Verbes à préposition fixe : toujours COI ?

Langue française

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> @""#p583877 Salut,Qu'entends-tu par marqueur d'infinitif ?En fait, j’ai repris le terme mentionné plus haut dans cette discussion. > @""#p278608 Un infinitif COD est souvent précédé de "à" ou de "de". On parle alors plutôt de marqueur d'infinitif que de préposition.
Je commence à travailler… = je commence mon travail…Mais j’ai trouvé sur un site (qui m’a l’air sérieux) cela :En français, certains verbes à l’infinitif se construisent avec “de” mais ce “de” n’est pas une préposition, on l’appelle “subordonnant”. Un subordonnant est un mot qui crée un lien de dépendance entre la principale et la subordonnée. Donc, ce fameux marqueur d’infinitif serait un subordonnant (à vérifier).

Merci, Oktobrina.

Un subordonnant est un mot qui crée un lien de dépendance entre la principale et la subordonnée.

Sauf que dans "Je commence à travailler" ou "Tu risques de glisser", il n’y a ni principale ni subordonnée… Le terme "subordonnant" est donc mal choisi dans ce cas. Il convient mieux pour le que introduisant une complétive, par exemple.(Elle souhaite que tu viennes.)

Pour les à, de, ou que de ces phrases, Riegel préfère parler de "complémenteurs" : ils introduisent tous un complément, un COD en l’occurrence. On pourrait transposer : Je commence mon travail. Tu risques une glissade. Elle souhaite ta venue.

Le marqueur d’infinitif de fait penser au to anglais.

I go to London. (préposition à part entière)

I want to eat… To be or not be… (marqueur d’infinitif)

Est-ce qu’on pourrait le ranger dans la catégorie des "béquilles" ?

Oui, je pense. Encore que le terme ne soit guère utilisé que pour le que "béquille du subjonctif".

Le marqueur d’infinitif ne se limite pas aux infinitifs COD. Il peut se rencontrer aussi…

avant un infinitif sujet réel d’une tournure impersonnelle : Il est agréable de se promener. (Se promener est agréable.)avant un infinitif attribut du sujet : La solution est de partir. avant un infinitif complément d’un comparatif : Cela vaut mieux que de rester.avant un infinitif sujet (style soutenu et vieilli) : De prétendre tout résoudre est bien présomptueux.

Intéressants développements ici, c’est très détaillé :

https://gerflint.fr/Base/Paysscandinaves3/kalmbach.pdf

Sauf erreur, l’infinitif de narration n’y est pas évoqué, mais on peut sans doute voir là aussi un de marqueur d’infinitif plutôt qu’une préposition véritable : Et tous les convives de rire.