Déterminer la fonction de ces expressions
19 réponses
Bonjour,
je dois trouver la fonction exacte des expressions en italique :
- Les dessins paléolithiques, découverts à Lascaux, datent de 1940.
Je pense qu'il s'agit simplement d'une apposition à "dessins", est-ce suffisant comme fonction?
- Nos ancêtres restituaient sur des cadastres les limites exactes de leurs propriétés.
S'agit-il bien du complément du nom "limites"?
Merci d'avance pour votre aide.
Bonjour,
Pour ma part, je pense plutôt à une épithète détachée, mais attends d'autres avis. 😉
Bonjour et bienvenue.
On utilise parfois le terme "apposé" pour cette fonction de l'adjectif, mais "épithète détachée du nom dessins" est effectivement plus rigoureux.
Quant à "de leurs propriétés", c'est bien un complément du nom "limites".
Il précise de quelles limites il s'agit.
Merci beaucoup de votre aide.
Je rencontre à nouveau une difficulté pour déterminer la fonction de "qui est comme un paradis enneigé" dans la phrase : Nicolas Vanier explora le Grand Nord, qui est comme un paradis enneigé.
Pour la nature, je pense que c'est une proposition subordonnée relative. Mais je n'arrive pas à déterminer si elle est adjective, substantive ou attributive.
Pour ce qui est de la fonction, elle est peut-être un attribut du COD ou ,étant donné la présence de "comme", la fonction pourrait avoir un caractère comparatif.
Quelqu'un pourrait m'éclairer?
Merci et bonne journée 🙂
Relative adjective, épithète détachée = explicative.
Elle apporte un certain nombre d'informations complémentaires non indispensables à l'identification du référent. Elle est souvent séparée de son antécédent par une pause syntaxique (des virgules à l'écrit).
D'accord, je pense avoir compris.
Du coup, il en serait de même dans la phrase : L'artiste a réalisé un triptyque dont chaque partie représente sa façon d'analyser le monde.
Nature : proposition subordonnée relative adjective
Fonction : épithète détachée
Mon raisonnement est-il correct?
Merci de votre aide!!
Ici l'épithète n'est pas détachée.
En effet, c'est une épithète (liée) postposée au groupe nominal "un triptyque".
Merci pour cette rectification.
J'ai une hésitation pour la phrase : C'est une chose banale qui est désormais l'objet de toutes les attentions et parfois même des critiques.
Dans ce cas là, je pense que c'est une proposition subordonnée relative attributive car elle porte l'information nouvelle de la phrase (valeur prédicative). Et il s'agirait alors d'un attribut du sujet.
Est-ce bien cela?
Pour ma part, bien que cela dépende du contexte, je peux aisément me contenter de dire "C'est une chose banale.", et je vois en qui est désormais l'objet de toutes les attentions et parfois même des critiques une proposition subordonnée relative adjective, dont la fonction est celle d'une épithète liée, postposée au groupe nominal "une chose banale", mais attends d'autres avis. J'ai moi-même quelques doutes.
D'accord avec Mithridate… En tout cas, ce n'est pas un attribut du sujet !
Pourtant
C'est une chose banale qui est désormais l'objet de toutes les attentions et parfois même des critiques = une chose banale est désormais l'objet de toutes les attentions…
avec le présentatif de mise en relief c'est … qui.
Oui, c'est vrai… Cela pourrait également se comprendre ainsi.
Pourtant, Anne345, ça dépend… Il est impossible de séparer les outils du présentatif de mise en relief par une virgule (c'est lui qui a gagné, et non c'est lui, qui a gagné). C'est juste un test pour vérifier la nature de la proposition subordonnée relative. Nous pouvons très bien dire C'est une chose banale, qui est désormais l'objet de toutes les attentions et parfois même des critiques, en marquant une pause avant la virgule. En fait, les deux interprétations sont possibles (Une chose banale est désormais l'objet de toutes les attentions et parfois même des critiques ou c'est une chose banale, devenue l'objet de toutes les attentions et parfois même des critiques). Pour ma part, je ne vois pas en c'est … qui une seule unité (à savoir un présentatif de mise en relief), mais plutôt deux unités bien distinctes (d'un côté, c'est et, de l'autre, qui qui introduit une proposition subordonnée relative adjective) dont la coexistence peut perturber.
(En fait, maintenant que j'y pense, la phrase pourrait tout aussi bien être X est une chose banale, qui est désormais l'objet de toutes les attentions et parfois même des critiques !)
Mithridate a écrit :En fait, les deux interprétations sont possibles (Une chose banale est désormais l'objet de toutes les attentions et parfois même des critiques ou c'est une chose banale, devenue l'objet de toutes les attentions et parfois même des critiques).
Puisque vous avez ajouté "devenue", nous arrivons à la même interprétation : attribut du sujet réel "chose banale".
Oui, mais comment arriveriez-vous à cet attribut, si la phrase était X est une chose banale, qui est désormais l'objet de toutes les attentions et parfois même des critiques ?
Ai-je dit que ce serait un attribut ?
Non, mais j'ai dit que je voyais la phrase de cette manière. Il ne peut donc s'agir d'un attribut !
Les questions qui restent donc en suspens sont donc
- Jusqu’à quand peut-on modifier un message, même s’il a reçu des réponses ?
- Quand on procède à l’analyse d’une phrase, quelles modifications peut-on lui apporter en prétendant que c’est toujours la même ?
Mais on sort du sujet.