Pouvez vous participer à faire cet exercice? C'est sur la construction syntaxique et sémantique de la phrase. Merci d'avance! 🙂 🙂 🙂
Les exemples suivants constituent-ils pour vous une phrase? Si oui, expliquez comment vous la reconnaissez.
(1) ma nièce court après sa balle
(2) Aïe!
(3) Pierre!
(4) C’est à Saint-Paul-de-Vence que j’ai connu André Verdet c’était un jour de fête
et Dieu sait si les fêtes sont belles dans le Midi
un jour de fête oui
et je crois même que c’était la canonisation de saint Laurent du Maroni
enfin quelque chose dans ce genre-là
avec de grands tournois de boules des championnats de luttes religieuses et des petits chanteurs de la Manécanterie et des tambourinaires et des Arlésiens et des Arlésiennes
(J. Prévert, Histoires)
(5) Cela (les brillantes relations de Swann) eût paru aussi extraordinaire à ma tante qu’aurait pu l’être pour une dame plus lettrée la pensée d’être personnellement liée avec Aristée dont elle aurait compris qu’il aimait, après avoir causé avec elle, plonger au sein du royaume de Thétis, dans un empire soustrait aux yeux des mortels, et où Virgile nous le montre reçu à bras ouverts. (Proust)
(6) Excellent, ce café.
(7) Aujourd’hui un calme qui fait peur. Plus de canonnade. Pourquoi?
(8) La nuit est tombée depuis longtemps.
(9) Pleurer.
(10) Lui, mentir?
(11) La liberté? Un beau mot.
(12) Fini de rire.
(13) Le ciel est bleu les oiseaux chantent une mélodie joyeuse vibre au loin le vieux saule frémit.
(14) Sept heures du matin, un site perdu du pays des Diambours, un marais plein d’herbages (P. Loti)
(15) Eh bien, et l’abolition de la peine de mort en matière politique? (Flaubert)
(16) Et aujourd’hui encore si, dans une grande ville de province ou dans un quartier de Paris que je connais mal, un passant qui m’a « mis dans mon chemin » me montre au loin, comme un point de repère, tel beffroi d’hôpital, tel clocher de couvent levant la pointe de son bonnet ecclésiastique au coin d’une rue que je dois prendre, pour peu que ma mémoire puisse obscurément lui trouver quelque trait de ressemblance avec la figure chère te disparue, le passant, s’il se retourne pour s’assurer que je ne m’égare pas, peut, à son étonnement, m’apercevoir qui, oublieux de la promenade entreprise ou de la course obligée, reste là, devant le clocher, pendant des heures, immobile, essayant de me souvenir, sentant au fond de moi des terres reconquises sur l’oubli qui s’assèchent et se rebâtissent ; et sans doute alors, et plus anxieusement que tout à l’heure quand je lui demandais de me renseigner, je cherche encore mon chemin, je tourne une rue … mais … c’est dans mon cœur … (Proust)
Les exemples suivants constituent-ils pour vous une phrase? Si oui, expliquez comment vous la reconnaissez.
(1) ma nièce court après sa balle
(2) Aïe!
(3) Pierre!
(4) C’est à Saint-Paul-de-Vence que j’ai connu André Verdet c’était un jour de fête
et Dieu sait si les fêtes sont belles dans le Midi
un jour de fête oui
et je crois même que c’était la canonisation de saint Laurent du Maroni
enfin quelque chose dans ce genre-là
avec de grands tournois de boules des championnats de luttes religieuses et des petits chanteurs de la Manécanterie et des tambourinaires et des Arlésiens et des Arlésiennes
(J. Prévert, Histoires)
(5) Cela (les brillantes relations de Swann) eût paru aussi extraordinaire à ma tante qu’aurait pu l’être pour une dame plus lettrée la pensée d’être personnellement liée avec Aristée dont elle aurait compris qu’il aimait, après avoir causé avec elle, plonger au sein du royaume de Thétis, dans un empire soustrait aux yeux des mortels, et où Virgile nous le montre reçu à bras ouverts. (Proust)
(6) Excellent, ce café.
(7) Aujourd’hui un calme qui fait peur. Plus de canonnade. Pourquoi?
(8) La nuit est tombée depuis longtemps.
(9) Pleurer.
(10) Lui, mentir?
(11) La liberté? Un beau mot.
(12) Fini de rire.
(13) Le ciel est bleu les oiseaux chantent une mélodie joyeuse vibre au loin le vieux saule frémit.
(14) Sept heures du matin, un site perdu du pays des Diambours, un marais plein d’herbages (P. Loti)
(15) Eh bien, et l’abolition de la peine de mort en matière politique? (Flaubert)
(16) Et aujourd’hui encore si, dans une grande ville de province ou dans un quartier de Paris que je connais mal, un passant qui m’a « mis dans mon chemin » me montre au loin, comme un point de repère, tel beffroi d’hôpital, tel clocher de couvent levant la pointe de son bonnet ecclésiastique au coin d’une rue que je dois prendre, pour peu que ma mémoire puisse obscurément lui trouver quelque trait de ressemblance avec la figure chère te disparue, le passant, s’il se retourne pour s’assurer que je ne m’égare pas, peut, à son étonnement, m’apercevoir qui, oublieux de la promenade entreprise ou de la course obligée, reste là, devant le clocher, pendant des heures, immobile, essayant de me souvenir, sentant au fond de moi des terres reconquises sur l’oubli qui s’assèchent et se rebâtissent ; et sans doute alors, et plus anxieusement que tout à l’heure quand je lui demandais de me renseigner, je cherche encore mon chemin, je tourne une rue … mais … c’est dans mon cœur … (Proust)



