Marivaux, Les Fausses Confidences, acte I, scène 2

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Au tout début de la pièce, dans l'acte I, scène II, il y a un échange entre Dubois et Dorante dont le sens m'échappe en partie :
"Dubois : Vous n'avez rien dit de notre projet à Monsieur Remy, votre parent ?

Dorante : Pas le moindre mot. Il me présente de la meilleure foi du monde, en qualité d'intendant, à cette dame-ci dont je lui ai parlé, et dont il se trouve le procureur ; il ne sait point du tout que c'est toi qui m'as adressé à lui : il la prévint hier, il m'a dit que je me rendisse ce matin ici, qu'il me présenterait à elle, qu'il y serait avant moi, ou que s'il n'y était pas encore, je demandasse une Mademoiselle Marton."
Voilà le morceau sur lequel je bloque : "il ne sait point du tout que c'est toi qui m'as adressé à lui".
Je comprends peut-être mal la formule : pour moi, Dorante veut dire que quelqu'un (en l'occurrence Dubois mais celui-ci n'a pas donné sa véritable identité) a prévenu son oncle Rémy qu'on recherchait un intendant pour la maison d'Araminte.
Or Dorante dit bien que c'est lui qui a parlé d'Araminte à son oncle, lequel, étant son procureur, connaît déjà forcément ses affaires.
Enfin, je raisonne sûrement pour rien, quelque chose m'échappe, je ne comprends pas cette phrase, et la façon dont Dorante se trouve introduit me reste obscure.

Merci à ceux qui voudront bien "décrypter" la phrase.
Pour moi, la phrase veut dire :
Dorante dit à Dubois que son parent Rémy ne sait pas que c'est Dubois qui a introduit Dorante pour le poste d'intendant.
Mais je me trompe peut-être.
Dubois est l'ancien valet de Dorante. Il monte une machination pour que Dorante puisse entrer chez la riche Araminte en tant qu'intendant. => appât du gain chez le premier, amour chez le second (voir la suite de la scène)…

Monsieur Rémy, innocent, veut donc présenter son neveu à Araminte. Comme le dit Leilou, c'est effectivement Dubois qui lui a parlé de Dorante.
Merci pour vos réponses. Je connais l'intrigue et vous l'avez bien rappelée seulement ça n'explique toujours pas cette phrase.
Ce n'est pas Dubois (entendre le personnage qu'il joue) qui va présenter à Monsieur Rémy son propre neveu…
Dorante dit bien que c'est lui qui a parlé d'Araminte à son oncle Rémy.
Par-ailleurs Rémy est le procureur d'Araminte, il connaît donc ses affaires.

A partir de là, je ne vois pas ce que vient faire cette phrase et je ne vois pas quel rôle a pu jouer Dubois pour introduire Dorante.
Embrun a écrit :Ce n'est pas Dubois (entendre le personnage qu'il joue) qui va présenter à Monsieur Rémy son propre neveu…
Quel personnage ? Dubois, c'est Dubois. il ne joue aucun personnage ; il était le valet de Dorante, il est celui d'Araminte.
Embrun a écrit :Dorante dit bien que c'est lui qui a parlé d'Araminte à son oncle Rémy.
Est-ce que "lui" désigne pour vous Dorante ou Dubois ?
Seule la seconde possibilité est correcte.
Embrun a écrit :Par-ailleurs Rémy est le procureur d'Araminte, il connaît donc ses affaires.
La pièce ne détaille pas la machination de Dubois pour faire engager Dorante comme intendant. On peut supposer que Dubois a fait savoir, directement ou indirectement, à Remy qu'Araminte cherchait un intendant et suggéré que son neveu ferait bien l'affaire. Remy est procureur ; il s'occupe de représenter Araminte devant la justice, mais ne s'occupe nullement des affaires générales et de l'intendance d'Araminte et n'a pas de raison de les connaître. Du reste, la pièce nous apprend plus loin que le Comte avait déjà trouvé un autre intendant pour Araminte. Donc sans la machination de Dubois, Dorante n'aurait pas été présenté à Araminte pour ce poste. Et Remy ignore que c'est par l'intervention de l'ancien valet de Dorante que ce dernier se trouve ainsi proposé par lui (Remy) à Araminte. Si Dubois n'était pas intervenu, Remy aurait ignoré le besoin d'un intendant et n'aurait pas proposé son neveu.
Merci pour la réponse. Plusieurs choses toutefois :

- Par "le personnage qu'il joue", je veux simplement dire que Dubois n'a pas pu se présenter comme Dubois sinon Dorante ne dirait pas à son ancien valet que Rémy ne sait pas qu'il (DUBOIS) est celui qui a suggéré Dorante pour le poste d'intendant.

- Quant à l'autre remarque, j'aurais dû écrire lui-même. Par "lui", j'entends bien Dorante et pas Dubois. D'ailleurs, Dorante dit bien qu'il a lui-même parlé d'Araminte à Rémy : "à cette dame-ci (ARAMINTE) dont je lui (REMY) ai parlé."

Donc, je ne comprends pas davantage.
D'un côté, on a Dubois qui semble être à l'origine de la proposition de Dorante pour le poste d'intendant et, d'un autre côté, Dorante dit qu'il a parlé d'Araminte à Rémy.

D'ailleurs, je ne vois pas l'intérêt d'une machination de Dubois… Et je ne saisis pas en quoi Dubois, à ce stade de l'histoire, pourrait plus facilement permettre à Dorante de devenir intendant. Il n'y aurait rien de compromettant à ce que Dorante se propose lui-même (ce que peut suggérer la phrase où il dit qu'il a parlé d'Araminte à son oncle).
Oui, vous avez raison. En fait, en relisant, il me semble que Dubois, valet d'Araminte, a échafaudé le stratagème d'introduire son ancien maître Dorante en qualité d'intendant chez Araminte pour le rapprocher de l'objet de sa flamme. Il a donc dû suggérer à Dorante d'en parler à son oncle, ce que Dorante a fait. Remy croit donc de bonne foi introduire Dorante en tant qu'intendant (et non en tant qu'amant non déclaré !), sans se douter que c'est Dubois qui en est à l'origine. C'est pourquoi Dorante peut bien dire : il ne sait point du tout que c'est toi qui m'as adressé à lui, c'est grâce à toi que je recours à lui pour m'introduire chez elle.
Bonjour à tous, je suis élève en 1ère S et je dois faire un commentaire composé sur Les Fausses Confidences Acte I scène 2, mais je n'ai absolument pas d'idée, je pense avoir le plan mais aucun argument. Si vous pouviez m'aider je vous serais très reconnaissant :
DORANTE __ Ah ! te voilà ?
DUBOIS __ Oui, je vous guettais.
DORANTE __ J'ai cru que je ne pourrais me débarrasser d'un domestique qui m'a introduit ici et qui voulait absolument me désennuyer en restant. Dis-moi, Monsieur Remy n'est donc pas encore venu ?
DUBOIS __ Non : mais voici l'heure à peu près qu'il vous a dit qu'il arriverait.(Il cherche et regarde.) N'y a-t-il là personne qui nous voie ensemble ? Il est essentiel que les domestiques ici ne sachent pas que je vous connaisse.
DORANTE __ Je ne vois personne.
DUBOIS __ Vous n'avez rien dit de notre projet à Monsieur Remy, votre parent ?
DORANTE __ Pas le moindre mot. Il me présente de la meilleure foi du monde, en qualité d'intendant à Cette dame-ci dont je lui ai parlé, et dont il se trouve le procureur. Il ne sait point du tout que c'est toi qui m'as adressé à lui : il la prévint hier ; il m'a dit que je me rendisse ce matin ici, qu'il me présenterait à elle, qu'il y serait avant moi, ou que s'il n'y était pas encore, je demandasse une Mademoiselle Marton. Voilà tout, et je n'aurais garde de lui confier notre projet, non plus qu'à personne, il me paraît extravagant, à moi qui m'y prête. Je n'en suis pourtant pas moins sensible à ta bonne volonté, Dubois ; tu m'as servi, je n'ai pu te garder, je n'ai pu même te bien récompenser de ton zèle ; malgré cela, il t'est venu dans l'esprit de faire ma fortune ! en vérité, il n'est point de reconnaissance que je ne te doive.
DUBOIS __ Laissons cela, Monsieur ; tenez, en un mot, je suis content de vous ; vous m'avez toujours plu ; vous êtes un excellent homme, un homme que j'aime ; et si j'avais bien de l'argent, il serait encore à votre service.
DORANTE __ Quand pourrai-je reconnaître tes sentiments pour moi ? Ma fortune serait la tienne ; mais je n'attends rien de notre entreprise, que la honte d'être renvoyé demain.
DUBOIS __ Eh bien, vous vous en retournerez.
DORANTE __ Cette femme-ci a un rang dans le monde, elle est liée avec tout ce qu'il y a de mieux, veuve d'un mari qui avait une grande charge dans les finances, et tu crois qu'elle fera quelque attention à moi, que je l'épouserai, moi qui ne suis rien, moi qui n'ai point de bien ?
DUBOIS __ Point de bien ! votre bonne mine est un Pérou. Tournez-vous un peu, que je vous considère encore ; allons, Monsieur, vous vous moquez, il n'y a point de plus grand seigneur que vous à Paris : voilà une taille qui vaut toutes les dignités possibles, et notre affaire est infaillible, absolument infaillible ; il me semble que je vous vois déjà en déshabillé dans l'appartement de Madame.
DORANTE __ Quelle chimère !
DUBOIS __ Oui, je le soutiens. Vous êtes actuellement dans votre salle et vos équipages sont sous la remise.
DORANTE __ Elle a plus de cinquante mille livres de rente Dubois.
DUBOIS __ Ah ! vous en avez bien soixante pour le moins.
DORANTE __ Et tu me dis qu'elle est extrêmement raisonnable ?
DUBOIS __ Tant mieux pour vous, et tant pis pour elle. Si vous lui plaisez, elle en sera si honteuse, elle se débattra tant, elle deviendra si faible, qu'elle ne pourra se soutenir qu'en épousant ; vous m'en direz des nouvelles. Vous l'avez vue et vous l'aimez ?
DORANTE __ Je J'aime avec passion. et c'est ce qui fait que je tremble !
DUBOIS __ Oh ! vous m'impatientez avec vos terreurs : Oh que diantre ! un peu de confiance ; vous réussirez, vous dis-je. Je m'en charge, je le veux, je l'ai mis là ; nous sommes convenus de toutes nos actions ; toutes nos mesures sont prises ; je connais l'humeur de ma maîtresse, je sais votre mérite, je sais mes talents, je vous conduis, et on vous aimera, toute raisonnable qu'on est ; on vous épousera, toute fière qu'on est, et on vous enrichira, tout ruiné que vous êtes, entendez-vous ? Fierté, raison et richesse, il faudra que tout se rende. Quand l'amour parle, il est le maître, et il parlera : adieu ; je vous quitte ; j'entends quelqu'un, c'est peut-être Monsieur Remy ; nous voilà embarqués, poursuivons. (Il fait quelques pas, et revient.) A propos, tâchez que Marton prenne un peu de goût pour vous. L'amour et moi, nous ferons le reste.
Voici le plan que j'ai formulé :

I- Une scène d'exposition […] Ai-je le droit de copier-coller dans le forum un contenu provenant d’un autre site ?
Non, sauf dans les limites prévues par la loi ou si vous avez une autorisation particulière.
Beaucoup de tes phrases sont des copier-coller d'un site consacré au bac de français…