Bonjour,
j'ai une question à laquelle je dois répondre et j'ai besoin de votre aide pour compléter ma réflexion :
Identifiez dans les poèmes suivants un élément du comique.
Voici le corpus :
- Texte de Marot :
Comique de mots présent tout au long du texte. Jeu de sonorités et de néologismes avec le mot "rime"
Auto dérision autour de sa situation : pauvreté, ne se nourrit plus de rien sauf de rime (comique de situation?)
Paradoxe : Sa poésie ne sert à rien, mais il l'écrit dans un but utilitaire : s'attirer les faveurs du roi et obtenir une rémunération pour sa rime
-Texte de Cros :
Jeu de mots + répétitions de 3 adjectifs à la fin de chaque vers
Situation comique décrite par l'auteur dans son dernier tercet
-Texte de Queneau :
Se moque de la jeunesse (?)
Forme + vocabulaire étonnant merde merde, vulgarité inhabituelle en Poésie
C'est celui qui m'inspire le moins, je ne comprends que peu son sens
-Texte de Prévert :
Evidemment humour noir, la mort du fils apparaît comme une routine assimilée aux actions du quotidien comme le travail (=les affaires, le tricot)
D'après vous, quels éléments majeurs pourrais -je avoir oublié ?
j'ai une question à laquelle je dois répondre et j'ai besoin de votre aide pour compléter ma réflexion :
Identifiez dans les poèmes suivants un élément du comique.
Voici le corpus :
Petite épître au roi[1]
En m’ébatant je fais rondeaux en rime,
Et en rimant, bien souvent je m’enrime ;
Bref, c’est pitié d’entre nous rimailleurs,
Car vous trouvez assez de rimes ailleurs,
Et quand vous plaît, mieux que moi rimassez
Des biens avez et de la rime assez.
Mais moi, à tout ma rime et ma rimaille
Je ne soutiens (dont je suis marri) maille.
Or ce, me dit (un jour) quelque rimart :
« Viens ça, Marot, trouves-tu en rime art
Qui serve aux gens, toi qui a rimassé ?
- Oui, vraiment (réponds-je) Henri Macé
Car vois-tui bien, la personne rimante,
Qui au jardin de son sens la rime ente,
Si elle n’a des biens en rimoyant
Elle prendre plaisir en rime oyant ;
Et m’est avis que si je ne rimois,
Mon pauvre corps se serait nourri mois
Ni demi jour. Car la moindre rimette,
C’est le plaisir où faut que mon ris mette. »
Si vous supplie qu’à ce jeune rimeur
Fassiez avoir un jour par sa rime heur
Afin qu’on die, en prose ou en rimant :
« Ce rimailleur, qui s’allait enrimant,
Tant rimassa, rima et rimonna,
Qu’il a connu quel bien par rime on a ».
Clément Marot, Epîtres, II, « Petite épître au roi », composée vers 1518.
Charles CROS (1842-1888)
Le hareng saur
A Guy.
Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.
Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.
Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.
Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.
Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.
Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.
J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits.
Ce soir,
Si j'écrivais un poème
pour la postérité?
fichtre
la belle idée
je me sens sûr de moi
j'y vas
et à la postérité
j'y dis merde et remerde
et reremerde
drôlement feintée
la postérité
qui attendait son poème
ah mais
Extrait de
"L'Art Poétique"
Poésie/Gallimard
La mère fait du tricotCompte tenu de la question, je pense que je dois étudier chaque texte un par un :
Le fils fait la guerre
Elle trouve ça tout naturel la mère
Et le père qu'est-ce qu'il fait le père ?
Il fait des affaires
Sa femme fait du tricot
Son fils la guerre
Lui des affaires
Il trouve ça tout naturel le père
Et le fils et le fils
Qu'est-ce qu'il trouve le fils ?
Il ne trouve rien absolument rien le fils
Le fils sa mère fait du tricot son père fait des affaires lui la guerre
Quand il aura fini la guerre
Il fera des affaires avec son père
La guerre continue la mère continue elle tricote
Le père continue il fait des affaires
Le fils est tué il ne continue plus
Le père et la mère vont au cimetière
Ils trouvent ça naturel le père et la mère
La vie continue la vie avec le tricot la guerre les affaires
Les affaires la guerre le tricot la guerre
Les affaires les affaires et les affaires
La vie avec le cimetière.
Jacques Prévert, Paroles
- Texte de Marot :
Comique de mots présent tout au long du texte. Jeu de sonorités et de néologismes avec le mot "rime"
Auto dérision autour de sa situation : pauvreté, ne se nourrit plus de rien sauf de rime (comique de situation?)
Paradoxe : Sa poésie ne sert à rien, mais il l'écrit dans un but utilitaire : s'attirer les faveurs du roi et obtenir une rémunération pour sa rime
-Texte de Cros :
Jeu de mots + répétitions de 3 adjectifs à la fin de chaque vers
Situation comique décrite par l'auteur dans son dernier tercet
-Texte de Queneau :
Se moque de la jeunesse (?)
Forme + vocabulaire étonnant merde merde, vulgarité inhabituelle en Poésie
C'est celui qui m'inspire le moins, je ne comprends que peu son sens
-Texte de Prévert :
Evidemment humour noir, la mort du fils apparaît comme une routine assimilée aux actions du quotidien comme le travail (=les affaires, le tricot)
D'après vous, quels éléments majeurs pourrais -je avoir oublié ?



