À travers quel regard le lecteur perçoit-il les différentes héroïnes présentes dans les textes du co

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous !
J'ai une question sur un corpus à faire très rapidement, et j'avoue que je suis un peu perdu et que tout aide sera la bienvenue !


Question : A travers quel regard le lecteur perçoit-il les différentes héroïnes présentes dans les textes du corpus ?


Dans le texte de Marivaux, j'ai relever quelques expression pour le champs lexical du regard, et aussi quelques unes sur la beauté, l'attirance. Dans le texte de Flaubert, j'ai également relever le champs lexical ldu regard, ainsi que la position et l'attitude de la jeune femme et le champs lexical de la beauté. Et dans le texte de Le Clézio, j'ai relever également le champs lexical du regard, de la solitude, de la lumière et de la musique.
Je ne sais pas si cela répond à la question. Je suis vraiment perdue …



Voilà le corpus de 3 textes :


Marivaux, La Vie de Marianne :
Parmi les jeunes gens dont j'attirais les regards, il y en eut un que je distinguai moi-même, et sur qui mes yeux tombaient plus volontiers que sur les autres. J'aimais à le voir, sans me douter du plaisir que j'y trouvais; j'étais coquette pour les autres, et je ne l'étais pas pour lui; j'oubliais à lui plaire, et ne songeais qu'à le regarder. Apparemment que l'amour, la première fois qu'on en prend, commence avec cette bonne foi-là, et peut-être que la douceur d'aimer interrompt le soin d'être aimable. Ce jeune homme, à son tour, m'examinait d'une façon toute différente de celle des autres : il y avait quelque chose de plus sérieux qui se passait entre lui et moi. Les autres applaudissaient ouvertement à mes charmes, il me semblait que celui-ci les sentait; du moins je le soupçonnais quelquefois, mais si confusément, que je n'aurais pu dire ce que je pensais de lui, non plus que ce que je pensais de moi. Tout ce que je sais, c'est que ses regards m'embarrassaient, que j'hésitais de les lui rendre, et que je les lui rendais toujours; que je ne voulais pas qu'il me vît y répondre, et que je n'étais pas fâchée qu'il l'eût vu. Enfin on sortit de l'église, et je me souviens que j'en sortis lentement, que je retardais mes pas; que je regrettais la place que je quittais; et que je m'en allais avec un coeur à qui il manquait quelque chose, et qui ne savait pas ce que c'était. Je dis qu'il ne le savait pas; c'est peut-être trop dire, car, en m'en allant, je retournais souvent la tête pour revoir encore le jeune homme que je laissais derrière moi.
Flaubert, L'Education Sentimentale :
Ce fut comme une apparition.
Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l’éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu’il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda. Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses, qui palpitaient au vent, derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l’ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait en plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpaient sur le fond de l’air bleu. Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manoeuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d’observer une chaloupe sur la rivière. Jamais il n’avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait… Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu’elle avait portées, les gens qu’elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n’avait pas de limites.
et Le Clézio, Désert :
Elle danse comme elle a appris autrefois, seule au milieu des gens, pour cacher sa peur, parce qu'il y a trop de bruit, trop de lumière. Le photographe reste assis sur la marche, sans bouger, sans même penser à la photographier. Au début, les gens ne font pas attention à Hawa, parce que la lumière les aveugle. Puis, c'est comme s'ils sentaient que quelque chose d'extraordinaire était arrivé, sans qu'ils s'en doutent. Ils s'écartent, ils s'arrêtent de danser, les uns après les autres, pour regarder Lalla Hawa. Elle est toute seule dans le cercle de lumière, elle ne voit personne. Elle danse sur le rythme lent de la musique électronique, et c'est comme si la musique était à l'intérieur de son corps. La lumière brille sur le tissu noir de sa robe, sur sa peau couleur de cuivre, sur ses cheveux. On ne voit pas ses yeux à cause de l'ombre, mais son regard passe sur les gens, emplit la salle, de toute sa force, de toute sa beauté. Hawa danse pieds nus sur le sol lisse, ses pieds longs et plats frappent au rythme des tambours, ou plutôt, c'est elle qui semble dicter avec la plante de ses pieds et ses talons le rythme de la musique. Son corps souple ondoie, ses hanches, ses épaules et ses bras sont légèrement écartés comme des ailes. La lumière des projecteurs rebondit sur elle, l'enveloppe, crée des tourbillons autour de ses pas. Elle est absolument seule dans la grande salle, seule comme au milieu d'une esplanade, seule comme au milieu d'un plateau de pierres, et la musique joue pour elle seule, de son rythme lent et lourd.
Combien de paragraphes dois-je faire ? Et que mettre dedans ?

Merci à ceux qui prendront la peine de m'aider 🙂
La formulation pompeuse recouvre une question concernant la focalisation : focalisation zéro, un narrateur en surplomb présente les personnages au lecteur ; focalisation interne, les point de vue qui s'exprime est le point de vue d'un personnage.
La réponse tient en trois lignes, à mon avis, mais il ne faut pas oublier les citations qui justifient cette réponse.
Donc la focalisation zéro serait présente dans les textes de Flaubert et Le Clézio et la focalisation interne dans le texte de Marivaux ?
Il y aurait donc 2 paragraphes ? Un pour les deux texte où la focalisation est zéro et un autre pour le texte où la focalisation est interne ?

Merci de votre aide.
Nous sommes bien en l'an 2012 : focalisation internet ! Non, il ne s'agit que de focalisation interne.

Cela dit, il y a peut-être un piège : dans un récit à la troisième personne, la focalisation zéro domine, mais l'auteur peut aussi exprimer le point de vue d'un personnage.

Faites un paragraphe par point de vue, avec justification précise.
Je venais de modifier juste avant votre réponse. Faute d’inattention.

Merci pour vos réponses