Sciences po ou prépa littéraire ?

La filière littéraire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut tout le monde !

Jeune élève de terminale, je cherche désespérément ma voie… Et je me pose de sérieuses questions. En fait, j'ai pour ambition d'aller tenter le concours de l'IEP de Paris… Le problème étant que je vois nombre de mes pairs effectuer des préparations au concours de science po en dehors des cours auxquelles je n'ai pas accès. En effet, il n'y en a pas de gratuite disponibles dans ma ville (ni de payante en fait), et celles par correspondances avoisinent les 400 euros… Je n'ai clairement pas les moyens.

Donc tout cela m'a amené à reconsidérer la chose, surtout que juste pour passer le concours ce serait au bas mot 300 euros de budget. Donc autant dire que je ne compte pas y aller si jamais je n'en ai pas les capacités, et je doute sérieusement de les avoir…

J'ai donc envisagé la prépa littéraire. Mais là, un problème se pose : alors que science po m'assure (presque) un métier par la suite, ce n'est pas vraiment le cas de la prépa, surtout que je ne sais pas du tout ce que je pourrais faire après celle-ci…

J'aimerais donc avoir quelques conseils à ce sujet.
Mes notes aux épreuves anticipées :
Oral de fr : 15
Ecrit de fr : 17
Science : 10
TPE : 19

J'ai un bon niveau en Anglais (je pense pouvoir atteindre les 16/17), et je me débrouille pas trop mal en histoire (un peu moins en géographie cependant, et je dois avouer qu'apprendre les croquis ne me rend pas très enthousiaste).

Bref ! Selon vous, que devrais-je faire ? Et si je vais en prépa littéraire, à quoi cela va m'amener ?
Le dilemme de nombre d'élèves… J'étais dans ton cas, hésitant entre Sciences Po et la prépa littéraire.
D'abord sache que tu peux très bien te préparer tout seul et réussir le concours, par un travail régulier, sans débourser de grosses sommes pour ces prépas.
Pour ma part j'ai choisi la prépa littéraire en pensant rejoindre Science Po en master. J'ai un ami qui était dans mon cas, sauf que lui a choisi sciences po, et qui m'a assuré que ce qu'ils faisaient à sciences po est moins riche et dense que ce qu'on fait en prépa (il connaît des hypokhâgnes/khâgnes).
En gros ce qui est dur à Sciences Po c'est d'y entrer, après c'est assez pépère et pas folichon, du moins pour les 2 premières années - d'où le fait que je ne regrette pas mon choix.
Tes notes ont l'air correctes. Il suffit juste de ne pas avoir de trou béant dans tes matières.
La prépa littéraire offre des débouchés variés: ENS (places très, très limitées), plus accessibles écoles de journalisme, sciences po' province et Paris en master, écoles de traduction, d'interprétariat, et même de commerce. 5% des khâgneux finissent dans une ENS, 25 à 30% dans une école que je cite (à peu près).
Voilà en espérant que ça t'aide à faire ton choix
Hmm, justement, ça aurait plus tendance à m'orienter vers science po alors. Je suis du genre à ne vraiment rien faire chez moi, une fois passée la porte de ma chambre, je pose mon sac dans un coin de ma chambre et n'y touche plus jusqu'au lendemain. Vraiment, même pour le bac j'ai été incapable de réviser, trois jours avant mon oral mon classeur de français était toujours un capharnaüm sans nom… Je sais que ce n'est qu'une question de rythme à prendre mais bon.

Je pense être capable de réussir science po ! Mais pas capable d'y entrer. Le pourcentage est extrêmement faible, et je n'ai honnêtement rien qui me sort de la "norme" des élèves qui vont s'y frotter. Sinon non, en italien je devrais avoir 13/14, en sport par contre je sens la mauvaise moyenne arriver (j'ai escalade… Et un vertige pas possible, je n'arrive pas à monter à plus de trois mètres), en anglais spé une super note je pense, la littérature ça devrait franchement bien se passer… Je m'inquiète juste un peu pour la philo, mais c'est encore tout nouveau donc difficile de me prévoir une notre tout en sachant qu'on est encore dans l'introduction à la philosophie.

Et là est le problème : rien de tout ça ne me tente. Science Po après la prépa pourquoi pas, mais pour rentrer à Paris en master il faut bac +3 non ? Or avec une prépa je serai à bac +2, je fais quoi de cette année ? Pour l'ENS ça mène à quoi ?
Pour ce qui est de la traduction et de l'interprétariat ça me semble assez bouché… Le journalisme pas le meilleur domaine pour trouver un job, et le commerce ça ne me tente pas…
Tu mènes la vie dure aux débouchés des prépas littéraires dis-moi 😉

Si tu veux Sciences Po : prépare et réussi le concours ! Il y a aussi les IEP de province hein !

Autre option : faire un an de prépa littéraire, puis intégrer un IEP de province à bac +1 et par la suite en master tu pourras tenter Paris. Je suis dans le même cas que SPQR : je vais m'inscrire en hypokhâgne à la rentrée prochaine (je suis actuellement en TL) et j'ai pour but un IEP.

Sinon, tu peux toujours t'inscrire en fac de droit, ou d'histoire. Les étudiants issus de ces filières réussissent très bien les concours des IEP.

A titre d'exemple : https://www.letudiant.fr/etudes/iep/masters-de-sciences-po-quelles-etudes-postbac-pour-rejoindre-un-iep-a-bac-3-19825.html
Effectivement, je suis quelqu'un d'assez (très) difficile !

Pour le concours… Honnêtement, je ne me vois pas concurrencer des élèves qui auront eu des heures et des heures de cours en plus que moi… :/

Oui j'y ai pensé… Mais pour cette année, pas d'IEP de province. Peut-être en bac +1, mais pas cette année. ^^

Tu es en TL ? Tu as eu combien aux épreuves anticipées ?

Je me vois pas aller en fac de droit ou d'histoire ! J'adore l'histoire là n'est pas le problème mais une prépa ça me semble mieux !
Oui je suis bien en TL 🙂 Aux épreuves anticipées j'ai eu 18 en français, 18 en sciences et 20 aux TPE 😜

Effectivement le caractère pluridisciplinaire de la prépa peut paraître tentant, car il permet de mûrir son projet professionnel tout en se dotant de bonnes bases pour les concours. Et puis, cela peut faire une transition entre le lycée et la fac, et là c'est vrai que faire Terminale + un an (ou deux) de prépa + fac/grande école (sc.po en l'occurence) peut être un vrai plus.


Mon conseil : puisque tu ne veux pas sc.po province, tu peux toujours essayer le concours de Paris et t'inscrire en hypokhâgne sur post-bac. Si tu es admise à Paris, tant mieux, sinon tu seras quand même en prépa, ce qui est une excellente formation quand on veut une grande école.
Charlie tu as à peu près tout dit 🙂
Deux choses quand même:
1. en prépa littéraire ya bien le tiers voire la moitié des élèves qui étaient au lycée des "branlots" du fait de leurs facilités, et une fois qu'ils sont dedans l'exigence fait qu'ils sont bien motivés.
2. si visiblement sciences po' te tente plus, tente ta chance à fond. Si tu penses que t'auras pas ta chance face aux élèves qui auront fait une prépa, ben présente pas le concours, que veux-tu qu'on te dise - pardon d'être un peu sec, mais on peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre
Charlie > Ah, bien joué pour tes épreuves anticipées ! ^^

Effectivement, c'est ce que m'a dit un ami : si je pouvais aller en prépa, autant que j'y aille quitte à partir l'année d'après, histoire d'acquérir à la fois de la culture générale, la rigueur de l'écrit et la méthodologie.

Le problème de Paris, en fait, c'est principalement le prix du voyage. Il faut savoir que j'habite à 1h30 de Marseille, donc c'est pas très facile d'accès… En 3h j'y suis, là n'est pas le problème, c'est juste qu'entre le voyage, le logement et le prix du concours j'en aurai pour facilement 300 voire 400 euros. Et je me vois mal jeter de l'argent pour un concours que je risque fortement de foirer vu le niveau des candidats qui s'y présenteront.

Sinon, petite correction : admis* ! ^^ ça ne change pas vraiment le fond de ton propos m'enfin. 😉

SPQR > Sois sec à souhait, cela ne me dérange pas. 😉
Et effectivement, ne pas être préparé au concours comme eux ont pu l'être représente un désavantage de
taille. Après ça reste un concours, sur un malentendu, ça peut passer… 😜
Apparament tu as l'air de dire que ton ratio chances d'obtenir le concours/investissement pour le voyage est pas très bon, donc je te conseillerais d'aller en prépa, à Marseille ou Montpellier il y a toujours un ou deux bons lycées. Si l'argent pose problème, il faut bien évidemment tenir compte du logement à Paris, et des frais d'inscriptions à Science Po, qui ne sont pas des moindres: entre 0 et 9800€ en fonction des revenus du foyer
Je passe seulement pour dire deux ou trois banalités mais je ne pense pas que l'on puisse complètement déterminer a priori ses chances d'avoir un concours ou de réussir en prépa. Pour le concours, Sciences Po reste "accessible" même s'il me semble que c'est plus facile de l'obtenir en master qu'en première année (au fait, on peut avoir bac +3 avec la prépa : hypokhâgne, khâgne, khûbe). Tu ne peux donc pas complètement estimer que tu ne l'auras pas, d'autant que le nombre d'heures de préparation n'est pas un critère de sélection… Au final, toi, les autres, vous vous retrouverez seuls devant une feuille blanche et c'est à partir de là que commence le concours. Bref, ça se tente.

Pour la prépa, effectivement, rares sont ceux qui s'y engagent en étant d'avance capables de suivre un rythme de prépa. Comme son nom l'indique, l'intérêt de cette formation c'est qu'elle nous prépare.

Enfin, tu ne peux pas et ne pas passer le concours de Sciences Po Paris, et ne pas aller en prépa, et ne pas passer les IEP de province, et attendre que quelque chose de positif sorte de tous ces refus.

Bon courage !
SPQR > Effectivement, avec le nombre d'admis je ne peux décemment pas dépenser d'aussi grosses sommes pour un aussi maigre espoir. Mais, comme vous le dites, le jour du concours, nous sommes tous devant notre feuille quoi que nous ayons fait auparavant. Cependant, une prépa doit quand même être un énorme avantage.

J'ai trouvé des solutions alternatives : j'essaie de glaner 2-3 cours par-ci par là, je vais de ce pas envoyer un maiul à mon prof d'histoire pour avoir quelques conseils, d'autant plus qu'il est historien de formation.

Quant aux prix, ne t'inquiète pas : j'aurai le droit aux logements CROUS (je sais que les places sont limitées etc m'enfin…), je serai boursier au plus haut échelon, donc je crois que je ne paierai les frais que tu cites. ^^

Artz > Oui, comme tu le dis les candidats sont de toutes façons seuls devant leur copie, et à eux d'assurer ! Mais une prépa reste un énorme avantage à mon sens. Mon amie a 4h de cours par semaine dans sa prépa, vraiment c'est incomparable avec le travail que je pourrais fournir chez moi. Pas en terme de quantité hein, mais de qualité : ma mémoire est extrêmement efficace pour ce qui est de retenir ce qui est dit en cours, mais pour le travail à la maison… J'ai encore trouvé aucune méthode de révision qui soit réellement efficace. ^^
Je ne savais pas pour le "khûbe" tiens ! ça se tente effectivement, mais c'est aussi coûteux, et c'est ça le principal problème. Mais bon, si j'y arrive ce sera dérisoire comparé à l'avantage derrière…

Oui j'imagine pour la prépa. Mais là j'ai même pas le rythme de travail à la maison d'un élève de primaire je dirais. ^^

Oui je sais bien. Je suis sûr que d'une chose : je ne tenterai pas les IEP de Province. Mais là où j'hésite le plus c'est tenter science po et aller en prépa si je rate ou aller en prépa sans même tenter science po. Et ce qui m'inquiète au niveau de la prépa, c'est les débouchés qu'il y a derrière.
Et ce qui m'inquiète au niveau de la prépa, c'est les débouchés qu'il y a derrière.
ah… toujours cette histoire de débouchés. La majorité des gens pensent que la prépa ne sert qu'à préparer l'ENS alors que le nombre de places est tout de même assez limité. Un nouveau dispositif a été mis en place, celui de la BEL. L’idée de la réforme est d'élargir les débouchés justement.
C’est en fonction des bons résultats au concours écrit de l’ENS que tu as la possibilité de se présenter à l’oral d’autres concours : des écoles de traductions (ISIT, ESIT), Écricome, les écoles de la BCE , 5 IEP (Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Toulouse), le CELSA , l’Ecole nationale des Chartes…

En plus, à la fin de tes deux années de prépa tu peux obtenir une équivalence, ce qui te permet de rentrer directement en troisième année de licence. Par exemple, je suis actuellement en L3 lettres modernes.

La prépa c'est formateur. ça t'apporte beaucoup de connaissances, une certaine rigueur dans le travail, une méthode…J'ai des amis qui ont fait deux années de prépa et qui sont maintenant en fac de droit. Ils n'ont pas le sentiment d'avoir perdu leur temps.
Bonjour,

Je reviens sur ce sujet pour… "un coup de gueule", si vous me passez l'expression.

Je dois dire que je suis particulièrement exaspérée par la mise en opposition permanente de ces deux systèmes de formation que sont Sciences Po et les classes préparatoires (A/L ou B/L). Des messages privés me parviennent régulièrement en ce sens. Et des remarques sont faites non moins régulièrement, de manière plus ou moins appuyée, ici ou là.

Je précise que je ne parlerai que de ce que je connais : Sciences Po Paris (je ne connnais pas les IEP de province), et au sein de cet établissement, le double cursus avec la Sorbonne, et les classes préparatoires très sélectives A/L de grands lycées parisiens.

Très récemment, l'un de mes enfants, étudiant à Sciences Po Paris, a noté un certain nombre d'insinuations concernant un grand lycée (dont elle est par ailleurs issue) et lorsqu'elle était dans ce grand lycée, il lui fut reproché (de manière assez insidieuse et parfois, plus marquée) de vouloir étudier à Sciences Po.
Lorsque cela vient d'étudiants, ça me paraît critiquable mais pardonnable (chacun se convainc que son cursus vaut plus qu'un autre), mais lorsque cela vient de professeurs, cela me dérange beaucoup plus.

Je m'insurge !

- Ces formations ne prennent pas la même forme parce qu'elles ne poursuivent pas les mêmes objectifs.
Sciences Po me paraît beaucoup plus professionnalisant qu'une classe préparatoire. Dès lors, il est logique que des stages soient intégrés dans le cursus, ainsi que des matières annexes visant à acquérir assez vite des compétences valorisées professionnellement. La 3e année internationale est aussi une spécificité qui contraint les étudiants à faire une "licence" ou bachelor en deux ans (et deux licences quand on est en double cursus -je précise qu'à la Sorbonne, les étudiants de Sciences Po sont notés et évalués comme les autres). Alors, en effet, les programmes sont vite bouclés, mais le travail personnel demandé est énorme et les bibliographies sont dans une certaine mesure celles de certains cours de prépa !
- La classe préparatoire a pour vocation de préparer à un concours très sélectif, d'ailleurs de plus en plus ouvert aux écoles de commerce et de management (les statistiques prouvent d'ailleurs que les inscriptions au sein de la BEL à ce type d'établissement sont en augmentation franche). Dès lors la forme de l'enseignement est différente et calée sur les épreuves du concours. L'exercice qui retient l'attention est la dissertation (dans une forme différente de celle qui est préconisée à Sciences Po), le travail personnel également énorme, guidé par le concours.

Résultat : la vie d'un élève de prépa n'est pas la même que celle d'un élève de Sciences Po Paris, non ! L'esprit dans lequel il travaille non plus ! L'élève de la (grande) prépa a les yeux rivés sur le concours (au point parfois d'en oublier la vie "concrète"), celui de Sciences Po travaille pour préparer des concours aussi (ENA ou autre), ou bien préparer son année internationale, ou bien pour acquérir une compétence professionnelle (en ayant en vue un master précis) et il s'engage souvent par ailleurs dans d'autres activités (c'est possible parce que justement, il a l'esprit un peu plus libre que celui de prépa, redoutant sans doute moins une sélection à venir -elle existe mais moins formellement qu'en prépa où le classement impose son rythme à l'élève). Par ailleurs, les matières étudiées ne sont pas les mêmes (même si l'on peut effectuer quelques rappochements, en histoire par exemple, et plus encore si l'on compare B/L et Sc. Po)

Affirmer que l'une vaut plus que l'autre ne veut rien dire !! (tout dépend de ce que l'on cherche). Les enseignants sont parfois communs aux deux formations, les directeurs des ENS convoitent parfois la direction de Sciences Po, les élèves eux-mêmes naviguent entre les deux… Alors, de grâce cessons d'opposer les deux -en opposant les trajectoires individuelles. Notre économie (et notre Recherche) aura tout à gagner à utiliser la complémentarité de ses formations et certainement très peu de choses à opposer sans cesse les compétences (et encore plus grave, les personnes) qui en sont issues.
Au-delà des questions que vous soulevez, il y aussi le fait que Sciences Po est une nébuleuse. Autant, l'ENS veut dire quelque chose de relativement précis (du moins, avant la sélection sur dossier qui devrait ouvrir l'ENS à des profils un peu différents) dans la mesure où l'on sait que vous avez telle ou telle formation, et qu'a priori, vous vous destinez à telle ou telle chose (grosso modo, la recherche, l'enseignement, la fonction publique plus généralement).

Sciences Po, entre les premières années et le master, c'est très différent. Entre les masters pro, ceux qui sont tournés vers les concours de l'ENA, et ceux qui sont des masters recherche, c'est très différent. On peut distinguer encore entre ces différents masters (ainsi le master recherche histoire est bien plus estimé que celui de théorie politique). Bref, des profils beaucoup plus singuliers et marqués qu'à l'ENS -on y retrouve par exemple un ancien premier ministre du Portugal-.

Cela dit, on retrouve néanmoins un esprit très différent et une "culture" très différente. Il ne faut pas minimiser cela non plus.
Artz a écrit :Au-delà des questions que vous soulevez, il y aussi le fait que Sciences Po est une nébuleuse. Autant, l'ENS veut dire quelque chose de relativement précis (du moins, avant la sélection sur dossier qui devrait ouvrir l'ENS à des profils un peu différents) dans la mesure où l'on sait que vous avez telle ou telle formation, et qu'a priori, vous vous destinez à telle ou telle chose (grosso modo, la recherche, l'enseignement, la fonction publique plus généralement).
Vous parlez de l' ENS, je parlais des ("grandes") classes préparatoires (essentiellement A/L), dont seulement 25 % des élèves sont admis à l'ENS. Avec la BEL, les cartes sont d'ailleurs un peu changées - et l'on pourrait presque parler de "nébuleuse" également à la sortie de prépa (l'université, les écoles de commerce, et… Sciences Po pour certains)
Sciences Po, entre les premières années et le master, c'est très différent
Oui, et je ne parlais que du 1er cycle d'études supérieures, donc bac +2 ou +3.
Cela dit, on retrouve néanmoins un esprit très différent et une "culture" très différente
Oui, je ne nie pas les différences (mais attention aux généralisations hâtives), c'est même l'un des objets de mon message. Ce que je refuse, c'est la hiérarchisation (dire qu l'une vaut plus que l'autre). Mais il est bien normal que l'une plaise plus ou convienne mieux que l'autre, compte tenu de ces différences, à un individu (sans généraliser). C'est précisément ce choix individuel qui doit être respecté.
Si vous parlez d'une classe préparatoire à 25% de réussite, alors vous pouvez retirer le pluriel.

Mais vous avez raison de recentrer sur prépa/SciencesPo plutôt que ENS/SciencesPo.

Quant aux généralisations abusives, elles sont un moyen de penser, vous savez bien. Et puis, trois de mes excellents amis -et je n'accorde pas ce titre à la légère donc trois est un pourcentage considérable- sont passés par SciencesPo (ce tout de suite après le bac, ou en master) donc je les aime bien les pipoteux (j'adore la structure de cet argument, je ne suis pas raciste j'ai même un excellent ami papou !), mais demeure que c'est un esprit qui me semble très très différent (parce que les objectifs sont très très différents), et c'est pourquoi un certain nombre de khâgneux quittent Sciences Po après y être entrés.
Artz a écrit :Si vous parlez d'une classe préparatoire à 25% de réussite, alors vous pouvez retirer le pluriel.
🙂 c'est exact. Mais si l'on prend en compte les résultats de la BEL sur l'ensemble des classes préparatoires de France, c'est bien désormais, dit-on, 25% à 30% des élèves qui trouvent un débouché autre que l'université à la sortie de la prépa, dans ce qu'il faut bien appeler aussi une forme de nébuleuse (à moins que j'aie mal compris votre idée de nébuleuse).
Quant aux généralisations abusives, elles sont un moyen de penser, vous savez bien.
Oui. Mais cela peut faire des dégâts (individuels).
mais demeure que c'est un esprit qui me semble très très différent (parce que les objectifs sont très très différents), et c'est pourquoi un certain nombre de khâgneux quittent Sciences Po après y être entrés.
Oui, je sais tout cela (et de la même manière, un lycéen venant d'un lycée traditionnel à CPGE, dans l'esprit CPGE, peut être tout à fait surpris et même un peu décontenancé en arrivant à Sciences Po). Mais lorsqu'il s'agit d'orientation, comme sur ce forum, ou comme dans les lycées en terminale, je pense qu'il est de la responsabilité de chacun, et des adultes en particulier, de présenter les formations de façon que chacun soit en mesure de faire son choix, en connaissance de cause, et donc le choix qui lui convient le mieux (et non en affirmant que telle formation est inférieure ou supérieure à telle autre, que telle est une poubelle, telle lui est infiniment supérieure, sur la base d'idées préconçues, de rancoeurs personnelles, etc).

(enfin, je précise que l'expérience dont je puis le plus parler est celle d'une classe prépa A/L confrontée à "double cursus Sciences Po / Sorbonne", et j'ai donc bien conscience qu'il y a au moins un biais dans mon propos).
Il ne me semblait pas faire tant que ça d'opposition entre les deux ? Disons que c'est surtout qu'au bout d'un moment, il faut faire un choix entre les deux, et c'est en ce sens que je pose mes questions, sans totalement opposer les deux formations. Je sais bien qu'elles ont chacune leurs spécificités et qu'elles ont des points communs, l'opposition finalement se fait plus par rapport au choix d'orientation plutôt que concrètement "sur le terrain".

De toute façon je me suis décidé : j'ai passé le concours de sciences po paris et j'irai en prépa si je ne l'ai pas. ^^
Serdaigle, Artz et moi sommes très souvent d'accord. Nous discutons ici un peu pour la forme, je pense. Il sait très bien que j'accorde beaucoup de valeur à la formation en prépa (même si je suis critique aussi). Mais, contrairement à certaines personnes, je pense que reconnaître une valeur à la formation en classes préparatoires, ce n'est pas nécessairement poser que la formation à Sciences Po n'en a pas (et je suis critique aussi, envers cet établissement). Et inversement.

De toute façon je me suis décidé : j'ai passé le concours de sciences po paris et j'irai en prépa si je ne l'ai pas. ^^
Comme beaucoup ! 😉 (et certains qui ont le concours de Sciences Po décident tout de même d'aller en prépa)
Bonjour Serdaigle,
Tu peux largement avoir le concours sans préparation vu que le dossier peut te permettre d'être dispensé de concours. Le concours est déjà passé. Comment s'est-il passé pour toi? Quel sont tes sentiments? Saches que tu as autant de chances que les autres d'entrer à Sciences po vu que des prépas ne servent à rien en année 0. Les épreuves ont changés, il n'existe donc pas d'annales à part celle du site de Sciences po. Une prépa littéraire est un bon choix en cas d'échec eu concours. Je suis moi-même à l'IEP de Lyon et la prépa ne m'a servie que pour l'épreuve de questions contemporaines avec les thèmes prédéfinis que j'ai pu voir en cours. L'épreuve d'ordre général a été supprimé donc tu ne peux pas te sentir inférieur à ce qui n'ont pas fait de prépa. Il suffit de suivre les conseils donnés sur le site de Sciences po et demander des conseils à tes profs plus de conseils pour les épreuves. Sciences po, c'est une bonne école. On t'apprend une certaine méthode pour réfléchir, construire une problématique, un débat… Ça nous donne un esprit de synthèse indéniable. Les exposés à Sciences po Paris se font en dix minutes dans beaucoup de matières. Sciences po est un institut pluridisciplinaire qui t'offre un large panel de débouchés. C'est très général: on fait de la sciences politique, du droit public, de l'économie, de l'histoire…. Pour les personnes qui n'ont pas de projet professionnel précis et qui sont curieuses de tout: Science po, c'est le rêve. Pas de véritable spécialisation avant 3 ans, une année d'année d'étude dans les meilleures universités du monde ou de stage en troisième année, un réseau d'anciens et une reconnaissance nationale et internationale importante……