Balzac, Gobseck - Il s’agit d’un usurier…

Entraide scolaire

17 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Je dois faire un commentaire composé ( de quatre pages minimum ) Sur ce texte-là :
Il s'agit d'un usurier. Saisirez-vous bien cette figure pâle et blafarde, à laquelle je voudrais que l'Académie me permît de donner le nom de face lunaire ? Elle ressemblait à du vermeil (1) dédoré. Les cheveux de mon usurier étaient plats, soigneusement peignes et d'un gris cendré. Les traits de son visage, impassible autant que celui de Talleyrand (2), paraissaient avoir été coulés en bronze. Jaunes comme ceux d'une fouine, ses petits yeux n'avaient presque point de cils et craignaient la lumière ; mais l'abat-jour d'une vieille casquette les en garantissait. Son nez pointu était si grêlé dans le bout que vous l'eussiez comparé à une vrille. Il avait les lèvres minces de ces alchimistes et de ces petits vieillards peints par Rembrandt ou par Metzu (3). Cet homme parlait bas, d'un ton doux, et ne s'emportait jamais. Son âge était un problème : on ne pouvait pas savoir s'il était vieux avant le temps, où s'il avait ménagé sa jeunesse afin qu'elle lui servît toujours… Ses actions, depuis l'heure de son lever jusqu'à ses accès de toux le soir, étaient soumises à la régularité d'une pendule. C'était en quelque sorte un homme-modèle que le sommeil remontait. Si vous touchez un cloporte cheminant sur un papier, il s'arrête et fait le mort ; de même, cet homme s'interrompait au milieu de son discours et se taisait au passage d'une voiture afin de ne pas forcer sa voix. A l'imitation de Fontenelle (4), il économisait le mouvement vital, et concentrait tous les sentiments humains dans le moi. Aussi sa vie s'écoulait-elle sans faire plus de bruit que le sable d'une horloge antique. Quelquefois ses victimes criaient beaucoup, s'emportaient ; puis après il se faisait un grand silence, comme dans une cuisine où l'on égorge un canard. Vers le soir l'homme-billet se changeait en homme ordinaire, et ses métaux se métamorphosaient en cœur humain. S'il était content de sa journée, il se frottait les mains en laissant échapper par les rides crevassées de son visage une fumée de gaieté, car il est impossible d'exprimer autrement le jeu muet de ses muscles… Enfin, dans ses plus grands accès de joie, sa conversation restait monosyllabique, et sa contenance était toujours négative. Tel est le voisin que le hasard m'avait donné dans la maison que j'habitais rue des Grès, quand je n'étais encore que second clerc et que j'achevais ma troisième année de droit. Cette maison, qui n'a pas de cour, est humide et sombre. les appartements n'y tirent leur jour que de la rue. La distribution claustrale qui divise le bâtiment en chambre d'égale grandeur, en ne leur laissant d'autre issue qu'un long corridor éclairé par des jours de souffrance, annonce que la maison a jadis fit partie d'un couvent. A ce triste aspect, la gaieté d'un fils de famille expirait avant qu'il n'entrât chez mon voisin: sa maison est lui se ressemblaient. Vous eussiez dit de l'huître et son rocher.

Donc je dois faire un commentaire de 4 pages (minimum) avec introduction, problématique, le plan et la conclusion.
J'ai déjà fait mon introduction.
Avec notre professeur de français nous avons détaillé le texte et le'avons séparé en 4 parties, la première partie commence de "Il s'agit d'un usurier" jusqu'à "qu'elle lui servît toujours" et c'est : Un portrait organisé. La deuxième partie est de " Tout était propre" jusqu'à " fumaient sans flamber" et c'est : La description de sa chambre. Ensuite de " Ses actions" Jusqu'à " était toujours négative" c'est son attitude/ses habitudes/son quotidien. Et pour finir de " tel est le voisin " jusqu'à la fin c'est la description de sa maison.

Alors, en fait, je ne trouve pas de bonne problématique pour ce sujet, ce qui me bloque, et donc je ne peux pas trouver mon plan.
Si quelqu'un avait des bonnes idées à me proposer ça serait gentil 🙂
Cordialement.
Bonsoir,

J'aimerai votre aide si possible sur le commentaire que je devrai faire demain.
Tout d'abord, voici le texte:
"Il s'agit d'un usurier. Saisirez-vous bien cette figure pâle et blafarde, à laquelle je voudrais que l'Académie me permît de donner le nom de face lunaire ? Elle ressemblait à du vermeil (1) dédoré. Les cheveux de mon usurier étaient plats, soigneusement peignes et d'un gris cendré. Les traits de son visage, impassible autant que celui de Talleyrand (2), paraissaient avoir été coulés en bronze. Jaunes comme ceux d'une fouine, ses petits yeux n'avaient presque point de cils et craignaient la lumière ; mais l'abat-jour d'une vieille casquette les en garantissait. Son nez pointu était si grêlé dans le bout que vous l'eussiez comparé à une vrille. Il avait les lèvres minces de ces alchimistes et de ces petits vieillards peints par Rembrandt ou par Metzu (3). Cet homme parlait bas, d'un ton doux, et ne s'emportait jamais. Son âge était un problème : on ne pouvait pas savoir s'il était vieux avant le temps, où s'il avait ménagé sa jeunesse afin qu'elle lui servît toujours… Ses actions, depuis l'heure de son lever jusqu'à ses accès de toux le soir, étaient soumises à la régularité d'une pendule. C'était en quelque sorte un homme-modèle que le sommeil remontait. Si vous touchez un cloporte cheminant sur un papier, il s'arrête et fait le mort ; de même, cet homme s'interrompait au milieu de son discours et se taisait au passage d'une voiture afin de ne pas forcer sa voix. A l'imitation de Fontenelle (4), il économisait le mouvement vital, et concentrait tous les sentiments humains dans le moi. Aussi sa vie s'écoulait-elle sans faire plus de bruit que le sable d'une horloge antique. Quelquefois ses victimes criaient beaucoup, s'emportaient ; puis après il se faisait un grand silence, comme dans une cuisine où l'on égorge un canard. Vers le soir l'homme-billet se changeait en homme ordinaire, et ses métaux se métamorphosaient en cœur humain. S'il était content de sa journée, il se frottait les mains en laissant échapper par les rides crevassées de son visage une fumée de gaieté, car il est impossible d'exprimer autrement le jeu muet de ses muscles… Enfin, dans ses plus grands accès de joie, sa conversation restait monosyllabique, et sa contenance était toujours négative. Tel est le voisin que le hasard m'avait donné dans la maison que j'habitais rue des Grès, quand je n'étais encore que second clerc et que j'achevais ma troisième année de droit. "
Nous avons le plan:
I) Son physique
II) 1) aspect mortel ; 2) économie, rigoureux 3) Mécanisme
III) Un psg insensible : 1) économie de sentiments ; cadre professionel ; cadre privé

Donc voilà j'ai réussi à faire le I seul, or le II et le III je bloque complètement… je suis là ce soir jusqu'à 22h si quelqu'un souhaiterait m'aider ce serait génial pour moi.

Bonne soirée
"Aspect mortel", tu es sûr que ce n'est pas "aspect moral" ?

Un psg… Rien à voir avec le club de foot, je suppose.
Tu veux dire "personnage" ?

Je suis étonné que tu ne trouves aucun indice, aucune citation pour remplir ces deux autres parties. Précise ce qui te cause plus particulièrement difficulté.
Bonsoir,

Plutot froideur mortelle pour le 1) du 2
Ensuite oui excusez moi c'est un personnage. 😀
Ben trouvez les citations je pense y'arriver mais c'est pour trouver l'élément technique..
Je peux vous donner les citations si vous le souhaitez, mais dénicher l'élément technique j'ai un peu de mal quoi…
Merci beaucoup pour votre aide.
De quel "élément technique" parles-tu ?
Il n'en est pas fait mention dans le plan…
par exemple si je trouve une citation, je dois préciser ce que c'est , une comparaison par exemple.
Le II parle des objets ( représentation matériell des pensées selon Balzac )
Pour la froideur mortelle, je n'arrive pas à trouver de citations…
Pour le 2) économie , je erlève seulement une antithèse fumer/flamber…
et pour le 3) mécanisme je ne comprends pas
En tout cas, la vie de Gobseck est comparée à une pendule, à un mécanisme de pendule…
Tu as dû le remarquer.

Et côté froideur mortelle, je lis qu'il "fait le mort"… ce qui est une façon d'économiser le mouvement vital. Il s'économise aussi en ne forçant pas sa voix, en ne parlant que par monosyllabes…

Où as-tu lu "fumer" et "flamber" ? En quoi serait-ce une antithèse ? Quel rapport avec l'économie ?
Ouais nan, j'ai copié - collé bêtement le texte au-dessus, je remarque qu'il manque des bouts…
Voici le texte encore une fois désolé..

Cette aventure, dit Derville après une pause, me rappelle les seules circonstances romanesques de ma vie. Vous riez déjà, reprit-il, en entendant un avoué vous parler d’un roman dans sa vie ! Mais j’ai eu vingt-cinq ans comme tout le monde, et à cet âge j’avais déjà vu d’étranges choses. Je dois commencer par vous parler d’un personnage que vous ne pouvez pas connaître. Il s’agit d’un usurier. Saisirez-vous bien cette figure pâle et blafarde, à laquelle je voudrais que l’académie me permît de donner le nom de face lunaire, elle ressemblait à du vermeil dédoré ? Les cheveux de mon usurier étaient plats, soigneusement peignés et d’un gris cendré. Les traits de son visage, impassible autant que celui de Talleyrand, paraissaient avoir été coulés en bronze. Jaunes comme ceux d’une fouine, ses petits yeux n’avaient presque point de cils et craignaient la lumière ; mais l’abat-jour d’une vieille casquette les en garantissait. Son nez pointu était si grêlé dans le bout que vous l’eussiez comparé à une vrille. Il avait les lèvres minces de ces alchimistes et de ces petits vieillards peints par Rembrandt ou par Metzu. Cet homme parlait bas, d’un ton doux, et ne s’emportait jamais. Son âge était un problème : on ne pouvait pas savoir s’il était vieux avant le temps, ou s’il avait ménagé sa jeunesse afin qu’elle lui servît toujours. Tout était propre et râpé dans sa chambre, pareille, depuis le drap vert du bureau jusqu’au tapis du lit, au froid sanctuaire de ces vieilles filles qui passent la journée à frotter leurs meubles. En hiver les tisons de son foyer, toujours enterrés dans un talus de cendres, y fumaient sans flamber. Ses actions, depuis l’heure de son lever jusqu’à ses accès de toux le soir, étaient soumises à la régularité d’une pendule. C’était en quelque sorte un homme-modèle que le sommeil remontait. Si vous touchez un cloporte cheminant sur un papier, il s’arrête et fait le mort ; de même, cet homme s’interrompait au milieu de son discours et se taisait au passage d’une voiture, afin de ne pas forcer sa voix. À l’imitation de Fontenelle, il économisait le mouvement vital, et concentrait tous les sentiments humains dans le moi. Aussi sa vie s’écoulait-elle sans faire plus de bruit que le sable d’une horloge antique. Quelquefois ses victimes criaient beaucoup, s’emportaient ; puis après il se faisait un grand silence, comme dans une cuisine où l’on égorge un canard. Vers le soir l’homme-billet se changeait en un homme ordinaire, et ses métaux se métamorphosaient en cœur humain. S’il était content de sa journée, il se frottait les mains en laissant échapper par les rides crevassées de son visage une fumée de gaieté, car il est impossible d’exprimer autrement le jeu muet de ses muscles, où se peignait une sensation comparable au rire à vide de Bas-de-Cuir. Enfin, dans ses plus grands accès de joie, sa conversation restait monosyllabique, et sa contenance était toujours négative. Tel est le voisin que le hasard m’avait donné dans la maison que j’habitais rue des Grès, quand je n’étais encore que second clerc et que j’achevais ma troisième année de Droit

Donc froideur mortelle parce qu'il fait le mort , et je remarque aussi une comparaison entre objet et froid sanctuaire étant donné que le sanctuaire évoque un aspect mortel.
Economie parce qu'" il fait le mort " , en " ne forcant pas sa voix " et les " monosyllabes " ainsi que l'anthithèse entre fumer et flamber ?

" Ses actions, depuis l'heure de son lever jusqu'à ses accès de toux le soir, étaient soumises à la régularité d'une pendule. C'était en quelque sorte un homme-modèle que le sommeil remontait. Si vous touchez un cloporte cheminant sur un papier, il s'arrête et fait le mort ; de même, cet homme s'interrompait au milieu de son discours et se taisait au passage d'une voiture afin de ne pas forcer sa voix. "

Pour le mécansime , Il est comparé à un cloporte ? Et est présenté comme un homme-modèle ?
"Ouais nan"… Voilà une expression bien étrange… 😜

Merci pour le texte complété; je comprends mieux ton antithèse fumer / flamber exprimant l'économie, mais cela n'ajoute pas grand-chose à mes commentaires au sujet de "s'économiser".
Ce que j'ai rajouté en modifiant mon message sous le texte complété est bon ?
.Pour le mécanisme , Il est comparé à un cloporte ? Et est présenté comme un homme-modèle ?
Un cloporte n'est pas un objet mécanique. Relis ma réponse plus haut…
Comparaison avec le mecanisme de pendule ok.
Mais pour le 1) froideur mortelle il y a donc " il fait le mort " = comparaison avec un mort ? , comparaison objet / froid sanctuaire
L'économie vitale rentre dans le 2) économie ou dans la froideur mortelle ?
Je crois que tu peux évoquer cette "économie vitale" dans les deux parties.
Ok merci.
Le titre de la partie II j'ai mis objets, comment je pourrai l'introduire par rapport au texte tout en y decrivant comme les représentations matérielles des pensées ?

Dans le III , économie de sentiments car " il "économisait le mouvement vital " et les " sentiments humains dans le moi " , ce sont des métaphores ? et aussi les convrsations monosyllabyques.
Ensuite, je n'arrive pas à voir comment il est perçu dans son cadre professionel et privé, il est cruel dans le cadre pro. ?
il est cruel dans le cadre pro ?
Je suppose que tu as eu la curiosité de chercher ce qu'est un usurier, et en quoi consiste son activité. Quant à sa cruauté dans ce domaine, on peut la supposer…
Quelquefois ses victimes criaient beaucoup, s'emportaient ; puis après il se faisait un grand silence, comme dans une cuisine où l'on égorge un canard.
Quant au cadre privé : lis la description quand il est rentré chez lui.
Peut-on réellement dire qu'il est plus "humain" ?
Il semble tout aussi mécanique :
Ses actions, depuis l'heure de son lever jusqu'à ses accès de toux le soir, étaient soumises à la régularité d'une pendule
Autre remarque : tu n'es pas obligé de trouver une figure de style dans chaque citation que tu fais…
Bonjour je cherche un plan pour le texte Gobseck de Balsac, j'ai trouvé le
I- le portrait
-un personnage difficile d'approche
-un vieillard sans âge
-un être presque surnaturel
Pourriez-vous m'aider pour le II et le III avec les sous partis svp. Merci d'avance! 🙂
Bonjour.
Tu n'as pas précisé les limites EXACTES de l'extrait à commenter.

Il faudrait formuler une problématique pertinente à moins qu'elle ne soit donnée dans la consigne du sujet, ce que nous ne savons pas. Tes axes alors répondront à la problématique.

Ex : Portrait d'un homme ou portrait d'une société ?

I. L'usurier : un personnage remarquable

II. Gobseck, un nom évocateur

III. Un personnage haut en couleur au sein de la société