Nihil novum…

Littérature

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Suis-je dans la bonne rubrique ?
En tous cas, je ne résiste pas au plaisir de recopier ce paragraphe :
L'essentiel de l'enseignement c'est la lecture. […] Après chaque paragraphe, le lecteur ou plus souvent le maitre ajoute un commentaire, normalement emprunté aux gloses qui figurent dans les marges du texte. La déterminance, c'est au contraire la détermination d'une question : une épreuve orale où l'étudiant soutient et défend une thèse en répondant aux questions des maitres et en prouvant ainsi qu'il a quelque connaissance des autorités dont s'impose la citation. Le plus souvent cela consiste à gloser un passage d'un des quelques livres dont la lecture était au programme de l'année.
Critique féroce des actuelles méthodes de l'enseignement du français ?
Description des EAF ?

Point du tout : il s'agit d'un tableau du cursus universitaire au tournant des XIVe et XV e siècle, selon Jean Favier dans Pierre Cauchon, Comment l'on devient le juge de Jeanne d'Arc.
Il est indéniable que l'application des modalités de l'enseignement en cours dans l'Université de Paris au XIVe siècle remettrait les idées en place de pas mal d'élèves d'aujourd'hui. Après, est-ce que ça serait pour le meilleur ou pour le pire…

Après, il me semble que l'enseignement du français (même si on parle plus de "l’enseignement de la littérature") repose, fondamentalement, sur la même idée "d'autorités" à partir desquelles il faudrait partir (sans avoir la subtilité du rapport à l'autorité en cours dans l'Université médiévale). Je doute que cette idée de l'autorité de l'auteur soit une véritable pertinence dans l'enseignement aujourd'hui : d'une part parce qu'elle est, épistémologiquement parlant, vraiment problématique (comment penser l’indépendance d'esprit ? comment envisager le regard critique ? quelle place pour la sensibilité ? etc.), d'autre part parce qu'elle aurait plutôt tendance à dégouter encore plus des élèves n'ayant pas une approche du lire similaire aux étudiants de l'Université du XIVe siècle (sauf erreur…).
Il est indéniable que l'application des modalités de l'enseignement en cours dans l'Université de Paris au XIVe siècle remettrait les idées en place de pas mal d'élèves d'aujourd'hui.
Le but de la manoeuvre était pourtant de dire que ces modalités n'ont pas changé : aujourd'hui comme hier, l'étude consiste à paraphraser et à gloser (d'après les profils) et lors de l'examen, il ne s'agit que de restituer à l'oral la doxa du professeur (ou du profil…), sans une once de jugement personnel.

Il serait temps d'évoluer, au bout de six ou sept siècles.
(c'était ironique mon propos… on se comprend bien hein !)

C'est pas tout à fait comparable, ou alors j'ai loupé l'option théologie en terminal 😀

Sinon, pour ce qui est la glose, je suis complétement d'accord.

Vous proposeriez quoi en "remplacement" de cet enseignement basé sur le par coeur et la répétition des cours ?