Bonjour,
Mon professeur de français m'a donné un commentaire composé à faire pour la rentrée de la Toussaint sur un texte du premier chapitre du Rouge et le Noir de Stendhal. Ça fait deux semaines que j'y travail, mais là je sèche au niveau des procédés et aussi au niveau de la problématique mais bon ça je peux trouver une fois que j'aurai des procédés. Avez-vous une idée ?
Voici le texte :
Mon professeur de français m'a donné un commentaire composé à faire pour la rentrée de la Toussaint sur un texte du premier chapitre du Rouge et le Noir de Stendhal. Ça fait deux semaines que j'y travail, mais là je sèche au niveau des procédés et aussi au niveau de la problématique mais bon ça je peux trouver une fois que j'aurai des procédés. Avez-vous une idée ?
Voici le texte :
Si, en entrant à Verrières, le voyageur demande à qui appartient cette belle fabrique de clous qui assourdit les gens qui montent la grande rue, on lui répond avec un accent traînard : Eh ! elle est à M. le maire.J'ai déjà quelques procédés comme une antithèse l 1 : " belle fabrique de clous", une assonance en "a'" ligne 6 : " A son aspect tous les chapeaux se lèvent rapidement". Et une personnification l 21 : " 1815 l'a fait maire de Verrières".
Pour peu que le voyageur s’arrête quelques instants dans cette grande rue de Verrières, qui va en montant depuis la rive du Doubs jusque vers le sommet de la colline, il y a cent à parier contre un qu’il verra paraître un grand homme à l’air affairé et important.
À son aspect tous les chapeaux se lèvent rapidement. Ses cheveux sont grisonnants, et il est vêtu de gris. Il est chevalier de plusieurs ordres, il a un grand front, un nez aquilin, et au total sa figure ne manque pas d’une certaine régularité : on trouve même, au premier aspect, qu’elle réunit à la dignité du maire de village cette sorte d’agrément qui peut encore se rencontrer avec quarante-huit ou cinquante ans. Mais bientôt le voyageur parisien est choqué d’un certain air de contentement de soi et de suffisance mêlé à je ne sais quoi de borné et de peu inventif. On sent enfin que le talent de cet homme-là se borne à se faire payer bien exactement ce qu’on lui doit, et à payer lui-même le plus tard possible quand il doit.
Tel est le maire de Verrières, M. de Rênal. Après avoir traversé la rue d’un pas grave, il entre à la mairie et disparaît aux yeux du voyageur. Mais, cent pas plus haut, si celui-ci continue sa promenade, il aperçoit une maison d’assez belle apparence, et, à travers une grille de fer attenante à la maison, des jardins magnifiques. Au-delà c’est une ligne d’horizon formée par les collines de la Bourgogne, et qui semble faite à souhait pour le plaisir des yeux. Cette vue fait oublier au voyageur l’atmosphère empestée des petits intérêts d’argent dont il commence à être asphyxié.
On lui apprend que cette maison appartient à M. de Rênal. C’est aux bénéfices qu’il a faits sur sa grande fabrique de clous, que le maire de Verrières doit cette belle habitation en pierres de taille qu’il achève en ce moment. Sa famille, dit-on, est espagnole, antique, et, à ce qu’on prétend, établie dans le pays bien avant la conquête de Louis XIV.
Depuis 1815 il rougit d’être industriel : 1815 l’a fait maire de Verrières. Les murs en terrasse qui soutiennent les diverses parties de ce magnifique jardin qui, d’étage en étage, descend jusqu’au Doubs, sont aussi la récompense de la science de M. de Rênal dans le commerce du fer.



