Je lis cette phrase dans un récit de science-fiction (l'hydre, de Henry Sparks - 1966) :
Un homme surgit de nulle part vint s'asseoir à son côté. Tant il était silencieux, l'enfant crut d'abord qu'il eût été un chien errant, une grosse bête, mais il ne s'en effraya pas.
C'est bien sûr une traduction de l'anglais vers le français. L'expression à son côté n'est pas usuelle aujourd'hui. On dira plutôt à ses côtés, à sa gauche ou à sa droite. Néanmoins (et voici ma question), est-ce une faute ?
Merci pour vos lumières ++
Bonsoir,
La langue française n'est pas une collection de mots ou d'expressions usés fréquemment Par conséquent, à son côté est correct, bien qu'imprécis puisque l'on ne précise pas lequel. A côté est par ailleurs sans article, donc on pourrait intercaler autant un pronom possessif qu'un article indéfini ou défini. A ses côtés est confus quand on parle de deux personnes, car l'une ne peut se mettre de par et d'autre de l'autre personne, et il est pourtant souvent utilisé. Pour ma part, il me semble avoir récemment vu " à son côté ".
Selon le Tlf :
Rem. On rencontre dans la documentation au(x) côté(s) de, loc. prép. Auprès de. Marcher au côté d'une jolie fille (Montherlant).
Puisque singulier et pluriel se rencontrent tous deux dans ce sens, l'on peut admettre aussi bien
à son côté qu'
à ses côtés.
D'ailleurs, à l'article
côté, le Robert des Difficultés précise :
Être au côté de quelqu'un est en général au singulier, mais le pluriel est acceptable.
Merci beaucoup pour ces précisions très intéressantes ++
La faute de français (car il y en a bien une…) est ici :
Tant il était silencieux, l'enfant crut d'abord qu'il eût été un chien errant, une grosse bête, mais il ne s'en effraya pas.
Ce conditionnel passé seconde forme ne se justifie absolument pas : l'enfant crut d'abord
que c'était un chien errant…
Delia a écrit :La faute de français (car il y en a bien une…) est ici :.
Il y en a une autre dans cette phrase :
Un homme surgit de nulle part vint s'asseoir à son côté.
C'est en principe soit
Un homme surgi de nulle part vint s'asseoir à son côté
soit
Un homme surgit de nulle part, vint s'asseoir à son côté.
Je n'avais pas fait le ménage à fond :
Tant il était silencieux, l'enfant crut d'abord qu'il eût été un chien errant, une grosse bête, mais il ne s'en effraya pas
.
Tant ne convient pas ici.
Il fallait écrire :
Il était si silencieux que l'enfant crut d'abord qu'il eût été un chien errant, une grosse bête, mais il ne s'en effraya pas.
Comme si si n'est pas très heureux, on peut dire :
Il était tellement silencieux que l'enfant crut d'abord qu'il eût été un chien errant, une grosse bête, mais il ne s'en effraya pas.
crut d'abord que c'était... Comme déjà corrigé plus haut.