Bonjour,
Est-il grammaticalement correct d'écrire (ou dire) "cela est trop tard" ? Ou préfère-t-on le classique "il est trop tard" ?
Merci !
La tournure me semble un peu artificielle…
Mieux vaut utiliser le présentatif courant : C'est trop tard. ou le présentatif plus soutenu : Il est trop tard.
Merci pour votre réponse !
Artificielle, certes, mais correcte ou non ?
Merci !
Elle est correcte, voire classique…
Mais encore une fois, elle me paraît légèrement affectée et peu naturelle.
Merci de votre diligence.
Encore une question et puis je ne vous importune plus :
On m'a affirmé que les deux tournures suivantes étaient correctes :
"Je suis conscient qu'il est trop tard pour cette année…"
"Je suis conscient qu'il soit trop tard pour cette année…"
Est-ce vraiment le cas ?
Et si oui, y a-t-il une nuance ?
Merci!
Il est vrai que l'on rencontre les deux tournures.
En toute logique, "Je suis conscient" impliquant juste un constat, l'indicatif serait le plus correct :
Je suis conscient qu'il est trop tard pour cette année…
Mais le subjonctif n'est pas rare. Au pur constat se mêle alors un sentiment, un point de vue implicite. La "prise de conscience" du fait constaté est moins neutre :
Je suis conscient qu'il soit trop tard pour cette année…
Merci pour cette réponse on ne peut plus explicite !
Une précision cependant (si ce qui vaut pour avoir conscience vaut également pour être conscient) : Hanse laisse entendre que l'emploi du subjonctif n'est envisageable que dans une tournure négative.
J'ai conscience qu'il est tard mais Ils n'ont pas conscience qu'il soit tard ou qu'il est tard.
Cependant, même en phrase affirmative, l'on peut avoir de l'indulgence pour cette "erreur" de mode, qui apporte la nuance intéressante que j'ai décrite.
Riegel, dans un cas analogue, utilise lui aussi d'indulgents guillemets :
On rencontre des subjonctifs "fautifs" après espérer, quand l'interprétation du procès l'emporte sur la simple évocation…
Jehan a écrit :Il est vrai que l'on rencontre les deux tournures.
En toute logique, "Je suis conscient" impliquant juste un constat, l'indicatif serait le plus correct :
Je suis conscient qu'il est trop tard pour cette année…
Mais le subjonctif n'est pas rare. Au pur constat se mêle alors un sentiment, un point de vue implicite. La "prise de conscience" du fait constaté est moins neutre :
Je suis conscient qu'il soit trop tard pour cette année…
Je découvre littéralement que, après "je suis conscient que", le subjonctif
"n'est pas rare" 😞.
"Pas rare" est peut-être trop fort. Mais on trouve quelques occurrences d'un tel subjonctif "fautif" dans Google…
Cela dit, il faut reconnaître qu'il ne s'agit pas vraiment de textes littéraires !