Alphonse Daudet, L’Arlésienne

Entraide scolaire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous chers passionnés de littérature,

Alors je vous expose une difficulté que je rencontre lors d'un exercice noté à faire pour demain. Je me suis penchée sur le problème depuis quelques heures déjà sans trouver de réponses. Je suis actuellement en Seconde Générale et je dois faire un paragraphe bien construit pour montrer que l'Arlésienne d'Alphonse Daudet est un récit construit en boucle. Alors je deux trois idées (notamment car au début du récit on trouve le père de Jan assis à une table de pierre, et on retrouve cette table de pierre à la fin), mais je galère vraiment. Tout d'abord, qu'est-ce que signifie réellement récit construit en boucle ? On l'a pas vu en cours et j'ai jamais étudié cela auparavant.

En bref, je vous demande votre aide, car je galère vraiment.
Merci d'avance,
Osef
Bonjour,

Un récit construit en boucle est un récit dont la fin renvoie apparemment au début.
Dans l'Arlésienne, l'intrigue est effectivement enchâssée entre deux descriptions, elle constitue une analepse.
Voici ce que j'ai écris :

Au début du récit de l'Arlésienne, on retrouve le père de Jan qui se recueille devant une table de pierre, comme s'il s'agissait de la tombe du malheureux puisque c'est en effet là que l'enfant est mort. A la fin du récit, on remarque que la mère se lamente également devant cette même table, le défunt sur les bras. La conclusion est semblable au début de la nouvelle puisqu'il s'agit d'une situation similaire (les parents se lamentant devant une table de pierre dans la cour) et la posture est dramatique à la fois au début et à la fin du récit.
De plus, la narration ainsi que les péripéties sont racontées sous forme d'analepse. On assiste au déroulement de l'action jusqu'à la tragédie, puis on revient à la situation initiale. De même, le récit se termine par un dénouement fermé puisque l'enfant est mort.
D'après ces éléments, on peut donc en conclure que l'Arlésienne est un récit construit en boucle puisqu'à la fin de l'histoire, on revient au point de départ et au même résultat qu'au début. Ce qui laisse extrapoler que l'histoire peut continuer indéfiniement.

Est-ce correct ? 🙂
Pour ma part, j'insisterais sur les apparences de similitude, mais en fait la narration ne revient pas exactement à la situation initiale. Le début n'est que la poursuite de la situation finale, un figement du temps et de la vie après l'issue tragique.
Dans une véritable boucle, l'histoire recommencerait indéfiniment comme dans
Mais que c'était beau! Mais que c'était triste!
Tout le monde pleurait
Même le capitaine des pompiers pleurait dans son casque
Le casque a débordé; l'eau a gelé
Le fils du roi a glissé et s'est cassé la pipe
Le roi a fait faire des funérailles nationales…
Mais que c'était beau!…