Études philologiques de français-allemand

La filière littéraire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, 🙂

Je suis perdu. 😞 Je ne sais que faire plus tard dans mes études, mais j'ai une forte tendance à la littérature et à la linguistique (surtout en grammaire). Du coup, je voudrais entamer des études de philologie. Tout va bien jusque là, puis je ne sais plus en quelle langue étudier ! :/ J'aime profondément le français, le latin et l'allemand. J'ai pensé à l'agrégation mais je n'apprends pas le grec (et cette langue ne me tente pas tellement), et je serais définitivement séparé du français (grand amour) et du latin (grand'mère du grand amour) par celle de l'allemand (amant). Je suis coincé, aidez-moi s'il vous plaît !

Egalement, j'ai une peur atroce du néant, c'est à dire étudier une langue qui serait toute explorée. J'ai peur qu'il n'y ait plus aucun texte à découvrir en romanistique et qu'il n'y en ait pas du tout en germanistique ! Ma crainte se révélerait-elle juste ?

En sachant que je ne souhaite absolument pas être professeur de FLE ou professeur du second degré. A la limite, enseignant-chercheur dans une université mais je dois peut-être trop rêver.

En fin, je vous remercie de votre attention et de l'aide ou de conseils que vous m'apporteriez.
Verbum a écrit : Egalement, j'ai une peur atroce du néant, c'est à dire étudier une langue qui serait toute explorée. J'ai peur qu'il n'y ait plus aucun texte à découvrir en romanistique et qu'il n'y en ait pas du tout en germanistique ! Ma crainte se révélerait-elle juste ?
Oh, rassure-toi sur ce point, les sujets d'étude ne manquent pas, mais alors pas du tout ! 😀
Verbum, tes aspirations sont bien éclectiques ! On ne peut évidemment décider pour toi. Pour ce qui est des langues anciennes, il ne faut pas compter étudier le latin de façon approfondie sans faire aussi du grec ; une orientation "lettres classiques" semble donc exclue. Restent les "lettres modernes", qui peuvent très bien associer le latin, le français et une langue vivante. Si la philologie t'intéresse (au sens ancien du terme et non dans son acception moderne de grammaire historique), il est évident que la littérature française ou allemande t'ouvrira plus d'horizon. Le recherche en lettres classiques a toujours de la matière pour ce qui concerne l'approche de tel auteur, ou de l'étude renouvelée de telle œuvre, mais il faut bien dire que le terrain est miné. Si tu songes à l'établissement d'un texte, il faudra chercher dans des auteurs de second ordre, des compilateurs ou des grammairiens tardifs. Il est peu probable qu'on découvre un inédit de Virgile en train de dormir paisiblement dans un coin de bibliothèque ! En Histoire, par contre, il y a beaucoup à faire pour certaines périodes de l'Antiquité, en épigraphie aussi. Enfin, pour la situation d'enseignant chercheur à l'Université, il y a beaucoup d'appelés et… très peu d'élus.
Personnellement, j'ai toujours entretenu une connaissance désintéressée du latin, et surtout du grec, ma grande passion (on s'en sera aperçu). Mais je suis toujours resté un amateur (au sens premier du terme) en la matière.
Ma vision caligineuse de la philologie n'est plus que des chemins tout tracés auxquels je me sens dispos à étudier avant de m'y aventurer. Merci à vous deux, Tropic et Jacques pour m'avoir rassuré et éclairé, je suis soulagé. 🙂