D'accord, merci de ta réponse et du lien, j'ai ce qu'il me faut. 🙂
Le conditionnel
61 réponses · Page 2 / 4
Voilà, je me suis permis d'ouvrir un sujet avec le bon titre.
Donc m'a question porte sur la valeur "futur" du conditionnel avec l'exemple cité d'un ouvrage :
Ce qui est dit dans un ouvrage à propos de l'imparfait précédé de la conjonction "si", c'est que l'imparfait prend la valeur du futur, voici l'exemple présenté par cet ouvrage:
[…] Si tu m'accompagnais demain, ça me rendrait un grand service. […]
accompagnais:imparfait, rendrait:conditionnel
Maintenant, en préservant l'imparfait et le conditionnel, je souhaite remplacer "ça" par "tu", et si je ne me trompe pas, cela donne ceci :
[…] Si tu m'accompagnais demain, tu me rendrais un grand service. […]
En gardant le conditionnel nous obtenons bien "rendrais" une fois de plus, et non pas "tu me rendra" du futur.
Et donc le conditionnel dans ce cas de figure a une valeur de futur aussi ?
[…] Si tu travaillais bien demain, tu aurais des diplômes. […]
[…] Si tu travaillais bien, demain tu aurais des diplômes. […]
Merci 🙂 , je viens d'avoir la réponse à ma question avec la citation suivante : (z'êtes trop fort 🆒 )
Donc m'a question porte sur la valeur "futur" du conditionnel avec l'exemple cité d'un ouvrage :
Ce qui est dit dans un ouvrage à propos de l'imparfait précédé de la conjonction "si", c'est que l'imparfait prend la valeur du futur, voici l'exemple présenté par cet ouvrage:
[…] Si tu m'accompagnais demain, ça me rendrait un grand service. […]
accompagnais:imparfait, rendrait:conditionnel
Maintenant, en préservant l'imparfait et le conditionnel, je souhaite remplacer "ça" par "tu", et si je ne me trompe pas, cela donne ceci :
[…] Si tu m'accompagnais demain, tu me rendrais un grand service. […]
En gardant le conditionnel nous obtenons bien "rendrais" une fois de plus, et non pas "tu me rendra" du futur.
Et donc le conditionnel dans ce cas de figure a une valeur de futur aussi ?
[…] Si tu travaillais bien demain, tu aurais des diplômes. […]
[…] Si tu travaillais bien, demain tu aurais des diplômes. […]
Merci 🙂 , je viens d'avoir la réponse à ma question avec la citation suivante : (z'êtes trop fort 🆒 )
Jehan a écrit : Employer le futur simple de l'indicatif dans la subordonnée présenterait les faits futurs comme certains, alors que qu'il ne s'agit que d'une hypothèse (conditionnel) ou d'un but (subjonctif).
Et comme le conditionnel futur et le subjonctif futur n'existent pas, on emploie par défaut le conditionnel présent et le subjonctif présent.
On veut mettre en place une organisation qui serait profitable à tous.
Quand on émet une hypothèse (conditionnel) sur une chose qui n'existe pas encore, le futur est forcément sous-entendu.
Je présenterai aux Français un projet qui réponde à leur besoin.
"Je présenterai" dans la principale est au futur. Le but que l'on se propose (subjonctif) concerne forcément le futur.
Ce qui est dit dans un ouvrage à propos de l'imparfait précédé de la conjonction "si", c'est que l'imparfait prend la valeur du futur, voici l'exemple présenté par cet ouvrage:[…] Si tu m'accompagnais demain, tu me rendrais un grand service. […]
[…] Si tu m'accompagnais demain, ça me rendrait un grand service. […]
En gardant le conditionnel nous obtenons bien "rendrais"une fois de plus, et non pas "tu me rendra" du futur.
Mais il est clairement écrit que c'est l'imparfait qui prend la valeur du futur et non le conditionnel, non.
Jehan ou autres modérateurs : il convient peut-être supprimer la même question et ma réponse dans le sujet indicatif.
Edit : pas vu le rajout à la question avant d'envoyer.
Bonsoir,
j'aimerais recevoir quelques avis.
Je finis mes appréciations et je me tâte à changer le temps de celles dans lesquelles j'ai utilisé le conditionnel passé pour y mettre du conditionnel présent.
ex : "x aurait pu obtenir de bien meilleurs résultats en s’investissant davantage. L’an prochain, il devra s’engager pleinement dans toutes les situations proposées s’il veut réussir dans la matière. "
Qu'en dites-vous ? l'emploi du conditionnel présent qui exprime un souhait n'est-il pas préférable à un conditionnel passé qui exprime un regret ?
J'ai utilisé le conditionnel passé également dans ce type d'appréciation :
"Un trimestre un peu décevant. x aurait pu faire plus d’efforts en acrosport et en relais vitesse."
"x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle aurait pu avoir une bien meilleure moyenne !"
trouvez-vous que l'emploi du conditionnel passé pose problème ?
Des enseignants pourraient peut-être m'éclairer ?
j'aimerais recevoir quelques avis.
Je finis mes appréciations et je me tâte à changer le temps de celles dans lesquelles j'ai utilisé le conditionnel passé pour y mettre du conditionnel présent.
ex : "x aurait pu obtenir de bien meilleurs résultats en s’investissant davantage. L’an prochain, il devra s’engager pleinement dans toutes les situations proposées s’il veut réussir dans la matière. "
Qu'en dites-vous ? l'emploi du conditionnel présent qui exprime un souhait n'est-il pas préférable à un conditionnel passé qui exprime un regret ?
J'ai utilisé le conditionnel passé également dans ce type d'appréciation :
"Un trimestre un peu décevant. x aurait pu faire plus d’efforts en acrosport et en relais vitesse."
"x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle aurait pu avoir une bien meilleure moyenne !"
trouvez-vous que l'emploi du conditionnel passé pose problème ?
Des enseignants pourraient peut-être m'éclairer ?
ex : "x aurait pu obtenir de bien meilleurs résultats en s’investissant davantage. L’an prochain, il devra s’engager pleinement dans toutes les situations proposées s’il veut réussir dans la matière. "
"x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle aurait pu avoir une bien meilleure moyenne !"
Pour ces deux appréciations, je mettrais le conditionnel présent ( x obtiendrait, elle aurait une) . Ce n'est pas pour moi un souhait mais une certitude.
"Un trimestre un peu décevant. x aurait pu faire plus d’efforts en acrosport et en relais vitesse."
Là, je conserve. Cela renvoie clairement au passé. C'est un regret qu'il ne l'ait pas fait.
Attendre avis plus autorisés, et notamment des profs.
"x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle aurait pu avoir une bien meilleure moyenne !"
Pour ces deux appréciations, je mettrais le conditionnel présent ( x obtiendrait, elle aurait une) . Ce n'est pas pour moi un souhait mais une certitude.
"Un trimestre un peu décevant. x aurait pu faire plus d’efforts en acrosport et en relais vitesse."
Là, je conserve. Cela renvoie clairement au passé. C'est un regret qu'il ne l'ait pas fait.
Attendre avis plus autorisés, et notamment des profs.
D'accord avec Paulang…
ex : "x aurait pu obtenir de bien meilleurs résultats en s’investissant davantage. L’an prochain, il devra s’engager pleinement dans toutes les situations proposées s’il veut réussir dans la matière. "
"x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle aurait pu avoir une bien meilleure moyenne !"
Pour ces deux appréciations, je mettrais le conditionnel présent ( x obtiendrait, elle aurait une) . Ce n'est pas pour moi un souhait mais une certitude
"Un trimestre un peu décevant. x aurait pu faire plus d’efforts en acrosport et en relais vitesse."
Là, je conserve. Cela renvoie clairement au passé. C'est un regret qu'il ne l'ait pas fait.
Merci Paulang.
Sur la 2e appréciation, pourriez-vous me préciser votre choix ? J'éprouve toujours des difficultés avec les nuances…
il s'agit d'un regret par rapport à des choses passées.
"x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle aurait pu avoir une bien meilleure moyenne !"
Pour ces deux appréciations, je mettrais le conditionnel présent ( x obtiendrait, elle aurait une) . Ce n'est pas pour moi un souhait mais une certitude
"Un trimestre un peu décevant. x aurait pu faire plus d’efforts en acrosport et en relais vitesse."
Là, je conserve. Cela renvoie clairement au passé. C'est un regret qu'il ne l'ait pas fait.
Merci Paulang.
Sur la 2e appréciation, pourriez-vous me préciser votre choix ? J'éprouve toujours des difficultés avec les nuances…
il s'agit d'un regret par rapport à des choses passées.
Vous déplorez (c'est dommage) qu'elle ne se soit pas plus investie dans la discipline et en tirez le constat logique, indiscutable : sa moyenne serait aujourd'hui meilleure si elle avait travaillait la matière. C'est l'élève qui éprouvera peut-être des regrets devant cette certitude, cette évidence énoncée, pas vous.
Merci Paulang.
J'ai compris l'analyse. Toutefois, quand je lis l'appréciation :
"x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle aurait une bien meilleure moyenne !"
ça me choque un peu… Je reprendrai ça demain. Il se fait tard.
Merci beaucoup Paulang et Jehan pour la réponse précédente.
J'ai compris l'analyse. Toutefois, quand je lis l'appréciation :
"x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle aurait une bien meilleure moyenne !"
ça me choque un peu… Je reprendrai ça demain. Il se fait tard.
Merci beaucoup Paulang et Jehan pour la réponse précédente.
Les profs en nombre sur ce site sauront, je n'en doute pas, mieux vous conseiller que moi.
Dans ta première phrase, les deux temps sont possibles :
- Avec le conditionnel passé = tu fais le bilan
(s'il avait mieux travaillé - cette année / ce trimestre -) X aurait pu obtenir de meilleurs résultats.
- Avec le conditionnel présent = tu énonces un possible
(étant donné ses capacités,) X pourrait obtenir de biens meilleurs résultats (en général, pas seulement pour ce qui concerne cette année / ce trimestre)
Dans ta deuxième phrase, la présence de « un trimestre un peu décevant » impose le conditionnel passé, puisque tu situes ce dont tu parles dans le passé.
Dans ta dernière phrase, c’est la même chose et cette fois-ci ce qui situe les choses dans le passé, c’est « a réalisé » / « n’a pas été sérieuse ». La suite sous-entendue de ta phrase est :
x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle aurait pu avoir une bien meilleure moyenne, si elle avait mieux travaillé !
(c'est pour cette raison (ce sous-entendu) - et à juste titre - que tu trouves le conditionnel présent bizarre.)
En revanche, tu pourrais le mettre, si tu ajoutais par exemple :
x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle pourrait avoir / aurait une bien meilleure moyenne si elle travaillait davantage !"
Cette fois, ton conditionnel n’est plus implicitement tourné vers le passé = comme elle n’a pas bien travaillé, elle n’a pas eu une bonne moyenne,
mais explicitement tourné vers le possible =(dans l'absolu) si elle s’investissait davantage, elle aurait une meilleure moyenne.
- Avec le conditionnel passé = tu fais le bilan
(s'il avait mieux travaillé - cette année / ce trimestre -) X aurait pu obtenir de meilleurs résultats.
- Avec le conditionnel présent = tu énonces un possible
(étant donné ses capacités,) X pourrait obtenir de biens meilleurs résultats (en général, pas seulement pour ce qui concerne cette année / ce trimestre)
Dans ta deuxième phrase, la présence de « un trimestre un peu décevant » impose le conditionnel passé, puisque tu situes ce dont tu parles dans le passé.
Dans ta dernière phrase, c’est la même chose et cette fois-ci ce qui situe les choses dans le passé, c’est « a réalisé » / « n’a pas été sérieuse ». La suite sous-entendue de ta phrase est :
x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle aurait pu avoir une bien meilleure moyenne, si elle avait mieux travaillé !
(c'est pour cette raison (ce sous-entendu) - et à juste titre - que tu trouves le conditionnel présent bizarre.)
En revanche, tu pourrais le mettre, si tu ajoutais par exemple :
x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce qu’elle pourrait avoir / aurait une bien meilleure moyenne si elle travaillait davantage !"
Cette fois, ton conditionnel n’est plus implicitement tourné vers le passé = comme elle n’a pas bien travaillé, elle n’a pas eu une bonne moyenne,
mais explicitement tourné vers le possible =(dans l'absolu) si elle s’investissait davantage, elle aurait une meilleure moyenne.
Un grand merci Katioucha !
Tes explications sont très claires.
Tes explications sont très claires.
Je t'en prie nymphéas ! 🙂
Pour le seul plaisir de contrarier notre amie Katioucha 😉 , rappelons d'abord que le plus que parfait accepte aussi bien le conditionnel présent que passé sans qu'il soit besoin de rajouter une précision sous entendue ou pas.
Je fais observer que les deux appréciations ci-dessous sont strictement identiques au temps près.
Dans ces appréciations la première phrase rappelle ce qui a été (bilan). La seconde tire les conséquences et ces conséquences sont on ne peut plus présentes. Il s'agit donc de savoir ce qui parle le mieux à l'élève indépendamment de la grammaire. Pour ce qui me concerne, je les accepte toutes deux avec une préférence pour la seconde.
x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce que si elle avait été sérieuse elle aurait eu une bien meilleure moyenne !
> x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce que si elle avait été sérieuse elle aurait (présentement) une bien meilleure moyenne !
Je fais observer que les deux appréciations ci-dessous sont strictement identiques au temps près.
Dans ces appréciations la première phrase rappelle ce qui a été (bilan). La seconde tire les conséquences et ces conséquences sont on ne peut plus présentes. Il s'agit donc de savoir ce qui parle le mieux à l'élève indépendamment de la grammaire. Pour ce qui me concerne, je les accepte toutes deux avec une préférence pour la seconde.
x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce que si elle avait été sérieuse elle aurait eu une bien meilleure moyenne !
> x a réalisé un cycle de handball de qualité, mais n’a pas été très sérieuse lors de l’évaluation de demi-fond. C’est dommage parce que si elle avait été sérieuse elle aurait (présentement) une bien meilleure moyenne !
J’adooooore être contrariée (ou contredite, peut-être était-ce plutôt ce que vous vouliez dire, je ne sais – Mais j’adooooore aussi être contredite) ! 😀
Et pour la peine, vous serez gratifié d’un katiouchesque pavé !!! 😜
Disons qu’autant dans la première phrase – du fait de l’absence de toute proposition inscrivant les choses dans le passé - le présent et le passé s’activent de façon aussi égale l’un que l’autre, autant dans les phrases suivantes, le présent est moins « naturel ».
En effet, en commençant l’énoncé par « un trimestre un peu décevant » pour la première phrase et par des passés composés pour la deuxième, on pose un cadre qui inscrit « naturellement » l’ensemble de ce dont on parle dans le passé.
« Naturellement » = on créé une attente qui fait qu’à défaut d’indications explicites contraires, on aura tendance à inscrire la totalité de ce qui est dit dans ce cadre passé.
Cela dit, on peut en effet imaginer d’autres configurations, y compris pour la phrase avec « un trimestre un peu décevant ».
Pour cette phrase, j’ai dit que la présence de « un trimestre un peu décevant » imposait le conditionnel passé, c’est un peu trop fort comme formulation, puisqu’un présent reste possible.
Un trimestre un peu décevant. X pourrait faire (en général, et non pas pour ce trimestre en particulier) plus d’effort en acrosport et en relais vitesse.
Pourtant, le conditionnel passé convient mieux, parce qu’on suppose que les efforts dont il est question concernent le trimestre passé, et que l’acrosport et le relais vitesse sont des disciplines qui ont eu lieu le trimestre passé, et que du coup on se fiche un peu de parler en général de l’acrosport et du relais vitesse – On parle donc bien des efforts que X aurait pu faire ce trimestre précisément concernant ces deux disciplines qui ont servi d’évaluation pour ce trimestre précisément.
Pour la phrase « handball », c’est vrai que le conditionnel présent est également possible.
Avec le passé on se place au moment où la moyenne a été donnée = elle aurait obtenu / je lui aurais donné une meilleure moyenne. Et dans ce cas, on constate que le présent n’est pas possible.
*Si elle avait mieux travaillé, elle obtiendrait une meilleure moyenne
*Si elle avait mieux travaillé, je lui donnerais une meilleure moyenne
Le verbe "avoir" moins précis permet de situer les choses aussi bien dans le passé que dans le présent.
Avec le présent, on ne considère plus la moyenne au moment où elle a été donnée, mais la moyenne une fois donnée – comme un fait / un existant présent.
Cela dit, nymphéas trouvait ce présent un peu étrange, moi aussi ; vous non, Jehan non plus semble-t-il – c’est intéressant, et ça serait intéressant d’avoir un « vrai » échantillon pour voir comment cette phrase serait perçue en moyenne.
Bref, vous avez bien fait de me contrarier / contredire !!! 😀
Et pour la peine, vous serez gratifié d’un katiouchesque pavé !!! 😜
Disons qu’autant dans la première phrase – du fait de l’absence de toute proposition inscrivant les choses dans le passé - le présent et le passé s’activent de façon aussi égale l’un que l’autre, autant dans les phrases suivantes, le présent est moins « naturel ».
En effet, en commençant l’énoncé par « un trimestre un peu décevant » pour la première phrase et par des passés composés pour la deuxième, on pose un cadre qui inscrit « naturellement » l’ensemble de ce dont on parle dans le passé.
« Naturellement » = on créé une attente qui fait qu’à défaut d’indications explicites contraires, on aura tendance à inscrire la totalité de ce qui est dit dans ce cadre passé.
Cela dit, on peut en effet imaginer d’autres configurations, y compris pour la phrase avec « un trimestre un peu décevant ».
Pour cette phrase, j’ai dit que la présence de « un trimestre un peu décevant » imposait le conditionnel passé, c’est un peu trop fort comme formulation, puisqu’un présent reste possible.
Un trimestre un peu décevant. X pourrait faire (en général, et non pas pour ce trimestre en particulier) plus d’effort en acrosport et en relais vitesse.
Pourtant, le conditionnel passé convient mieux, parce qu’on suppose que les efforts dont il est question concernent le trimestre passé, et que l’acrosport et le relais vitesse sont des disciplines qui ont eu lieu le trimestre passé, et que du coup on se fiche un peu de parler en général de l’acrosport et du relais vitesse – On parle donc bien des efforts que X aurait pu faire ce trimestre précisément concernant ces deux disciplines qui ont servi d’évaluation pour ce trimestre précisément.
Pour la phrase « handball », c’est vrai que le conditionnel présent est également possible.
Avec le passé on se place au moment où la moyenne a été donnée = elle aurait obtenu / je lui aurais donné une meilleure moyenne. Et dans ce cas, on constate que le présent n’est pas possible.
*Si elle avait mieux travaillé, elle obtiendrait une meilleure moyenne
*Si elle avait mieux travaillé, je lui donnerais une meilleure moyenne
Le verbe "avoir" moins précis permet de situer les choses aussi bien dans le passé que dans le présent.
Avec le présent, on ne considère plus la moyenne au moment où elle a été donnée, mais la moyenne une fois donnée – comme un fait / un existant présent.
Cela dit, nymphéas trouvait ce présent un peu étrange, moi aussi ; vous non, Jehan non plus semble-t-il – c’est intéressant, et ça serait intéressant d’avoir un « vrai » échantillon pour voir comment cette phrase serait perçue en moyenne.
Bref, vous avez bien fait de me contrarier / contredire !!! 😀
Non, non, j'ai bien dit "contrarié", car pour vous contredire il me faudrait autres chose que du ressenti à vous opposer, mais hélas ou pas, la grammaire et moi sommes fâchés depuis le jour où elle me fut présentée. 🙂
la grammaire et moi sommes fâchés depuis le jour où elle me fut présentée. 🙂Mais non, mais non, votre commerce avec dame grammaire n'est pas si conflictuel que cela ; vos remarques contrariantes (ou contradictoires), sont la plupart du temps fort judicieuses ! Soit elles pointent une franche erreur, soit une imprécision, c’est très bien, donc ! 🙂
Bonjour,
J'aimerais savoir si cette phrase est correcte:
"…car autrement, en imaginant que chaque état puisse voter à l'assemblée, il faut craindre, naturellement, que le chaos puisse s'y installer…"
ou si l'on doit écrire " il faudrait craindre, naturellement…." et employer le conditionnel.
Merci d'avance.
J'aimerais savoir si cette phrase est correcte:
"…car autrement, en imaginant que chaque état puisse voter à l'assemblée, il faut craindre, naturellement, que le chaos puisse s'y installer…"
ou si l'on doit écrire " il faudrait craindre, naturellement…." et employer le conditionnel.
Merci d'avance.
Voilà une question qu'elle est intéressante ! 😉
Je mettrais l'indicatif présent, mais serais bien en peine d'expliquer pourquoi.
Peut être parce qu'écrit plus simplement, je poserais ceci :
"…car autrement, si chaque état peut (présent comme le subjonctif) voter à l'assemblée, il faut craindre/il est à craindre, naturellement, que le chaos s'y installe…"
"…car autrement, si chaque état pouvait voter à l'assemblée, il faudrait craindre/il serait à craindre, naturellement, que le chaos s'y installe…"
"…car autrement, imaginons que chaque état peut voter à l'assemblée, il faut (alors) craindre, naturellement, que le chaos s'y installe…"
"…car autrement, imaginons que chaque état pouvait voter à l'assemblée, il aurait fallu craindre, naturellement, que le chaos s'y installe…". Et là je ne suis pas certain que pouvait soit correct. Sans doute faut-il ait pu
Je mettrais l'indicatif présent, mais serais bien en peine d'expliquer pourquoi.
Peut être parce qu'écrit plus simplement, je poserais ceci :
"…car autrement, si chaque état peut (présent comme le subjonctif) voter à l'assemblée, il faut craindre/il est à craindre, naturellement, que le chaos s'y installe…"
"…car autrement, si chaque état pouvait voter à l'assemblée, il faudrait craindre/il serait à craindre, naturellement, que le chaos s'y installe…"
"…car autrement, imaginons que chaque état peut voter à l'assemblée, il faut (alors) craindre, naturellement, que le chaos s'y installe…"
"…car autrement, imaginons que chaque état pouvait voter à l'assemblée, il aurait fallu craindre, naturellement, que le chaos s'y installe…". Et là je ne suis pas certain que pouvait soit correct. Sans doute faut-il ait pu
Il faut bien sûr mettre le conditionnel "faudrait", en liaison avec le subjonctif "puisse". On ne s'engage pas sur la réalité du fait !
Mais sinon, j'éviterais la répétition de "puisse" et je mettrais "naturellement" avant "craindre" pour éviter une virgule :
"En imaginant que chaque état vote à l'assemblée, il faudrait naturellement craindre que le chaos puisse s'y installer."
Cela dit, je choisirais une formulation moins lourde : "Si chaque état vote à l'assemblée, il faut craindre que le chaos s'y installe" ou "[…] le chaos risque de s'y installer". 😉
Mais sinon, j'éviterais la répétition de "puisse" et je mettrais "naturellement" avant "craindre" pour éviter une virgule :
"En imaginant que chaque état vote à l'assemblée, il faudrait naturellement craindre que le chaos puisse s'y installer."
Cela dit, je choisirais une formulation moins lourde : "Si chaque état vote à l'assemblée, il faut craindre que le chaos s'y installe" ou "[…] le chaos risque de s'y installer". 😉