Accent sur le -e devant deux consonnes

Langue française

20 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

J'ai des difficultés parfois sur certains mots pour l'accent sur le "e". Je travaille sur le Projet Voltaire et là je lis cette règle que je ne comprends vraiment pas :

On ne met pas d'accent…
devant deux consonnes qui ne représentent pas un son unique (« es-poir »)
Comment ça ? Je ne saisis pas vraiment.

Merci.
Dans espoir, le e est avant deux consonnes : s et p, qui ont chacune un son différent.

Deux consonnes différentes qui présenteraient un son unique, ce serait par exemple ch ou gn… Là, pour le son "è", il faudrait un accent :

che, règne…

Mais jamais d'accent avant deux consonnes identiques :

belle, terre, messe, nette, etc.
Merci beaucoup, je comprends mieux finalement : )
Mais cette règle des deux consonnes différentes ne fonctionne pas dans certains cas.
Elle ne fonctionne pas lorsque la seconde est un r ou un l, par exemple…
Là, il faut un accent :
vre, trèfle…
Salut,

À propos de cette thème. Connaissez-vous quelque règle(s) pour savoir quand prononce-t-on l'e (sans accent) comme /ɛ/ ou /e/ ???

j'ai raté a identifier le trait commun parmi:

sec, secteur, septembre, sept, pet, (MAIS: Pétulence) mets, mec, avec, treize, reine, peine, nez, esperer, espoir, escargot, Montesquieu, Mexique, Texas, latex, excuser, exploiser, exploser, extraire, texte,

À mon avis:

• on la prononce /ɛ/ ou /e/ quand elle est l'avante-dernière lettre du mot (la dernière ètant une consonne diffèrente de "N").

• devant S + une autre consonne.

• devant X

• devant IN

Mais qu'est-ce qu'on en peut dire en plus ?
Me trompè-je avec mes hypothèse ?


Merci d'avance.
On le prononce en général /ɛ/ juste avant une double consonne, ou quand la syllabe se termine par une consonne. (sec, sec/teur, sep/tembre, belle, nette, verre, messe, tennis…)
On considère que le x vaut deux consonnes, une par syllabe : (tek/sas, eg/zemple).

Mais :

Suivi d'un n ou d'un m, il fait partie des graphies en, em , qui se prononcent en général /ɑ̃/.(exemple, septembre)

Suivi d'un z en syllabe finale, il fait partie de la graphie ez qui se prononce généralement /e/ (nez, venez)

Suivi d'un r en syllabe finale, il fait très souvent partie de la graphie er qui se prononce /e/, notammment à la fin des infinitifs : (excuser)

Suivi d'un i, il fait partie de la graphie ei qui se prononce /ɛ/ (reine, treize )ou de la graphie ein qui se prononce /ɛ̃/ (plein, peindre).

Suivi d'un u, il fait partie de la graphie eu qui se prononce /œ/ (fleur) ou /ø/ (Montesquieu, bleu)
En fait, tout dépend du sens du mot que nous avons. Chez certains mots, il faut absolument l'accent sur le -e. Si vous considérez par exemple les mots comme - écrire, - éclater, - ébruiter, etc. l'on se rend compte que l'accent sur le -e devient une nécessité.
C'est vrai, mais indépendamment du sens, on remarquera que dans les cas cités, la première syllabe ne se termine pas par une consonne, justement. D'où l'accent, conformément à ce que je viens d'énoncer plus haut.
é/cri/re, é/brui/ter, é/cla/ter
Bonsoir Jehan,

Franchement, c'est limite déprimant. Il n'y a que des "mais". Je lisais les conseils du projet Voltaire. Ils expliquent les règles. Mais à la fin, Bruno Dewaele écrit
Indépendamment des principes, forcément généraux, exprimés ci-dessus, une tendance récente pousse à maintenir l’accent sur certains préfixes (« dé- », « pré- », « télé- ») quand ils se soudent à un mot qui commence par un « s » suivi d’une consonne (« déstabiliser », « préscolaire », « téléspectateur »). Le recours au dictionnaire n’aura rien de honteux dans ces différents cas de figure…
Du coup, on devrait connaitre tout le dictionnaire par cœur pour ne pas se tromper.

Ils écrivent cette règle : "il n'y a jamais d'accent lorsque le "e" est suivi de deux consonnes.".

Au final cette règle est fausse. Sinon je devrais écrire télespectateur.
Bonjour,

vous avez raison, le Français est déprimant et le sera peut-être encore davantage lorsque vous aurez lu ceci :

https://forum.wordreference.com/showthread.php?t=2591373

à moins que ces réponses ne vous éclairent, vous rendent santé et envie de français. 🙂

Cordialement,
Paul
Bonjour,

Merci beaucoup pour le lien. Très instructif -comme ce forum. J'en viens à conclure qu'il est regrettable que dans certains ouvrages de grammaire on présente la règle sans préciser qu'il existe plusieurs exceptions. Les ouvrages généralement sont donc incomplets. Pire, ça peut nous induire en erreur.

Par exemple téléspectateur, je sais l'écrire car je connais le mot. Mais la règle m'échappait.

Par contre je ne comprends toujours pas cet exemple :
Dans les formes composées récentes, le premier élément garde son accent (et sa prononciation) même devant plusieurs consonnes : déstructurer (mais destruction), préscolaire (mais prescrire), caméscope, téléspectateur (mais télescope).
Pourquoi déstructurer et destruction ? Pourquoi l'un avec l'accent et l'autre non ?
Préfixe dé- appliqué au verbe existant structurer > structurer.
Mais dans destruction, aucun préfixe dé-, le nom simple *struction n'existant pas.

De même pour préscolaire (préfixe pré- appliqué à l'adjectif existant scolaire).
Mais pas de préfixe pré- dans prescrire… Le verbe simple *scrire n'existe pas.

Etc.
Bonjour Jehan,

Très bien, mais le "scope" n'existe pas dans le dictionnaire Larousse et cependant caméscope et télescope.

Vous allez, je présume, répondre que "camé" est un diminutif de caméra ou alors
Camé ne serait pas considéré comme un préfixe contrairement à télé.

Tout cela est bien obscur. Autant dire qu'il faut mémoriser tous les mots comme le redoute le questionneur.

Cordialement,
Paul
paulang a écrit :Très bien, mais le "scope" n'existe pas dans le dictionnaire Larousse et cependant caméscope et télescope.

Vous allez, je présume, répondre que "camé" est un diminutif de caméra ou alors
Camé ne serait pas considéré comme un préfixe contrairement à télé.
L'élément formant -scope existe bel et bien :
https://www.cnrtl.fr/definition/-scope
et est d'ailleurs très productif.

Camé n'est effectivement pas un préfixe classique, juste la troncation de caméra, et il conserve donc son accent, en créant ainsi une entorse (qui s'explique) aux règles habituelles.

Télescope a été formé il y a plusieurs siècles, à une époque où ces règles étaient mieux respectées, d'où l'absence d'accent, le mot ayant été formé comme s'il avait existé en grec. Les mots analogues formés avec télé- plus récemment prennent l'accent : téléscaphe, téléscripteur, téléski, téléspectateur. Exception aux exceptions : télesthésie, mais c'est normal, puisque le suffixe est -esthésie.
Alors le Larousse 2006 n'est pas à jour qui mentionne uniquement "scopie" comme mot familier employé par les médecins.
Il est parfaitement à jour, mais il recense essentiellement les mots, alors que le TLF recense aussi les éléments formants tels que les préfixes et suffixes usuels. -scope n'est pas un mot (il n'existe pas à l'état isolé, seulement à l'état construit), mais c'est un suffixe classique.
Il est à noter que le petit Robert signale lui aussi les éléments suffixaux -scope et -scopie.
Pourquoi le préfixe télé s'écrit-il sans accent aigu au 2[sup]e[/sup] E dans les mots télescope et télescopage, mais s'écrit-il télé dans télévision, télécommunications, etc.?

Malgré de nombreuses recherches dans Internet, je n'ai pas réussi à trouver. Merci à la perle qui saura donner une réponse satisfaisante!

:/
C'est parce qu'on ne met pas d'accent aigu ou grave sur un e qui ne termine pas la syllabe graphique (sauf devant le -s final).
On a donc : té-lé-vis-ion mais té-les-cope.

Il y a des exceptions pour les préfixes dé- et pré- devant s+ consonne : préscolaire.

Il y a aussi une exception pour téléspectateur parce que "télé" signifie "télévision", ce n'est plus le préfixe grec.
Voir ici :
https://www.etudes-litteraires.com/359023.html#p359023