-dessous. Dans ce brouillon figure mes trois différents parties ainsi que les arguments que je compte utiliser dans chacune de ces trois parties.
Ce serait sympa si vous pouviez lire ce que j'ai fait et me donner votre avis. C'est la première dissert en philo, et j'ai certainement pas envie de me planter o:.
Bref, voila mon "brouillon", avec l'intitulé du sujet :

Question :
La conscience nous permet-elle d’être à la fois libres et satisfaits ?


I/ Dans une certaine mesure, on peut penser que la conscience nous permet d'être à la fois libres et satisfaits:

- Tout Homme est dote d'un libre arbitre, ou d'une volonté, assez ample et parfaite. En effet, le libre arbitre d'un personne n'admet aucune borne, on peut ainsi être conscient de tout ce que l'on veut. Ainsi, la conscience dans ce cas nous a permis d'être libre et, puisque le désir est souvent synonyme d'"abondance", et que la satisfaction est liée au désir, la conscience dans ce cas nous a également permi d'être satisfait.
- Comparons la conscience avec celle d'un autre animal : "Les portes de sa prison se referment aussitôt ouvertes ; en tirant sur sa chaîne il ne réussit qu’à l’allonger [conscience de l'autre animal]. Avec l’homme, la conscience brise la chaîne. Chez l’homme, et chez l’homme seulement, elle se libère.". Bergson, Evolution créatrice.
Ainsi conscience chez l'Homme rime avec libre et potentiel infini. Ce sui lui permet d'être également satisfait, grâce à sa conscience.
- Conscience pour Bergson veut dire choix. Et en effet, à partir du moment où un être a une certaine intuition de soi et de la réalité qui l’entoure, il peut prendre par rapport à lui-même et au monde une certaine distance et un certain recul qui lui permettra au moins d’envisager plusieurs solutions possibles à une même difficulté et de choisir celle qui lui semblera la meilleure. Ainsi, l'Homme, doté selon ce même penseur, d'une exceptionnelle conscience, fera toujours les meilleurs choix, qui le guiderons vers la satisfaction des désirs et la liberté.
- De meme, qui dit Introspection dit Sentiment de liberté, ou encore, Satisfaction des désirs.


II/Cependant, d'autres éléments nous invitent à penser que la conscience ne nous permet pas à la fois d'être libre et satisfait:

- La satisfaction étant liée au désir et le désir étant subjectif et variait en fonction de chaque personne, il n'est pas certain que la conscience peut nous permettre à la fois d'être libre et satisfait. Par exemple : je m'aperçois que j'ai perdu du poids à la suite d'un régime que j'ai entrepris. Je suis donc satisfait de mon changement de poids, néanmoins, je ne puis me sentir libre, car du fait que j'ai décidé de perdre du poids, je me dois de respecter et de suivre à la lettre le régime que j'ai décidé d'entreprendre.
- Pour Sartre, la conscience est ce qui rend responsable, du simple fait qu'elle m'offre le choix. Mais il s'agit de responsabilité universelle. En effet, quand j'exécute un acte que j'ai choisi dans le but de devenir l'homme que je veux être, je crée en même temps une image de l'homme tel que j'estime qu'il devrait être en jugeant bon pour tous ce qui est bon pour moi. Par conséquent, écrit Sartre dans l’existentialisme est un humanisme, « quand nous disons que l'homme est responsable de lui-même, nous ne voulons pas dire que l'homme est responsable de sa stricte individualité, mais qu'il est responsable de tous les Hommes » car « en me choisissant, je choisis l'Homme ». Or, lorsqu'on est responsable de quelque chose, on a, par définition, des devoirs. Notre liberté est de ce fait restreinte : je ne peut pas me permettre d'énormes excès lorsque j'ai des responsabilités. Néanmoins, si j'ai choisit de devenir responsable c'est que j'en avais envie, que je le désirais, et qu'en devenant responsable, je satisferait un de mes désirs. Ainsi, dans ce cas, la conscience ne nous permet uniquement d'être satisfait.


III/ La folie des grandeurs peut mener l'Homme à sa perte :

- Vouloir à la fois se sentir libre et satisfait semble difficile, et tant bien même on arrive à ce sentiment "jouissif", on se rend vite compte que d'autre obligations nous attendent et que le sentiment de satisfaction est éphémère
- Cette quête du sentiment ultime semble cacher une volonté de retour vers la nature, belle et paisible. Or, plus l'Homme avance, chronologiquement parlant, plus il s'éloigne de sa quête.
- Une fois satisfait, on a de nouveaux désirs. Lorsqu'on a de nouveaux désirs l'on n'est plus satisfait. On cherche donc à satisfaire ses désirs une fois de plus. Ainsi naît un cercle vicieux ou l'Homme perd toute sa liberté.
- Ainsi, il est normal de penser que "la folie des grandeurs peut mener l'Homme à sa perte".

Si vous avez des questions, des remarques je suis ouvert. Merci vraiment pour l'aide, c'est sympa.

Cordialement,
Bonsoir,

Le point positif, c'est que tu as travaillé et tu batailles vraiment avec le sujet pour construire ton plan ; mais l'argumentation reste très imprécise (tu essaies tant bien que mal de lier liberté et satisfaction, mais souvent le lien que tu établis est arbitraire). Il faudrait qu'avant de monter ton plan tu envisages toutes les thèses possibles :

- La conscience rend libre et satisfait (deux possibilités : la liberté et la satisfaction naissent de la conscience mais n'ont aucun rapport ; ou on peut dériver l'une de l'autre (liberté=>satisfaction ou satisfaction=>liberté)
- La conscience rend libre mais pas satisfait (deux possibilités : la conscience ne rend pas satisfait ou c'est la liberté qui empêche la satisfaction)
- La conscience rend satisfait mais pas libre (deux possibilités : la conscience ne rend pas libre ou c'est la satisfaction qui empêche la liberté)
- La conscience ne rend ni libre ni satisfait etc…
- La liberté conduit à la satisfaction.
- La liberté empêche la satisfaction.
- La satisfaction conduit à la liberté.
- La satisfaction empêche la liberté.

Puis tu essaies de donner du sens à chacune des thèses, et tu cherches des arguments (il faut laisser tomber les noms d'auteur quand tu cherches les arguments, seulement répondre à la question : pourquoi la thèse est vraie ?). Cela devrait te permettre de recadrer un peu ton argumentation.
Achg96 a écrit :Bonjour,

Question :
La conscience nous permet-elle d’être à la fois libres et satisfaits ?


I/ Dans une certaine mesure, on peut penser que la conscience nous permet d'être à la fois libres et satisfaits:

- Tout Homme est dote d'un libre arbitre, ou d'une volonté, assez ample et parfaite Pourquoi parfaite ?. En effet, le libre arbitre d'un personne n'admet aucune borne, on peut ainsi être conscient de tout ce que l'on veut Tu glisses du libre arbitre à la conscience sans aucune justification ; la conscience est-elle une partie du libre arbitre?. Ainsi, la conscience dans ce cas nous a permis d'être libre et, puisque le désir est souvent synonyme d'"abondance", et que la satisfaction est liée au désir Tu introduis la notion de désir sans aucun lien avec ce qui précède, la conscience dans ce cas nous a également permis d'être satisfait.
- Comparons la conscience avec celle d'un autre animal : "Les portes de sa prison se referment aussitôt ouvertes ; en tirant sur sa chaîne il ne réussit qu’à l’allonger [conscience de l'autre animal]. Avec l’homme, la conscience brise la chaîne. Chez l’homme, et chez l’homme seulement, elle se libère.". Bergson, Evolution créatrice.
Ainsi conscience chez l'Homme rime avec libre et potentiel infini. Ce qui lui permet d'être également satisfait, grâce à sa conscience Pourquoi?.
- Conscience pour Bergson veut dire choix. Et en effet, à partir du moment où un être a une certaine intuition de soi et de la réalité qui l’entoure, il peut prendre par rapport à lui-même et au monde une certaine distance et un certain recul qui lui permettra au moins d’envisager plusieurs solutions possibles à une même difficulté et de choisir celle qui lui semblera la meilleure. Ainsi, l'Homme, doté selon ce même penseur, d'une exceptionnelle conscience, fera toujours les meilleurs choix, qui le guideront vers la satisfaction des désirs et la liberté. Là, tu arrives à lier liberté et désir.
- De meme, qui dit Introspection dit Sentiment de liberté, ou encore, Satisfaction des désirs.

Il manque une transition, c'est-à-dire souligner les limites de ce que tu as avancé.


II/Cependant, d'autres éléments nous invitent à penser que la conscience ne nous permet pas à la fois d'être libre et satisfait:

- La satisfaction étant liée au désir et le désir étant subjectif et variant en fonction de chaque personne, il n'est pas certain que la conscience peut nous permettre à la fois d'être libre et satisfait Pourquoi ? Tu donnes un exemple, mais tu ne justifies pas ce que tu avances. Par exemple : je m'aperçois que j'ai perdu du poids à la suite d'un régime que j'ai entrepris. Je suis donc satisfait de mon changement de poids, néanmoins, je ne puis me sentir libre, car du fait que j'ai décidé de perdre du poids, je me dois de respecter et de suivre à la lettre le régime que j'ai décidé d'entreprendre.
- Pour Sartre, la conscience est ce qui rend responsable, du simple fait qu'elle m'offre le choix. Mais il s'agit de responsabilité universelle. En effet, quand j'exécute un acte que j'ai choisi dans le but de devenir l'homme que je veux être, je crée en même temps une image de l'homme tel que j'estime qu'il devrait être en jugeant bon pour tous ce qui est bon pour moi. Par conséquent, écrit Sartre dans l’existentialisme est un humanisme, « quand nous disons que l'homme est responsable de lui-même, nous ne voulons pas dire que l'homme est responsable de sa stricte individualité, mais qu'il est responsable de tous les Hommes » car « en me choisissant, je choisis l'Homme ». Or, lorsqu'on est responsable de quelque chose, on a, par définition, des devoirs. Notre liberté est de ce fait restreinte : je ne peut pas me permettre d'énormes excès lorsque j'ai des responsabilités. Néanmoins, si j'ai choisit de devenir responsable c'est que j'en avais envie, que je le désirais, et qu'en devenant responsable, je satisferait un de mes désirs. Ainsi, dans ce cas, la conscience ne nous permet uniquement d'être satisfait. En fait, c'est l'inverse ; la responsabilité est le signe de ma liberté, mais elle crée une inquiétude permanente qui m'empêche d'être satisfait


III/ La folie des grandeurs peut mener l'Homme à sa perte :

- Vouloir à la fois se sentir libre et satisfait semble difficile, et tant bien même on arrive à ce sentiment "jouissif", on se rend vite compte que d'autre obligations nous attendent et que le sentiment de satisfaction est éphémère Argument faible
- Cette quête du sentiment ultime semble cacher une volonté de retour vers la nature, belle et paisible Pourquoi? . Or, plus l'Homme avance, chronologiquement parlant, plus il s'éloigne de sa quête.
- Une fois satisfait, on a de nouveaux désirs. Lorsqu'on a de nouveaux désirs l'on n'est plus satisfait. On cherche donc à satisfaire ses désirs une fois de plus. Ainsi naît un cercle vicieux ou l'Homme perd toute sa liberté.
- Ainsi, il est normal de penser que "la folie des grandeurs peut mener l'Homme à sa perte".
D'accord merci, jvais travailler un peu ça. Sinon, tu pense que la troisième partie est adéquate? Ou que je suis dans le HS? o:
Achg96 a écrit :D'accord merci, jvais travailler un peu ça. Sinon, tu pense que la troisième partie est adéquate? Ou que je suis dans le HS? o:
Pas vraiment HS, mais plutôt un travers rhétorique et moralisant. L'évaluation morale est rarement une bonne voie dans une partie, mais il est facile de recentrer ton propos, puisque tu montres que liberté et satisfaction sont impossibles dans la mesure où ils ne sont pas compossibles (=possibles en même temps, c'est-à-dire que l'on peut avoir ou l'un ou l'autre, mais pas les deux).
Cela tournerait peut-être mieux ainsi :
- La conscience rend libre et satisfait.
- La conscience ne rend ni libre ni satisfait.
- La consience rend libre ou satisfait (ou exclusif).

Ta deuxième partie, par ailleurs, n'est qu'une négation de la première partie, il est toujours plus subtil de transformer cette négation en affirmation.

Au lieu de "La conscience ne nous rend pas libres et satisfaits" => la conscience crée une angoisse permanente ou nous rend esclaves.

Il manque aussi dans ton analyse la mise en question que la conscience est la cause ("rend") de la liberté ou de la satisfaction ; elle n'en est peut-être pas la cause, mais l'observation, voire même elle peut créer l'illusion de la liberté (j'ai l'impression que je suis libre alors que je ne fais qu'adhérer à un déterminisme qui me travaille, cf. le texte de Spinoza sur la pierre qui roule).

Il y a deux grosses difficultés dans ton sujet :
- la première est qu'il mobilise trois termes dans une relation pourtant duelle. Dès lors, il faut examiner les relations des termes tous ensemble, mais aussi deux à deux, ce qui complique singulièrement la construction du plan.
- la deuxième est le sens de l'adjectif "satisfait" qui ne va pas de soi : satisfait de quoi ? de la liberté ? de notre état ?
Salut,

Merci pour tout ton aide.
Tu peux regarder sur ta messagerie privé si tu trouves le temps?

Cordialement,