Bonjour tout le monde
J'ai un corpus de texte à étudier et franchement je ne m'en sors pas du tout, je ne sais vraiment pas quoi faire:
Voici le sujet:
"Après avoir établi le lien entre ces trois textes, donnez les différentes visions de l'homme et de sa place dans l'univers dans la société dans son rapport aux autres"
Les textes:
-Le misanthrope de Molière(Acte 1 Scène 1):
Voilà j'ai déjà commencé à étudier le Misanthrope et le Mondain et on voit apparaître 2 visions de la société l'une hypocrite et l'autre à la recherche d'un bonheur terrestre…
Mais après je ne sais vraiment pas comment aborder le sujet et c'est pour cela que je vous demande de l'aide.
Merci beaucoup 😞
J'ai un corpus de texte à étudier et franchement je ne m'en sors pas du tout, je ne sais vraiment pas quoi faire:
Voici le sujet:
"Après avoir établi le lien entre ces trois textes, donnez les différentes visions de l'homme et de sa place dans l'univers dans la société dans son rapport aux autres"
Les textes:
-Le misanthrope de Molière(Acte 1 Scène 1):
Philinte-Le Mondain de Voltaire:
Vous voulez un grand mal à la nature humaine.
Alceste
Oui, j’ai conçu pour elle une effroyable haine.
Philinte
Tous les pauvres mortels, sans nulle exception,
Seront enveloppés dans cette aversion ?
Encore en est-il bien, dans le siècle où nous sommes…
Alceste
Non, elle est générale, et je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu’ils sont méchants et malfaisants,
Et les autres, pour être aux méchants complaisants,
Et n’avoir pas pour eux ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance on voit l’injuste excès
Pour le franc scélérat avec qui j’ai procès.
Au travers de son masque on voit à plein le traître ;
Partout il est connu pour tout ce qu’il peut être ;
Et ses roulements d’yeux, et son ton radouci,
N’imposent qu’à des gens qui ne sont point d’ici.
On sait que ce pied-plat, digne qu’on le confonde,
Par de sales emplois s’est poussé dans le monde,
Et que par eux son sort, de splendeur revêtu,
Fait gronder le mérite et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu’en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit pour lui personne :
Nommez-le fourbe, infâme, et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n’y contredit.
Cependant sa grimace est partout bienvenue ;
On l’accueille, on lui rit, partout il s’insinue ;
Et s’il est, par la brigue, un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme on le voit l’emporter.
Têtebleu ! ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu’avec le vice on garde des mesures ;
Et parfois il me prend des mouvements soudains
De fuir dans un désert l’approche des humains.
Philinte
Mon Dieu ! des mœurs du temps mettons-nous moins en peine,
Et faisons un peu grâce à la nature humaine ;
Ne l’examinons point dans la grande rigueur,
Et voyons ses défauts avec quelque douceur.
Il faut, parmi le monde, une vertu traitable ;
À force de sagesse, on peut être blâmable ;
La parfaite raison fuit toute extrémité,
Et veut que l’on soit sage avec sobriété.
Cette grande raideur des vertus des vieux âges
Heurte trop notre siècle et les communs usages ;
Elle veut aux mortels trop de perfection :
Il faut fléchir au temps sans obstination ;
Et c’est une folie à nulle autre seconde,
De vouloir se mêler de corriger le monde.
J’observe, comme vous, cent choses tous les jours,
Qui pourraient mieux aller, prenant un autre cours ;
Mais quoi qu’à chaque pas je puisse voir paraître,
En courroux comme vous, on ne me voit point être ;
Je prends tout doucement les hommes comme ils sont ;
J’accoutume mon âme à souffrir ce qu’ils font,
Et je crois qu’à la cour, de même qu’à la ville,
Mon flegme est philosophe autant que votre bile.
Regrettera qui veut le bon vieux temps,-Le Pari de Pascal
Et l’âge d’or, et le règne d’Astrée,
Et les beaux jours de Saturne et de Rhée,
Et le jardin de nos premiers parents;
Moi, je rends grâce à la nature sage
Qui, pour mon bien, m’a fait naître en cet âge
Tant décrié par nos tristes frondeurs :
Ce temps profane est tout fait pour mes moeurs.
J’aime le luxe, et même la mollesse,
Tous les plaisirs, les arts de toute espèce,
La propreté, le goût, les ornements :
Tout honnête homme a de tels sentiments.
Il est bien doux pour mon coeur très immonde
De voir ici l’abondance à la ronde,
Mère des arts et des heureux travaux,
Nous apporter, de sa source féconde,
Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
L’or de la terre et les trésors de l’onde,
Leurs habitants et les peuples de l’air,
Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde.
O le bon temps que ce siècle de fer!
Le superflu, chose très nécessaire,
A réuni l’un et l’autre hémisphère.
Voyez-vous pas ces agiles vaisseaux
Qui, du Texel, de Londres, de Bordeaux,
S’en vont chercher, par un heureux échange,
De nouveaux biens, nés aux sources du Gange,
Tandis qu’au loin, vainqueurs des musulmans,
Nos vins de France enivrent les sultans ?
Quand la nature était dans son enfance,
Nos bons aïeux vivaient dans l’ignorance,
Ne connaissant ni le tien ni le mien.
Qu’auraient-ils pu connaître? ils n’avaient rien,
Ils étaient nus; et c’est chose très claire
Que qui n’a rien n’a nul partage à faire.
Sobres étaient. Ah! je le crois encor :
Martialo n’est point du siècle d’or.
D’un bon vin frais ou la mousse ou la sève
Ne gratta point le triste gosier d’Ève ;
La soie et l’or ne brillaient point chez eux,
Admirez-vous pour cela nos aïeux ?
Il leur manquait l’industrie et l’aisance :
Est-ce vertu? c’était pure ignorance.
- Oui ; mais il faut parier. Cela n’est pas volontaire, vous êtes embarqué. Lequel prendrez-vous donc ? Voyons. Puisqu’il faut choisir, voyons ce qui vous intéresse le moins. Vous
avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et
votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir :
l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée, en choisissant l’un que l’autre,
puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons
le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez,
vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter.
- "Cela est admirable. Oui, il faut gager ; mais je gage peut-être trop."
- Voyons. puisqu’il y a pareil hasard de gain et de perte, si vous n’aviez qu’à gagner deux
vies pour une, vous pourriez encore gagner ; mais s’il y en avait trois à gagner, il faudrait
encore jouer (puisque vous êtes dans la nécessité de jouer), et vous seriez imprudent,
lorsque vous êtes forcé de jouer, de ne pas hasarder votre vie pour en gagner trois, à un
jeu où il y a pareil hasard de perte et de gain. Mais il y a une éternité de vie et de bonheur.
Et cela étant, quand il aurait une infinité de hasards, dont un seul serait pour vous, vous
auriez encore raison de gager un pour avoir deux ; et vous agiriez de mauvais sens, en
étant obligé à jouer, de refuser de jouer une vie contre trois à un jeu où d’une infinité de
hasards il y en a un pour vous, s’il y avait une infinité de vie infiniment heureuse à gagner
Mais il y a ici une infinité de vie infiniment heureuse à gagner, un hasard de gain contre
un nombre fini de hasards de perte, et ce que vous jouez est fini. Cela ôte tout parti :
partout où est l’infini, et où il n’y a pas infinité de hasards de perte contre celui du gain,
il n’y a point à balancer, il faut tout donner. Et ainsi, quand on est forcé à jouer, il faut
renoncer à la raison pour garder la vie, plutôt que de la hasarder pour le gain infini aussi
prêt à arriver que la perte du néant.
Voilà j'ai déjà commencé à étudier le Misanthrope et le Mondain et on voit apparaître 2 visions de la société l'une hypocrite et l'autre à la recherche d'un bonheur terrestre…
Mais après je ne sais vraiment pas comment aborder le sujet et c'est pour cela que je vous demande de l'aide.
Merci beaucoup 😞



