Bonjour !
Il était une fois… Une élève de première S qui avait un énorme devoir de français à accomplir, et qui était de choisir une poétesse, sélectionner six poèmes de cette poétesse, justifier chaque choix, relier chaque poème à une œuvre non littéraire et… écrire la préface de l'anthologie ainsi obtenue !
Voilà donc les poèmes que j'ai choisis :
Merci de l'aide !
Il était une fois… Une élève de première S qui avait un énorme devoir de français à accomplir, et qui était de choisir une poétesse, sélectionner six poèmes de cette poétesse, justifier chaque choix, relier chaque poème à une œuvre non littéraire et… écrire la préface de l'anthologie ainsi obtenue !
Voilà donc les poèmes que j'ai choisis :
Regarder l'enfanceEt maintenant il faut que j'écrive la préface… Sauf que je sais pas du tout du tout comment faire, surtout qu'il n'y a pas de thème particulier, même si j'ai essayé de faire une certaine progression. Pourtant j'ai parcouru toutes les fiches et tous les sujets traitant de préface, mais là je sèche vraiment :/
Jusqu'aux bords de ta vie
Tu porteras ton enfance
Ses fables et ses larmes
Ses grelots et ses peurs
Tout au long de tes jours
Te précède ton enfance
Entravant ta marche
Ou te frayant chemin
Singulier et magique
L'œil de ton enfance
Qui détient à sa source
L'univers des regards
Andrée Chédid, Épreuves du Vivant, 1983
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L'Autre
"Je est un autre" Arthur Rimbaud
À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Je recherche l’Autre
J’aperçois au loin
La femme que j’ai été
Je discerne ses gestes
Je glisse sur ses défauts
Je pénètre à l’intérieur
D’une conscience évanouie
J’explore son regard
Comme ses nuits
Je dépiste et dénude un ciel
Sans réponse et sans voix
Je parcours d’autres domaines
J’invente mon langage
Et m’évade en Poésie
Retombée sur ma Terre
J’y répète à voix basse
Inventions et souvenirs
À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Et je retrouve l’Autre.
Andrée Chédid (Poème inédit pour Le Printemps des Poètes - Éloge de l'autre – 2007)
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Il y a des matins…
Il y a des matins en ruine
Où les mots trébuchent
Où les clés se dérobent
Où le chagrin voudrait s’afficher
Des jours
Où l’on se suspendrait
Au cou du premier passant
Pour le pain d’une parole
Pour le son d’un baiser
Des soirs
Où le cœur s’ensable
Où l’espoir se verrouille
Face aux barrières du regard
Des nuits
Où le bleu bute
Contre les murailles de l’ombre
Des heures
Où les terrasses
Sont toutes
Hors de portée
Andrée Chédid, Par-delà les mots, 1995
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Multiple
Je fonce vers l’horizon
Qui s’écarte
Je m’empare du temps
Qui me fuit
J’épouse mes visages
D’enfance
J’adopte mes corps
D’aujourd’hui
Je me grave
Dans mes turbulences
Je pénètre
Mes embellies
Je suis multiple
Je ne suis personne
Je suis d’ailleurs
Je suis d’ici
Sans me hâter
Je m’acclimate
À l’immanence
De la nuit.
Andrée Chédid, Rythmes, 2002
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Je me souviens
Je me souviens
D'ombres plus denses que le plomb
De regards impassibles
De rivières fourbues
De maisons rongées
De cœurs blanchis
D'hirondelles torpillées
Et de cette femme hagarde
sous l'explosion des armes.
Je me souviens du tumulte des sèves
De l'envolée des mots
Des plaines sans discorde
Des chemins de clémence
Des regards qui s'éprennent
Et de ces beaux amants
sous les feux du désir
De tout ceci
De tout cela
Je me souviens
Je me souviens.
Andrée Chédid, Par-delà les mots, 1995
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À part
À part le temps
Et ses rouages
À part la terre
En éruptions
À part le ciel
Pétrisseur de nuages
À part l’ennemi
Qui génère l’ennemi
À part le désamour
Qui ronge l’illusion
À part la durée
Qui moisit nos visages
À part les fléaux
À part la tyrannie
À part l’ombre et le crime
Nos batailles nos outrages
Je te célèbre Ô vie
Entre cavités et songes
Intervalle convoité
Entre le vide et le rien.
Andrée Chédid, Rythmes, 2002
Merci de l'aide !



