whiteflag a écrit :…La phrase suivante "Πρωταγoρας σοφος και δεινος εστιν" peut être traduite par "Protagoras est sage et habile". En espérant que la traduction soit bonne, je ne comprends pas pourquoi les deux adjectifs "σοφος " et "δεινος" sont au nominatif de la deuxième déclinaison masculine. Ne serait-il pas plus logique qu'ils soient déclinés à l'accusatif (comme le bon vieux fonctionnement de la déclinaison latine!)?Hé oui, au fait… "Protagoras est quoi ? Protagoras est sage. Donc, sage est COD. Donc, accusatif. CQFD. 😉
Traduction du grec ancien au français
104 réponses · Page 2 / 6
Merci! J'ai vraiment honte d'avoir totalement omis cette règle sur les verbes d'état…
Donc, Monsieur Picard (je vois que vous êtes professeur, j'espère que l'appellation "Monsieur" ne vous renvoie pas devant vos classes, surtout période cette brève période de vacances!), l'utilisation du nominatif est entraînée par la présence du verbe d'état, car, nous sommes d'accord, "σοφος " et "δεινος" sont COD. Aussi, l'utilisation d'un verbe autre qu'un verbe d'état aurait donné "σοφοv" et "δεινοv" … ?
Merci pour vos réponses!
Donc, Monsieur Picard (je vois que vous êtes professeur, j'espère que l'appellation "Monsieur" ne vous renvoie pas devant vos classes, surtout période cette brève période de vacances!), l'utilisation du nominatif est entraînée par la présence du verbe d'état, car, nous sommes d'accord, "σοφος " et "δεινος" sont COD. Aussi, l'utilisation d'un verbe autre qu'un verbe d'état aurait donné "σοφοv" et "δεινοv" … ?
Merci pour vos réponses!
Il me semble oui.
whiteflag a écrit :Merci! J'ai vraiment honte d'avoir totalement omis cette règle sur les verbes d'état…Ouïe ! Je me permets de répondre en l'absence de "Monsieur Picard" qui ironisait…
Donc, Monsieur Picard (je vois que vous êtes professeur, j'espère que l'appellation "Monsieur" ne vous renvoie pas devant vos classes, surtout période cette brève période de vacances!), l'utilisation du nominatif est entraînée par la présence du verbe d'état, car, nous sommes d'accord, "σοφος " et "δεινος" sont COD. Aussi, l'utilisation d'un verbe autre qu'un verbe d'état aurait donné "σοφοv" et "δεινοv" … ?
Merci pour vos réponses!
Non, ces adjectifs ne sont pas COD, ça n'a pas de sens ! Le COD exprime l'objet d'une "action" ; un adjectif ne peut être un tel objet ! Par contre, il exprime ici une qualité que l'on attribue au sujet par l'intermédiaire d'un verbe qui fait le lien; un verbe d'état.
Les adjectifs que tu cites pourraient être à l'accusatif dans deux cas :
- soit s'ils sont épithètes d'un nom à l'accusatif. Ex : Protagoras rencontre un homme sage.
- soit s'ils sont attribut du complément d'objet dans les cas de la phrase : La philosophie rend l'homme sage.
Merci, Jacques, pour les précisions. Et désolé si ma petite blague a jeté de la confusion. Le smiley "clin d'oeil" n'est peut-être pas très lisible sur certains écrans.
La confusion COD / attribut du sujet est probablement l'une des bourdes les plus récurrentes. Je la corrige jusqu'en Khâgne…
La confusion COD / attribut du sujet est probablement l'une des bourdes les plus récurrentes. Je la corrige jusqu'en Khâgne…
Ca y est, je comprends … Ca a été difficile dis donc! Mea culpa, je n'avais pas compris l'ironie, étant donné que je débute dans cette langue, je prends tout au pied de la lettre, même mes erreurs! Merci d'avoir rectifié! D'ailleurs, en me relisant, je me rends compte de la stupidité de ma réflexion maintenant …
Merci encore et bonne soirée!
Merci encore et bonne soirée!
Bonjour tout le monde,
J'ai trouvé un phrase qui dit τοὺς μετοίκους Άθήνησιν ἐν ταῖς δημοτέλεσι πομπαῖς σκάφας φέροντας πομπεύειν. Quelqu'un peut-il m'aider en la traduisant ?
Merci d'avance
J'ai trouvé un phrase qui dit τοὺς μετοίκους Άθήνησιν ἐν ταῖς δημοτέλεσι πομπαῖς σκάφας φέροντας πομπεύειν. Quelqu'un peut-il m'aider en la traduisant ?
Merci d'avance
Je me demande s'il ne manque pas le debut de la phrase (qui d'ailleurs commence sans majuscule) car je comprends :
"ils escortent les meteques (*) portant des corbeilles dans leurs défilés lors des processions organisées par la cité"
Alors qu'a mon avis c'est plutot :
" …. que les meteques marchent en procession lors des festivités organisées par la cité en portant des corbeilles".
(*) etrangers habitants la cité d'Athenes
"ils escortent les meteques (*) portant des corbeilles dans leurs défilés lors des processions organisées par la cité"
Alors qu'a mon avis c'est plutot :
" …. que les meteques marchent en procession lors des festivités organisées par la cité en portant des corbeilles".
(*) etrangers habitants la cité d'Athenes
En effet, le passage se réduit à une proposition infinitive. Julien, tu as oublié de traduire "à Athènes".
Deux phrases complètes avec ce passage sur internet :
εἰρῆσθαί [φησιν] ἀπὸ τοῦ τοὺς μετοίκους Ἀθήνησιν ἐν ταῖς δημοτελέσι πομπαῖς σκάφας φέροντας πομπεύειν·
Συστομώτερος σκάφησ τάσσεται ἐπὶ τῶν διὰ τὸ ἀγεννὲς σιωπώντων, ἀπὸ τοῦ τοὺς μετοίκους Ἀθήνησιν ἐν ταῖς δημοτελέσι πομπαῖς σκάφας φέροντας πομπεύειν·
Citations de Pausanias ?
εἰρῆσθαί [φησιν] ἀπὸ τοῦ τοὺς μετοίκους Ἀθήνησιν ἐν ταῖς δημοτελέσι πομπαῖς σκάφας φέροντας πομπεύειν·
Συστομώτερος σκάφησ τάσσεται ἐπὶ τῶν διὰ τὸ ἀγεννὲς σιωπώντων, ἀπὸ τοῦ τοὺς μετοίκους Ἀθήνησιν ἐν ταῖς δημοτελέσι πομπαῖς σκάφας φέροντας πομπεύειν·
Citations de Pausanias ?
Non… (rien qu'aux points de suspension, Jacques en connaît déjà l'origine) C'est un passage de Théophraste. Pouvez-vous m'aider?
La phrase trouvée par Anne me semble commenter une expression proverbiale dont l'origine est peut-être dans Aristote. Celui-ci, décrivant un animal que je n'ai pu identifier, dit de lui qu'il a un "museau terminé en pointe", à l'image de la corbeille appelée skaphè, très allongée, comme une petite barque (le mot peut aussi avoir ce sens). Cette expression, employée par la suite dans la comédie nouvelle, semble s'appliquer à des personnes qui, par leur origine, n'ont pas le droit de parler librement ; elles sont en quelque sorte "muselées"…
Voilà comment je traduis la phrase :
"Un personnage dont la bouche est "plus resserrée qu'une corbeille", se classe parmi ceux qui n'ont pas voix au chapitre du fait de leur basse origine ; cette expression vient du fait que les métèques, à Athènes, défilaient dans les processions organisées par l'Etat en portant des corbeilles."
Mais n'ayant aucun contexte, ne sachant si ce passage est isolé ou fait partie d'un ensemble, j'appelle à la prudence.
Voilà comment je traduis la phrase :
"Un personnage dont la bouche est "plus resserrée qu'une corbeille", se classe parmi ceux qui n'ont pas voix au chapitre du fait de leur basse origine ; cette expression vient du fait que les métèques, à Athènes, défilaient dans les processions organisées par l'Etat en portant des corbeilles."
Mais n'ayant aucun contexte, ne sachant si ce passage est isolé ou fait partie d'un ensemble, j'appelle à la prudence.
On ne pourrait être plus juste, Jacques, et je suis d'autant plus agréablement surpris et content de votre traduction, que vous semblez avoir compris le contexte autant que le fond et la forme.
En fait, pour en venir au terme "museler", Théophraste explique dans ses livres des Lois (d'où la phrase est issue) que les métèques sont obligés par les lois athéniennes à défiler dans le plus grand silence en portant vases et autres corbeilles de sacrifices lors des processions, un silence solennel, légal et surveillé avec rigueur par les citoyens.
Grands merci.
En fait, pour en venir au terme "museler", Théophraste explique dans ses livres des Lois (d'où la phrase est issue) que les métèques sont obligés par les lois athéniennes à défiler dans le plus grand silence en portant vases et autres corbeilles de sacrifices lors des processions, un silence solennel, légal et surveillé avec rigueur par les citoyens.
Grands merci.
Bonjour,
Je suis embarrassé devant un passage du Protagoras, que je vous soumets donc (325 c-d : il s'agit du discours de Protagoras sur l'éducation, qui déploie les conséquences du mythe précédemment exposé):
L'apparat critique ne faisant aucune remarque à ce sujet, et la traduction se contentant d'un "rien de mieux" (que je ne vois pas dans le texte, je vous assure ^^ !) sans plus de précisions, je me suis laissé dire que c'est une particularité syntaxique que j'ignore - et dont je ne trouve pas trace dans mes grammaires…
Merci à l'avance de votre aide ! 🙂
Je suis embarrassé devant un passage du Protagoras, que je vous soumets donc (325 c-d : il s'agit du discours de Protagoras sur l'éducation, qui déploie les conséquences du mythe précédemment exposé):
ἐκ παίδων σμικρῶν ἀρξάμενοι, μέχρι οὗπερ ἂν ζῶσι, καὶ διδάσκουσι καὶ νουθετοῦσιν. ἐπειδὰν θᾶττον συνιῇ τις τὰ λεγόμενα, καὶ τροφὸς καὶ μήτηρ καὶ παιδαγωγὸς καὶ αὐτὸς (325d) ὁ πατὴρ περὶ τούτου διαμάχονται, ὅπως ὡς βέλτιστος ἔσται ὁ παῖς, παρ´ ἕκαστον καὶ ἔργον καὶ λόγον διδάσκοντες καὶ ἐνδεικνύμενοι ὅτι τὸ μὲν δίκαιον, τὸ δὲ ἄδικον, καὶ τόδε μὲν καλόν, τόδε δὲ αἰσχρόν, καὶ τόδε μὲν ὅσιον, τόδε δὲ ἀνόσιον, καὶ τὰ μὲν ποίει, τὰ δὲ μὴ ποίει. καὶ ἐὰν μὲν ἑκὼν πείθηται· εἰ δὲ μή, ὥσπερ ξύλον διαστρεφόμενον καὶ καμπτόμενον εὐθύνουσιν ἀπειλαῖς καὶ πληγαῖς.Il me manque une proposition principale, l'apodose de "ἐὰν μὲν ἑκὼν πείθηται"…
L'apparat critique ne faisant aucune remarque à ce sujet, et la traduction se contentant d'un "rien de mieux" (que je ne vois pas dans le texte, je vous assure ^^ !) sans plus de précisions, je me suis laissé dire que c'est une particularité syntaxique que j'ignore - et dont je ne trouve pas trace dans mes grammaires…
Merci à l'avance de votre aide ! 🙂
C'est un cas très classique d'ellipse de l'apodose, expliquée dans le Bailly p. 582 ter, bas de la 2ème colonne et haut de la 3ème, avec une référence à ton passage.
"Et s'il obéit de bon gré, (c'est bien) ; sinon, …"
"Et s'il obéit de bon gré, (c'est bien) ; sinon, …"
Vraiment, merci ! J'ai mal fouillé dans l'article "ei", désolé.
Bonne soirée à vous !
Bonne soirée à vous !
bonjour à tous, j'ai besoin d'aide pour une traduction de deux phrases en grec ancien, pouvez vous m'aidez s'il vous plaît ? 🙂
les phrases sont les suivantes :
1. αρ εχει εις τον αιγιαλον συν τω αδελφω
2.Ο Ποσειδων πεμπει ταυρον τω του μεγιστου θεου
merci de me répondre au plus vite 😉
les phrases sont les suivantes :
1. αρ εχει εις τον αιγιαλον συν τω αδελφω
2.Ο Ποσειδων πεμπει ταυρον τω του μεγιστου θεου
merci de me répondre au plus vite 😉
1. Je crois que ara ne se place jamais en tete de phrase sauf pour une interrogative. Ca me donne qqchose du style (sous-entendu le ; en fin de phrase) "est ce qu'il se tient en direction de rivage avec son frere ?"
2. "Poseidon envoie un taureau … du tres grand dieu", j'ai du mal avec tô, est-ce un datif ?
(relatif à la legende du minotaure ?)
2. "Poseidon envoie un taureau … du tres grand dieu", j'ai du mal avec tô, est-ce un datif ?
(relatif à la legende du minotaure ?)
clopercy a écrit :bonjour à tous, j'ai besoin d'aide pour une traduction de deux phrases en grec ancien, pouvez vous m'aidez s'il vous plaît ? 🙂1. - Je suppose que la phrase a pu mal être découpée, et qu'il y a des mots avant ara :
les phrases sont les suivantes :
1. αρ εχει εις τον αιγιαλον συν τω αδελφω
2.Ο Ποσειδων πεμπει ταυρον τω του μεγιστου θεου
merci de me répondre au plus vite 😉
"Il se dirige donc vers le rivage avec son frère"
Sinon : "Est-ce donc qu'il se dirige …."
On aurait souhaité le contexte et la ponctuation !!!
2. - "Poséidon envoie un taureau au fils du plus grand dieu" (= Minos)
Le Posteur : l'article suivi d'un nom au génitif = "le fils de" ou plus rarement "l'époux", "le frère" "la sœur", "le disciple de…"
je n'aurais pas trouvé "echei" = "il va". Ce verbe n'est pas toujours facile a traduire.