Bonsoir Marina,
Je ne te juge pas.
Tu n’as pas eu la matière pour te sentir rassurée sur quelques objets d’étude.
Essayons d’abord le théâtre :
Le théâtre : Genres et sous-genres théâtraux
I. Le texte dramatique
Un texte de théâtre est composé de trois types d’énoncés qu’on peut distinguer typographiquement :
• Le texte en caractères d’imprimerie traditionnels correspond aux paroles des personnages. Ex : Achève, et prends ma vie.
(Le Cid, I, 3 Corneille).
• Le texte en capitales indique le nom des personnages en scène et notamment celui de celui qui prend la parole.
Ex : DON DIEGUE - Achève, et prends ma vie. (ibid.)
• Le texte en italique apporte des informations spatiotemporelles, c’est-à-dire relatives au lieu et au moment de l’action, mais aussi sur les gestes, les intonations, les costumes même des personnages. Ex : DON DIEGUE, mettant l’épée à la main -
Achève, et prends ma vie.
Ces deux derniers types d’énoncés sont fréquemment
regroupés sous le terme d’indications scéniques ou
didascalies et sont particulièrement utiles aux comédiens et au
metteur en scène.
II. Une communication peu ordinaire
Hormis le fait qu’il est tantôt rédigé en vers, tantôt en prose, le texte de théâtre obéit à un système d’énonciation particulier. En effet, l’énoncé théâtral a la particularité de :
• mettre en parallèle deux émetteurs : les personnages qui parlent et le dramaturge, auteur de la pièce, qui, au travers des didascalies, organise et règle son oeuvre.
• s’adresser à trois récepteurs : les personnages auxquels d’autres s’adressent, le metteur en scène et les comédiens qui interprètent le message de l’auteur et, enfin, les spectateurs, destinataires essentiels des informations échangées sur scène.
On parle au théâtre de double énonciation.
III. La parole théâtrale
Pour étudier la parole théâtrale, il convient d’isoler et de définir des éléments spécifiques.
• La réplique, qui correspond aux paroles qu’un personnage adresse à un ou plusieurs autres dans la pièce.
• Le dialogue, qui désigne une conversation entre deux ou plusieurs personnages et qui permet bien souvent de caractériser la nature des relations.
• Le monologue, discours dans lequel un personnage, seul en scène, s’exprime et informe le public de ses sentiments. Le monologue est une convention indispensable au bon fonctionnement et à la compréhension de la pièce. On le trouve essentiellement dans le théâtre classique et romantique.
• L’aparté (de l’italien a parte, à part) est un discours bref qu’un personnage s’adresse à lui-même, à l’insu des autres personnages présents sur scène. L’aparté figure le décalage entre ce qui est dit et ce qui est pensé par un personnage, et rend, par conséquent, le public complice.
• La tirade est une longue réplique, savamment construite et organisée, mêlant, dans des phrases complexes, arguments et interrogations.
• Le récit, rare au théâtre, désigne le discours d’un personnage racontant un événement produit dans le passé ou hors la scène. Il concerne, bien souvent, ce qui était jugé obscène pour des raisons de convenance (duels, adultères…) ou ce qui était techniquement difficilement réalisable (batailles…).
• La stichomythie est un enchaînement rapide de répliques brèves, souvent de grande intensité, qui rythme l’action. Elle simule un duel verbal et peut aller du registre comique au registre tragique.
• La sentence est une formule généralisante qui, du fait de son universalité, se détache du discours.
Ex : A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. (Le Cid, II, 2)
• Le quiproquo (du latin quid pro quod, quelque chose pour quelque chose d’autre) se fonde sur un malentendu, une méprise, qui fait prendre un personnage, un objet, une parole, pour un autre. Il est fréquemment à l’origine de situations comiques.
IV. Les genres et « sous-genres » théâtraux
Au XVIIe siècle se mettent en place les principes théoriques de la dramaturgie classique, dominée par la séparation des genres et le respect des règles. Un hiérarchie des genres théâtraux se met en place dans laquelle on distingue :
• La tragédie (du grec bouc, en référence à l’animal qu’on sacrifiait) met en scène des personnages nobles et héroïques placés face à des obstacles voulus par la fatalité dans une action dont le dénouement sera malheureux. La tragédie vise à émouvoir en suscitant admiration et pitié chez les spectateurs. Racine et Corneille (XVIIe) sont considérés comme les deux grands tragiques français.
• La comédie met en scène des personnages souvent stéréotypés qui provoquent le rire dans des actions entravées par des obstacles dus, non plus à la fatalité, mais aux moeurs et aux caractères. On distingue 4 grands types de comiques : le comique de gestes, celui de mots, le comique de situation et celui de caractères. Molière est le grand auteur comique français.
• D’autres sous-genres théâtraux existent aussi tel que le drame romantique (qui rejettent les règles classiques et présente la complexité humaine), le drame bourgeois (à visée morale), le vaudeville, le mélodrame et le théâtre de l’absurde (au XXe siècle).
MemoPage.com SA © / nov. 2002 / ISSN : 1762 - 5920 / Auteur : Anne Parras
Est-ce que ce condensé peut t’aider ?
A toi de poser les bonnes questions pour avoir la bonne aide de dernière minute !
Merci beaucoup Jean-Luc: ton condensé reprend très bien les lignes essentielles de la séquence sur le théâtre. J'ai en fait plus de difficultés avec la poésie vue qu'on l'a parcouru avec une vitesse beaucoup plus rapide…
Alors si tu pouvais m'aider là-dessus, je t'en serais reconnaissante.
Encore une fois MERCI.
Bonsoir Marina,
Une leçon sur la poésie en deux temps :
Les différents genres de poésieOrigines antiques
La poésie est un genre ancien, probablement aussi ancien que les civilisations humaines. Aussi loin que l'on puisse remonter dans le temps, il semble en effet que toutes les cultures humaines, parce qu'elles n'avaient pas encore connaissance de l'écriture ou par choix délibéré, ont eu recours à une tradition orale pour fixer leur histoire et relater le mythe de leurs origines (voir mythologie). Le langage rythmé, scandé, associé sans doute à la musique, était utilisé pour véhiculer les faits essentiels, fondateurs de l'histoire des peuples. Dans l'Antiquité grecque, la figure du poète était incarnée par Orphée, personnage légendaire qui séduisait les dieux, les hommes et les bêtes par la beauté de son chant accompagné de la lyre. Orphée a été celui qui est allé dans le domaine des morts. Avec Orphée la poésie charme (c’est-à-dire envoûte : carmen qui a donné charme est une incantation magique) elle entretient des liens étroits avec l’univers religieux, la poésie est instrument de connaissance et d’action.
La poésie apparaissait alors comme un don divin : le poète était inspiré par les Muses, filles de Mnémosyne (la Mémoire), et par Zeus, qui lui permettaient de manier le langage et de conférer aux mots une beauté et un pouvoir hors du commun. Pour Platon, le poète était habité par l'« enthousiasme » poétique, sorte de présence divine, et les beaux poèmes n'étaient pas le produit de l'art des hommes, mais bel et bien l'œuvre des dieux.
À l'origine, la poésie a utilisé la voix et s’est trouvée très liée au chant et à la musique : les « aèdes » grecs chantaient leurs poèmes, le roi David dansait et chantait ses psaumes adressés à Yawhé. Plus tard, au Moyen Âge, les troubadours et les trouvères s’accompagneront du luth ou de la viole. C'est à cause de cette oralité que la poésie développa des moyens mnémotechniques sonores : le vers, scandé par la rime, la régularité du rythme et les rappels sonores (assonances, allitérations, etc.), étaient là pour aider l'auditeur à retenir le poème. Cet art du récit s’est perpétué chez les griots africains.
Classification des genres poétiques
a) D'après la façon dont la poésie nous présente les choses :
1 elle les raconte: épopée;
2 exprime nos sentiments à leur propos: lyrisme;
3 les met en scène: drame, tragédie, comédie;
4 réfléchit à leur sujet, raisonne, enseigne: poésie didactique.
b) D'après la mission donnée à la poésie :
I. DÉCRIRE
(cf. Horace: « ut pictura poesis», la poésie est une peinture).
Exemples: Pléiade; Régnier; Boileau (Satires III, VI, X, etc.); postclassicisme (spécialement abbé Delille); Chénier; pittoresque romantique; Victor Hugo (Orientales, Légende des Siècles), Musset, Gautier; intimisme (Coppée); Parnasse, Baudelaire (êtres et paysages parisiens) etc.
La théorie de l'art pour l'art
Gautier expose la théorie de l'art pour l'art dans la préface de son roman, Mademoiselle de Maupin (1836). On s'est souvent contenté de souligner l'aspect négatif de cette théorie, ses refus, sans montrer assez ses aspects positifs, les valeurs qu'elle défend.
L'idée fondamentale, c'est que l'art n'a d'autre but que lui-même. La création artistique doit être parfaitement gratuite: « II n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien; tout ce qui est utile est laid.» Un triple refus découle de cette conception:
• refus de la poésie politique à la façon de Hugo (l'art est indifférent au progrès social),
• refus de la poésie philosophique à la manière de Vigny (l'art n'a pas à transmettre des idées ou une morale);
• refus de la poésie sentimentale à la façon de Lamartine, car le lyrisme est trop souvent un laisser-aller dont la forme pâtit.
Tels sont les refus. Quant aux valeurs défendues, elles sont essentiellement la beauté et la liberté. Dans le poème L'Art, Gautier a exprimé son culte pour la belle forme que seul peut dégager un long et pénible travail. L'artiste est libre de peindre ce qu'il veut. L'accuser d'être immoral ou mensonger, c'est lui faire un faux procès, car son domaine n'est ni le Bon, ni le Vrai, c'est le Beau. Toute censure est donc absurde, et la seule critique admise est celle qui porte sur la qualité artistique de l'œuvre.
II. ORNER ET METTRE EN VALEUR UNE PENSÉE CLAIRE:
Conception du XVIIe et du XVIIIe siècles : cf. Corneille, Racine, La Fontaine, Boileau, Voltaire. La pensée pourrait appartenir à la prose, la poésie est dans la forme (valeur mnémotechnique du vers, images, rythme oratoire, musique).
Cas particulier: la poésie philosophique : système organisé (Voltaire dans le Mondain ou le poème sur le désastre de Lisbonne); poésie vibrant d'une passion philosophique (ce qui ajoute les sentiments à la pensée) : Vigny, Victor Hugo, ce qui conduit au symbole: ex. Vigny (Moïse, Bouteille à la mer, etc.); la poésie condense alors la pensée, lui donne plus de force et d'éclat (La « Bouteille à la mer » de Vigny est le symbole de cette poésie. De même que la bouteille protège le message de toutes les vicissitudes de l’océan, la poésie est l’écrin qui magnifie la pensée, lui donne l’éclat et la pérennité du diamant). Grandeur de cette poésie; richesse et beauté des idées : Dante et sa Divine Comédie, de nos jours, Patrice de la Tour du Pin.
On peut ranger sous cette rubrique la poésie comme art de cour, flatterie ou monument dressé au pouvoir : L’Enéide de Virgile, La Franciade de Ronsard, La Henriade de Voltaire. Ce peut être le divertissement de salon, pure mise en forme, qui peut sombrer dans la préciosité (le sonnet des Femmes savantes de Molière).
III. EXPRIMER LES ÉMOIS DU CŒUR:
En les intellectualisant sous forme d'idées, et en les ornant des prestiges de la suggestion et du rythme du style poétique.
a) Conception surtout romantique : le poète exprime son monde intérieur et sert en même temps d'« écho sonore » à tous les sentiments humains.
b) La forme est surtout un ornement; mais il y a, en plus, l'idée que déjà la sensibilité, par son caractère irrationnel, est une attitude poétique qui saisit ce qui échappe à la raison claire.
On parlera de lyrisme.
Le terme « lyrisme» vient de la lyre, nom de l'instrument de musique dont Orphée accompagnait, d'après la tradition, ses chants. On utilise ce terme pour définir l'expression de l'affectivité. À travers la littérature de toutes les époques, on retrouve des thèmes dits lyriques exprimés par des procédés stylistiques récurrents.
1 Les thèmes
La poésie lyrique se nourrit de toute la gamme des sentiments et des émotions que ressentent les êtres humains. Ces thèmes figurent dans tous les domaines littéraires: poésie, théâtre, roman.
• L'amour : la poésie se fait séduction érotique. On la trouve dans le Cantique des cantiques biblique, dans la poésie orientale, dans l’art des troubadours dont la courtoisie s’est inspirée de l’orient et de ses raffinements découverts au cours des croisades. C'est peut-être là le thème le plus fréquent de la poésie lyrique présent dans les sonnets de la Pléiade (Louise Labé, Ronsard ou, après les Romantiques, chez Apollinaire, Desnos, Éluard, Aragon (Elsa, les Yeux d’Elsa, Le Fou d’Elsa).
• La nature ou le monde. Cadre et inspiratrice de sentiments divers, la nature est au centre du lyrisme, tant ses manifestations (orages et intempéries) peuvent être comparées à celles de l'affectivité humaine. Elle inspire la mélancolie du soleil couchant, se prête aux métamorphoses de l'inspiration, entretient avec le poète des relations de familiarité ou de mystère sacré. Elle est souvent associée au temps.
• Le temps et la mort. Autre source d'émotions et de sentiments, le temps est presque toujours vécu dans une relation d'hostilité. Sa disparition, le sentiment du caractère éphémère de toutes choses inspirent au poète de mélancoliques réflexions ou des constats angoissés. Avec le temps s'expriment le bilan douloureux d'une vie, le chagrin de vieillir, la certitude de se rapprocher de la mort. Baudelaire l'associe au spleen, Musset au désespoir, Ronsard à l'espoir de l'immortalité. Les poèmes du temps traduisent de vives émotions et réactions.
Ces thèmes peuvent se recouper et s'enrichir : l'amour et le temps, la nature et la mort, le temps et le malheur, le malheur et la mort, la nature et l'amour. Leur association constitue le lyrisme élégiaque, associé à la tristesse, au chagrin, au regret. Mais il existe également un lyrisme du bonheur et de l'espoir, des textes engagés exprimant que la seule espérance, en période de guerre, est la recherche de la liberté.
2 L'écriture lyrique
Le lyrisme est également identifiable à certains procédés d'écriture.
• Le vocabulaire de l'affectivité. Il permet de déterminer les thèmes lyriques.
• L'emploi du Je. Le je est tout indiqué pour exprimer des sentiments, des réactions et des émotions. Il fait référence à l'expérience du poète qui parle et qui traduit ce que lui seul a éprouvé. Mais au-delà de cette voix unique, le je sert souvent à transcrire une expérience dans laquelle d'autres pourront se reconnaître, à travers des sentiments similaires. Le lyrisme permet alors la rencontre des sensibilités, ce que favorise l'emploi de figures de rhétorique.
• Les figures de style. Sont privilégiées toutes celles qui permettent de mieux transcrire ce qui est difficile à cerner, sentiments nuancés, émotions diverses et spontanées. Les comparaisons et métaphores permettent les rapprochements entre le monde concret et les différents domaines de la sensibilité. C'est à travers elles que s'exprime l'expérience des « correspondances ». Les allégories font surgir l'incarnation de l'angoisse ou du temps. Les anaphores rappellent le caractère obsessionnel ou persuasif de certains sentiments. Les antithèses soulignent les innombrables paradoxes du monde de l'affectivité.
• L'expression des sentiments se fait aussi à travers les rythmes, des césures fortes, chutes de certains sonnets, harmonie des parallélismes et des sons, musicalité des vers impairs comme Verlaine qui, dans son "art poétique", écrivait :
"De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair,
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose".
Les thèmes lyriques varient peu, pas plus que le cœur humain : seules les formes d'expression se modifient, en fonction d'une sensibilité historique, de choix personnels et de courants littéraires.
IV. ENTRAINER, POUSSER A L'ACTION, ÉVEILLER L'ENTHOUSIASME:
Le messager des hommes
Mage visionnaire, le poète est un guide et un porte-parole qui sait donner forme aux préoccupations, aux soucis et aux espoirs des hommes. Il se charge ainsi de témoigner de leur vie, mettant son art au service de leur instruction et de leur réflexion : La Fontaine dans ses fables, Boileau dans ses satires mettent en scène avec fantaisie ou ironie une humanité censée se corriger en se reconnaissant dans l'image qui lui est offerte. À d'autres époques, le poète célèbre les images nouvelles et séduisantes d'un univers dans lequel il sait déceler les promesses d'une ère de progrès. C'est ce que font Verhaeren, Apollinaire, Cendrars au début du XXe siècle. Lorsque les événements historiques se chargent de violence et de haine, il incombe au poète de s'engager, parce qu'il est concerné, en situation, comme le rappelle Sartre. Témoigner, rassembler, dénoncer tels sont les devoirs que s'imposent les poètes engagés, au péril de leur vie, bravant les interdits et les menaces. Ronsard, Agrippa d'Aubigné, Chénier Hugo, depuis Guernesey, et les poètes de la Résistance ont joué ce rôle dangereux en faisant de leur plume une arme et de leur inspiration un message unificateur. Le poète est en effet celui qui, plus que quiconque, détient la maîtrise des mots, qu'il utilise tour à tour pour charmer ou pour combattre.
Il s’agit là aussi d’exprimer des sentiments intimes, mais avec le désir de faire réagir son lecteur, de le pousser vers l’action.
a) Ex. la poésie antique dont les genres correspondaient aux différents mouvements que la poésie peut éveiller dans l'âme; l'épopée; les Châtiments de Victor Hugo; poèmes de Claudel, de Péguy; des écrivains de la résistance comme Eluard, Aragon.
b) Procédés favoris: sentiments simples, lieux communs, animés par des images frappantes, des symboles élémentaires, l'obsession du rythme.
V. LA POÉSIE CONNAISSANCE, CRÉATION OU LIBÉRATION:
Le poète messager du divin
Nous sommes là dans la tradition orphique. Le poète est un être inspiré, doté d'un pouvoir de divination : il voit ce qui reste invisible aux autres hommes. Cette conception, reprise par la Pléiade, confère au poète un rôle quasi religieux. Ronsard parle de devins, augures et prophètes, et Du Bellay accorde à celui qui écrit de la poésie le pouvoir magique de métamorphoser les sentiments et l'expérience en sortilège et en enchantement. C'est aussi l'idée qui parcourt le XIXe siècle et que reprend Saint-John Perse dans son discours de Stockholm. Visionnaire selon Hugo, « voyant » selon Rimbaud, le poète est aussi celui qui, passant à travers une « forêt de symboles », établit, dans une « nature-espace de communication avec le divin », une relation avec les choses secrètes dont la réalité n'est que l'apparence. Le sonnet « Correspondances » explique ce cheminement, grâce aux synesthésies, qui annoncent le langage accessible à tous les sens de Rimbaud. L'affirmation de Baudelaire : « Tu m’as donné ta boue et J'en ai fait de l'or », symbolise ce rôle de magicien et d'alchimiste. La quête poétique, orientée vers l'idéal, ou « l'azur », est la recherche des significations du monde, et une tentative d'explication de la relation complexe qui unit l'être humain à l'univers. C'est aussi l'orientation du Surréalisme (décalquer l'invisible), qui va plus loin encore dans l'exploration de l'inconscient.
Le poète maître du langage
Magicien des mots, le poète détient l'art de la composition musicale et des images. Il crée cette « sorcellerie évocatoire » dont parle Baudelaire. Il fait alors du langage plus qu'un moyen d'expression mais un instrument de révélation du monde ou des sentiments, un « outil» d'investigation, générateur de découvertes. Inventeur de formes nouvelles, il est aussi celui qui apprend aux hommes les infinies possibilités du langage, que l'usage courant banalise et affaiblit.
Le poète est un voyant et l'attitude poétique ne consiste pas seulement à exprimer les réalités dans un certain style, mais à les voir d'une façon fondamentalement différente de celle du prosateur. Au monde logique que peuvent connaître science, raison, esprit de finesse, la poésie préfère le domaine de l'irrationnel qu'elle seule peut explorer, car l'état poétique est voisin de l'état mystique (et donc essentiellement différent de l'émoi de la sensibilité) et que, seule, elle peut, sinon éclairer, du moins faire entrevoir par intuition, grâce à la magie irrationnelle de son langage.
Pour Baudelaire, l'Art, écrit avec une majuscule, a sans conteste une valeur religieuse, voire quasi-mystique. C'est un instrument de connaissance, un sacerdoce auquel doit se consacrer le poète exilé, chassé d'un paradis perdu à une époque antérieure, s'il veut retrouver le "vert paradis", ce monde surnaturel dont le monde réel n'est que l'image affadie et même désespérante, en tout cas insatisfaisante. En même temps qu'il investit l'Art de cette ambition métaphysique, le poète lui attribue une finalité technique : être le moyen sublime de recréer l'unité perdue, de produire l'ivresse sacrée par sa "sorcellerie évocatoire", "sa magie incantatoire". Par sa souplesse à traduire les "correspondances", le langage poétique peut nous ouvrir "les portes de corne et d'airain" (Gérard de Nerval), nous guider "à travers des forêts de symboles", c'est-à-dire au travers du monde visible, vers le monde invisible, vers une surnature plus réelle que la nature elle-même.
Exemples: idées de Platon, poète « vates» (devin) de la Pléiade ; le poète voyant ou mage de Victor Hugo hanté par des visions qui lui donnent une intuition du mystère et qu'il transcrit en images ou en idées: cf. « La Pente de la Rêverie », « Ce que dit la bouche d'ombre », La fin de Satan, Dieu; le poète symboliste: cf. Symbolisme (déjà chez les romantiques, Nerval, explorateur du rêve; la surnature et les correspondances de Baudelaire.
Attitude essentiellement moderne qui oriente trop souvent le poète vers le mystère des choses et détourne la poésie de la pensée et de l'humain, la séparant du grand public par son aspect obscur.
VI. LA POÉSIE CHANT DE L'ÂME;
Le poète n'intellectualise pas ses sentiments, mais rend musicalement un certain nombre de rythmes profonds qu'il sent en lui. La poésie est donc musique et accessoirement image, la pensée claire importe peu et le sens ne se rattache que vaguement à l'effet suggestif de l'ensemble (ex. Verlaine, Apollinaire) ou même n'existe pas, la poésie n'étant que libération de l'inconscient (surréalisme).
Danger: univers limité à celui du poète: communication difficile, obscurité; renoncement de la poésie à diverses missions essentielles; à l'extrême limite, chez les surréalistes, disparition de tout art à cause de leur projet de « destruction systématique des valeurs traditionnelles » (par exemple, dans Clair de terre André Breton nous offre des pages de l’annuaire téléphonique en guise de poème).
La poésie, quelques éléments formels :
« Un mérite de la poésie dont bien des gens ne se doutent pas, c’est qu’elle dit plus que la prose, et en moins de paroles »
Voltaire, Mélanges de philosophie, « Des poètes ».
I. Vers une définition du texte poétique
Le mot poésie est directement issu d'un verbe grec qui veut dire créer.
Le texte poétique se définit donc comme un travail créatif où le mot est le matériau, tant dans son aspect formel que dans le sens qu’il porte. Mais la poésie est multiple et ne saurait se laisser enfermer dans un modèle esthétique déterminé. Des sonnets de Ronsard du XVIe siècle aux Calligrammes d’Apollinaire du XXe siècle, le genre n’a cessé de se transformer.
Le texte poétique est donc à appréhender comme une expression d’un moi singulier de son créateur, quelle qu’en soit la forme, proposant une expression originale de visions du monde.
II. Éléments formels du genre
Dans un poème, les éléments formels immédiatement reconnaissables sont le vers et la strophe.
• Le vers : du latin vertere qui signifie tourner, le vers se caractérise par un assemblage de mots suivant certaines règles d’organisation – notamment le nombre de syllabes – et se délimite typographiquement par des retours à la ligne.
Les vers les fréquemment utilisés sont :
Noms et nombre de syllabes
Les parisyllabiques alexandrin (12) – décasyllabes (10) – octosyllabes (8)
Les imparisyllabiques Endécasyllabes (11) – heptasyllabes (7) – pentasyllabes (5)
On parle de vers libres lorsque le poète crée un rythme qui lui est propre en mêlant vers pairs et impairs de différents types.
• Comment compter les pieds ?
? Le problème du « e » muet : un « e » de fin de mot ne se prononce pas en fin de vers ni devant une voyelle.
Ex : Dans l’ombre transparent(e), indolemment il rôd(e).
(Heredia, Les Trophées)
? Synérèse et diérèse : lorsque deux voyelles se suivent dans un même mot, la synérèse les groupe en une seule syllabe et la diérèse les dissocie, mettant ainsi le mot en relief.
• La strophe est un ensemble de vers liés entre eux par la disposition des rimes. Le nom de la strophe varie selon le nombre de vers : on distingue ainsi le distique (2 vers) du tercet (3), du quatrain (4) ou encore du sizain (6) ou du quintil (5). Les trois premiers types de strophes évoqués étant les plus courants.
• Forme fixes et formes libres : si certains poèmes plus ou moins classiques obéissent à une organisation formelle fixée, d’autres tentent, en recourant à une liberté formelle de s’affranchir du vers et de la lecture linéaire. Ainsi le poème en prose, fondé sur le rythme, se distingue-t-il du sonnet, forme fixe la plus courante comptant 14 alexandrins organisés en 2 quatrains et 2 tercets aux rimes organisées.
III. « De la musique avant toute chose » Paul Verlaine
Longtemps chantée, la poésie a gardé de cette origine une musicalité fondamentale qui transparaît dans les rimes, les sonorités et le rythme.
* Les rimes
Une rime est dite pauvre lorsqu ‘elle ne présente qu’un seul son commun, suffisante pour deux sons et riche au-delà. Elle est qualifiée de féminine lorsque le dernier mot se termine par un « e » muet et de masculine dans les autres cas.
La disposition des rimes joue, elle aussi, un rôle important.
On dit les rimes plates ou suivies lorsque les sons se succèdent deux par deux (aabb), croisées lorsque les rimes s’entrecroisent (abab) et embrassées lorsqu’elles s’encadrent (abba).
* Les effets de sonorités jouent entre les effets sonores des mots et les effets de sens. On parle d’harmonie imitative. On distinguera ainsi l’allitération (répétition consonantique) de l’assonance (répétition vocalique).
Ces procédés sont destinés à créer une impression, un effet de sens et ne sont jamais innocents ou gratuits.
* Le rythme est le résultat des accents et des pauses à l’intérieur du vers et crée des effets divers (régularité, fermeté, équilibre…) en lien avec le sens du poème.
On distinguera un rythme binaire (nombre pair de mesures) d’un rythme ternaire, un rythme croissant (ex : O rage // ô désespoir, // ô vieillesse ennemie Le Cid, Corneille) d’un rythme décroissant.
En général, les accents d’intensité sont mis sur la dernière syllabe d’un groupe grammatical et précèdent directement les pauses. La césure est la pause qui divise un alexandrin en deux hémistiches, elle est souvent accompagnée de pauses secondaires.
Ex : Mouss(e), al/gue chevelu(e)//, anémo/nes, oursins
césure J.M de Heredia
Il existe des entorses au rythme régulier comme l’enjambement – quand la phrase déborde sur le vers
suivant - , le rejet – lorsqu’un groupe de mots court sur le vers suivant – et le contre-rejet – lorsqu’on trouve en fin de vers un groupe de mots du vers suivant.
Dans les poèmes en prose, le rythme est donné par la longueur des phrases, la ponctuation et les constructions syntaxiques.
MemoPage.com SA © / nov. 2002 / ISSN : 1762 – 5920 / Auteur : Stéphane Fouénard
Je vais tenter de t'aider:
Commençons par l'autobiographie:
tu dois connaître absolument que celui qui fut le précurseur du roman autobiographique est Jean Jacques Rousseau dans son ouvrage Les Confessions (1782-1789) comportant 12 livres.
il y a une symbiose entre le JE de l'auteur,le JE du narrateur, et le JE du personnage.
Qu'est ce que autobiographie?
C'est un désir d'expliquer a autrui la nature de son être
C'est vouloir dire la vérité
C'est se mettre à nu face à ses lecteurs
C'est amasser des souvenirs et les restituer chronologiquement
C'est s'epancher,c'est à dire parler librement sans vergogne et sans crainte
C'est un genre que les auteurs entreprennent vers la fin de leur vie
Les ouvrages caractéristiques de ce genre sont: les confessions de rousseau,les mots de jean paul sartre, enfance de nathalie sarraute
Pour la poésie:
le terme poésie vient de poèsis qui veut dire faire, création.La poésie est une invention,une association de mots,de termes.Les poètes sont des trafiquants d'âmes.C'est l'expression d'une sensibilité par un lyrisme envoutant et enivrant (la lyre d'apollon).
TU AS LA POESIE CLASSIQUE/
alexandrins,forme fixe,topos ( themes recurrents qui reviennent)
du bellay,ronsard etc… AVEC LA PLEIADE
TU AS LA POESIE DU XIX EME SIECLE AVEC LE ROMANTISME
rupture avec les formes classiques,pleine liberté du vers,recherche de l'infini et de la beauté,écouté du coeur,forme libre.
pense a baudelaire les fleurs du mal la poesie moderne, a rimbaud avec les illuminations une saison en enfer.
C'est pourrait on dire une découverte de l'être
POESIE ENGAGEE
aragon,eluard,char
cite le poème d'aragon avec l'affiche rouge
Je vous remercie infiniment Jean-Luc et Benjamin.
Je vais essayer de reprendre les éléments que vous m'avez donné tous les deux afin de me constituer un minimum "vital" si je puis dire !
Par ailleurs, j'aurais voulu vous demander quelques conseils : j'en suis à pencher pour le
sujet d'invention, qui n'est pas des plus faciles, mais pour lequel j'ai néanmoins une préférence.
Alors qu'est-ce qu'on attend d'un élève pour cette épreuve et que doit-il y avoir dans une copie d'invention ?
Je vous remercie par avance…
Bonjour Marina,
L'écriture d'invention est plus difficile qu'il n'y paraît.
En effet, c'est la voie que choisissent le plus souvent celles ou ceux qui n'ont pas acquis une maîtrise suffisante des exercices techniques : dissertation ou commentaire composé. Ce serait donc dans la plupart des cas la voie du "refuge".
Cependant, bien préparé, cet exercice peut permettre l'obtention d'un bon résultat.
Prenons par ex. le sujet de 2005 pour les L :
Imaginez un personnage désenchanté, comme le sont ceux des extraits du corpus, en raison d'une désillusion d'ordre sentimental, professionnel, ou existentiel, à votre choix, et rédigez son monologue.
Que te demande ce sujet ?
- De
respecter une forme donnée : ici, un monologue théâtral,
- de
t'inspirer du style d'un ou de plusieurs extraits, c'est-à-dire de rédiger "à la manière de", de pasticher un auteur (donc d'avoir réalisé une analyse littéraire de l'extrait ou des extraits en question) ce qui reste implicite dans la formulation de ce sujet, mais qui se révèle plus explicite dans d'autres,
- de répondre précisément à la consigne concernant le sujet : ici, se mettre à la place d'un personnage "désenchanté", (romantique ou moderne) pour des raisons précises à évoquer dans une gamme prédéterminée (ce qui conduit implicitement à choisir son texte d'inspiration)…
- en aucun cas, il ne doit s'agir d'une
paraphrase.
Bonjour !
C'est la première fois que je viens dans ce forum que je trouve d'ailleurs très intéressant. Je suis en 1ère S à J-7 de mon oral de français… :roll: et j'ai quelques petites difficultés concernant le chapitre XXX de Candide ou l'optimisme. Dans mon plan j'ai déjà :
1) Évolution des personnages et 2) Évolution de Pangloss. J'aurais bien aimé avoir en 3) En quoi cet extrait est caractéristique de la conclusion d'un apologue ? Mais je ne sais pas quoi dire. Trouvez-vous que le plan que j'ai déjà élaboré soit bon ? Est-ce que mon 2) ne fait pas écho avec mon 1) ?
Merci d'avance bisous (au fait, je ne sais pas non plus comment revenir sur ce forum : $ je crois que j'ai laissé mon e-mail si vous voulez me joindre). À bientôt je l'espère.
Bonsoir Gigi,
Tu devrais aller voir sur le site cette réponse qui pourrait t'éclairer.
iciMerci beaucoup de ton aide "Jean Luc" le lien m'a un peu aidé. Bisous et merci encore!
J'ai 38 textes à réviser et mon oral est lundi, bien sûr j'ai déjà commencé à les revoir mais plus le temps passe et plus j'angoisse sur "comment tout savoir" sachant que ma professeur ne doit pas connaître ce qu'est un plan (nous n'en avons pas fait un seul depuis le début de l'année). Comment bien retenir et éviter les questions de l'examinateur assassines…! je crois qu'un peu d'aide ne fait de mal à personne !!! :roll:
Bonjour,
Je suis en première L, j'ai besoin d'aide à propos de l'incipit des confessions de Rousseau.
Nous l'avons étudiez en classe mais je n'ai que très peu de ligne.
Pourriez-vous m'indiquer ce que signifie ce texte ainsi qu'un plan sur l'incipit de Rousseau . Je pense qu'il y a une personnification de la nature et qu'il ne regrette aucun de ses agissements.
Merci de votre aide, j'en ai besoin car je stresse beaucoup pour mon oral qui n'est plus très loin. 😐
Ma prof m'a dit que certains profs donnent à l'oral un texte qui n'était pas dans la liste. Donc plus t'as de textes, moins t'as de malchance qu'on te propose un texte nouveau, non analysé.
non non non pas de texte surprise à l'oral de français. C'est suffisamment difficile comme cela sans en rajouter.
Pour les Confessions, c'est bien le texte "je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple…"
Bonsoir,
je crois que je vais plomber l'ambiance, mais si, les examinateurs ont la possibilité de donner un texte inconnu à travailler en lecture analytique, mais seulement à partir d'une des oeuvres étudiées de façon intégrale: c'est dans les B.O. Cela arrive peu, mais cela peut arriver, hélas!
bonjour,
Je suis candidat libre, c'est donc à moi de constituer ma propre liste…
Et je ne sais aps combien en mettre. J'en ai assez peu car je préfère ne pas me surcharger et ce n'est pas facile de tout faire toute seule… Est-ce choquant d'en avoir seulement une quinzaine ? Je vois ici des personnes en ayant 40, je suis ridicule à côté…
Merci de me répondre vite, je dois envoyer ma liste demain…
Bonjour Marine,
Voilà quelques extraits des textes officiels
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors contrat présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Le "descriptif des lectures et activités" est alors constitué par le candidat lui même en conformité avec les programmes de la classe de première.
Le descriptif des lectures et activités
Vous devez présenter un descriptif des lectures et activités effectuées pour fournir à l'examinateur les informations nécessaires sur le travail que vous avez réalisé pour préparer les épreuves anticipées de français. Ce descriptif constitue le support de l'interrogation lors de l'épreuve orale.
Vous établirez vous-même ce descriptif à partir de groupements de textes ou d'œuvres intégrales. La cohérence de chaque ensemble (nommé séquence) sera définie par l'objet d'étude et la problématique retenus, en conformité avec le programme de première. Le descriptif devra comporter tous les objets d'étude obligatoires selon votre série.
Vous indiquerez clairement pour chaque ensemble de textes :
le titre et la problématique retenus,
l'objet (ou les objets) d'étude abordé(s),
les textes étudiés en lecture analytique (sous forme de groupements ou d'œuvres intégrales),
les approches d'ensemble,
les lectures cursives complémentaires.
Il est indispensable de mentionner les références précises de chaque texte (édition, chapitre, page, début et fin du passage étudié), qu'il s'agisse de textes extraits d'un manuel ou d'une œuvre intégrale.
Présentez votre descriptif sur du papier format A4, de préférence rédigé avec l'aide d'un logiciel de traitement de texte. Si vous êtes obligé de remettre un descriptif manuscrit, écrivez-le le plus lisiblement possible.
Soignez la présentation : majuscules, titres soulignés, etc. Veillez à numéroter les pages. Agrafez-les. Ce descriptif est la seule information dont l'examinateur dispose pour connaître votre travail afin de procéder à l'interrogation orale.
Nombre de textes :
En séries S et ES, un minimum de 25 textes, en L un minimum de 30 textes… entre 15 et 20 textes pour les séries technologiques et pour les candidats qui ont "perdu" leurs notes des É.A.F ("bac") après trois ans (ou pour les candidats individuels).
Un lien officiel
ici.Merci…
Dur dur, je vais donc devoir rajouter des textes… Et surtout trouver des problématiques ! Pour demain… 😞
C'est difficile de passer l'examer exactement dans les mêmes conditions. Etant donné que nous n'avons pas les cours dans les mêmes conditions ! Enfin, on y croit et on se motive, c'est pour bientôt…
Bonjour Marine,
L'examinateur se montrera sans doute plus compréhensif.