Alain Bosquet, Passage d’un poète

Entraide scolaire

61 réponses · Page 2 / 4

Il veut simplement dire que le poète magnifie ce qu'il voit.
Je n'ai rien contre les interprétations personnelles … mais on arrive trop souvent à affirmer "le poète a voulu dire que…" NON ! le poète a écrit ce qu'il a écrit, c'est tout. S'il avait "voulu dire que", ben….. il l'aurait dit ! parce que, en général, les poètes sont des gens qui savent écrire. Voilà, tu vois la naissance etc, et moi je "vois" des couleurs qu'on peut voir en bord de mer à certaines heures, et qui font du sable un assemblage de pierres précieuses. L'important étant bien de dire "je vois" et pas "le poète a vu"
Même au début l'intertextualité je renâcle ; mais puisque c'est une question du prof il faut bien répondre……
Scar, à noter aussi l'effet refrain Le poète est passé ; quel effet cela produit-il ? et toi, que vois-tu dans tout ça ?
Bonjour! alors moi aussi j'ai un commentaire a faire sur "passage d'un poète", et j'ai un peu de mal! j'ai un axe de lecture déjà donné, mais également quelques questions auquelles je dois répondre!
je dois expliquer les images "une pensée se pense"v11, "tous les ors s'allument"v15 et "l'oiseau-lyre"v19. Ainsi que les vers 17-18 "le poète est passe: il n'est plus de délire // Qui ne soit oeuvre d'art".
Le dernier quatrain diffère des autre (il ne commence par par une majuscule, ni par "le poète est passé") une rupture importante apparait dans les vers 20-21, et il faut en relever les éléments ainsi que les effets sur le poème et le lecteur.

Durant son "passage", le poète tranforme certaines choses en mieux, mais c'est un peu leger pour un commentaire! j'ai travillé un bon moment sur ce poème, mais je n'arrive pas a en tirer grand chose.

je remercie d'avances ceux qui pourront m'aider.
Bonjour tout le monde et joyeuses pâques ( un peu en retard mais mieux vaut tard que jamais !!)

Merci beaucoup pour votre aide car pour l'interxtualité, je n'y étais pas du tout (pour la personnification non plus d'ailleurs !!)

Alors pour le refrain ''le poète est passé'' je trouve que cela donne un rythme lancinant et cet anaphore permet aussi d'insister sur le message que veut faire passer le poète (!!). on est obligé de s'en souvenir.

Dernière petite question : est ce que je pourrais associer le poète à Orphée lors du vers 19 ou c'est trop tiré par les cheveux ?

merci encore
Scar, il n'est jamais contre-indiqué d'associer le poète à Orphée ! surtout s'il y a une lyre ou un luth quelque part. Et je te félicite de connaître cette référence
Oui pour le refrain ; je dirai aussi que Bosquet parle de lui à la 3ème personne, essaie de trouver pourquoi ?
et grrrrrrrrrr non le poète ne cherche pas à "faire passer" un message ! heureusement tu as mis des italiques 😉
Juju, je te suggère de lire tout ce qui précède et suit ta demande, tu y trouveras des éléments pour étoffer tes idées
Merci beaucoup Léah pour toutes ces infos.

heu . . . un dernier petit truc ( enfin dernier, je vais essayer !!) au vers 17 et 18 ( et c'est vraiment parce que je suis censée trouver quelque chose !!) est ce que le poète peut se trouver assimilé à Picasso ? parce que je ne vois vraiment rien d'autre et qu'en peinture, quand on parle de chose abstraite,de ''délire'' le premier nom qui nous vient à l'esprit est celui-là.
Hum…….. prends le mot "délire" dans un sens beaucoup plus large ! un "délire" n'est pas forcèment abstrait
Les machines volantes de Leonardo, à son époque, c'était un délire ; et les licornes les fées et autres créatures merveilleuses ?
J'ai déjà lu tout ce qu'avait d'écrit avant, mais ca ne m'aide pas vraiment.

pour le vers 11, je ne comprend pas l'image "une pensée se pense" → La pensée, c'est la fleur, ou le fait de réfléchir ?

et les "ors qui s'allument", qu'est ce que cela peut etre?

pour les vers 17-18, le poète est assimilé a un personnage, mais ca ne peut pas être a un magicien, quelqu'un qui embellit le monde ? (et le poète, grace a poèsie, en passant, rend toutes les choses plus poétiques).
"Le vieux corbeau devient un oiseau-lyre" → le poète tranforme le vieux corbeau en un bel oiseau-lyre (qui est un oiseau australien). l'oiseau-lyre est plus poétique! Mais "oiseau-lyre", put résenté un source d'inspiration, la lyre étant un instrument de musique.
Mais la lyre était l'instrument de musique d'Orphée, a qui, le poète peut se trouvé assimilé. Lui aussi changé le monde avec sa poésie et sa musique.
Pour le mot "délires" cela peut représenter toutes les choses qui ne sont pas exeptionelles, auquelles on n'attache "aucune" importance, qui sont tranformées en choses remarquables.

pour l'intertextualité de la 1ere strophe,c'est donc la Genèse, la création d'Adam.

Le poète peut parler a la 3eme personne pour parler du pouvoir des poètes, leur pouvoir d'embellir le monde, que posède tous les poètes, et pas seulement lui…

Si vous pouviez me donner un avis svp?!merci!
Coucou tout le monde,

Alors Juju, je suis tout à fait d'accord avec toi en ce qui concerne l'emploi de la troisième personne ( moi aussi j'avais pensé à ça ). En revanche je ne sais pas si c'est important de savoir que l'oiseux-lyre est un oiseau australien. Et maintenant que tu le dis ( pour une pensée se pense) je ne sais plus du tout. ce peut être les deux, ça dépend comment on voit le poème. mais quand je regarde de plus près, ce qui me laisse perplexe, c'est le fait que c'est ''comme un lilas'' que ''s'organise un concert'', (si on regarde la ponctuation.). moi j'aurais plutôt associé ''comme un lilas'' à ''le monde s'est ouvert''. ( ce n'est que mon avis mais si ça peut t'aider ).

Pour le vers cinq, j'ai cherché dans le dictionnaire ''oeuvre d'art'' :création humaine qui exprime un idéal de beauté. et ''délire'' : enthousiasme débordant et excessif. Je ne vois donc pas le rapport avec les travaux de Léonard de Vinci ( et quand j'y repense, Picasso non plus correspond à cette vision ). à moins de ne parler uniquement de ces tableaux ( de Vinci ) ? Mais que viennent faire là les licornes et les fées ? je suis complètement perdue.

merci d'avance

Scar
Bonjour Scar et Juju,

L'Oiseau-lyre vit effectivement en Australie. Il a été nommé ainsi pour deux raisons. La première est due à la forme très particulière des immenses plumes de sa queue, qui, visuellement, ont la forme d'une lyre.

La seconde est due à sa voix. C'est, parmi tous les oiseaux, celui qui sait produire (et reproduire) les sons les plus harmonieux (il sait même "imiter" le bruit d'une tronçonneuse), il chante remarquablement bien.

Passer du corbeau à l'oiseau-lyre, c'est passer du simple au compliqué. C'est passer des croassements rauques au chant le plus fin. Visuellement, c'est passer d'un oiseau noir aux plumes modestes, à un oiseau aux "habits" remarquables… (mais ne les comparez pas quant à leur intelligence : le corbeau l'est sûrement plus que l'oiseau-lyre).

Pour le lilas et la pensée, je serais tentée de les comparer dans "l'exhalation" ; l'un d'un parfum, l'autre d'une pensée : les deux ouvrant (à) des "mondes" inconnus, mais qui s'expriment.

Dans ce poème, j'ai l'impression que "le poète" embellit, mais - aussi - donne "vie".

Muriel
Oui pas mal vu Juju

Le lilas s'organisant comme un concert (ou le contraire) : il y a dans la fleur une "construction" géométrique parfaite, qui s'apparente à celle de la musiqeu (ou le contraire 😉
"les ors qui s'allument" : déjà expliqué, voir plus haut.

Oiseau-lyre n'est pas "plus" poètique que corbeau : un mot devient poétique dès lors qu'il est à sa place dans un poème. Et le plumage du corbeau (ou de la pie) quand on les voit sous certains éclairages, sont aussi beaux, diaprés, nuancés, que celui d'un oiseau plus coloré.
Scar, j'ai mis les fées et les licornes en tant qu'exemples de "délires" qu'il faut entendre dans le sens "créations imaginaires" Aux yeux de ses contemporains, les machines volantes de Leonardo étaient des "délires" (et, non, je n'ai pas parlé de ses tableaux)
Bonjour,

"tous les ors s'allument" : on pourrait, aussi, penser aux étoiles (la lumière).

Muriel
bonjour !

Moi aussi j'ai un commentaire a faire sur ce poème. J'ai lu tout ce qui a été dit avant, mais il n'y a rien sur la dernière strophe que j'ai du mal a comprendre. Il y a un changement par rapport aux strophes précédentes [ il n'y a pas l'anaphore "le poète est passé", elle ne commence pas avec une nouvelle phrase (c'est un enjambement?)], mais je n'arrive pas à trouver les effets que ca a sur le poème, et sur les lecteurs.
Pour la 2ème strophe, je ne vois pas non plus le rapport avec le cheval!, si vous pouviez me donner vos avis svp?


Je remercie d'avance ceux qui pourront m'aider.
louly
Le poète "prend le passé pour racine" (extrait de fonction du poète d'Hugo)
- témoin historique (césure de chaque premier vers ; "monument"=souvenir "tous les ors", témoignage , mémoire/ voix active du verbe "se dresser" : c'est le poète qui s'érige lui-même (alors qu'un monument est rarement construit par "soi-même") ; il y livre son être tout entier : champ lexical du corps de Strophe 1 ; il est le témoin hors le monde : rythme régulier = sa "balade"? son cheminement? son passage = sinueux? 12-6-10-6?
- un passage messiaque du poète '(gradation "ruisseau"/"fleuve" - "corbeau/oiseua-lyre" - opposition "hésite"/"royal" - comparaison cheval - "consume/s'allume" : il est lumière (or, allume, rayonner, concert vs silence) , il est guide (bateau, amis, oeuvre , "fait")… - champ lexical du son/bruit" (il faut écouter le poète) "concert…."

Le poète "jette sa flamme sur l'éternelle vérité"( même extrait)

- si le passé est racine , c'est pour mieux rayonner sur l'avenir
(s'est ouvert = passé composé : valeur - "aimant/amis- le poète est de passage : il cherche alors l'éternité (anaphore du poète - article indéfini "un" = valeur universelle - pas de limite (NDLR : pour ce point, l'usage excessif de la ponctuation devrait être une critique faite au poète !)
- si le poète veut l'éternité ce n'est pa spourlui (MAIS "il voit quand le peuple végète" [encore un extrait d'hugo que je te conseille de lire vivement ! ] - champ lexical 'altruisme" (aimants, amis, …) - utilisation de l'impératif ds dernière strophe= adresse au monde : ECOUTEZ (choix du verbe) - il cherche , "perce les ombres": rimes toujours différentes, répétition 'pensée se penseé" et défie le temps "jamais trop tard, hirsute…"


Des pistes, fais-en ce que tu veux, bien sûr l'analyse est un exemple et n"est pas du tout complète…
Bonjour, voila je dois faire un commentaire sur ce poème d'Alain Bosquet, pourriez vous me donner quelques informations sur les differents parties que je pourrais redigé car j'ai deja trouvé plusieurs figure de style. merci
URGENT !!!!

Bonjour.

Moi aussi j'ai un commentaire composé à faire sur ce texte seulement je n'arrive pas à trouver une problématique.
Mes parties ressemblent à celles de Difrak sauf que j'ai ajouté une 3ème partie intitulé " Originalité du poème"
J'espère que vous pourrez m'aidez car je n'arrive vraiment pas à me poser de question sur ce poème.
Merci d'avance
bonjour à tous !

Je n'arrive pas trop à faire mon commentaire composé sur "Passage d'un poète",sachant que l'année dernière on a perdu plus de 30 heure de français et on a fait seulement 2 comm composés … mon plan est le suivant :
I- l'influence du poète sur le monde
II-Un éloge du poète

En fait mon soucis c'est que je n'arrive pas à argumenter et justifier ce que je cite … :/
j'espère avoir un peu d'aide svp ..
merci bcp.
As-tu lu les quatre pages qui précédent ? il me semble qu'il y a des éléments pour entamer une réflexion pertinente sur ce poème
Passage d'un poète



Le poète est passé : un remous dans l'argile
se dresse en monument,
avec soudain le bras qui se profile,
la lèvre et l'oeil aimants ;

Le poète est passé : le ruisseau qui hésite,
devient fleuve royal ;
il n'a plus de repos ni de limites ;
il ressemble au cheval.

Le poète est passé : au milieu du silence
s'organise un concert,
comme un lilas ; une pensée se pense,
le monde s'est ouvert.

Le poète est passé : un océan consume
ses bateaux endormis.
La plage est d'or et tous les ors s'allument
pour s'offrir aux amis.

Le poète est passé : il n'est plus de délire
qui ne soit oeuvre d'art.
Le vieux corbeau devient un oiseau-lyre.
Il n'est jamais trop tard

pour vivre quinze fois : si le poète hirsute
repasse avant l'été,
consultez-le car de chaque minute
il fait l'éternité.

Un jour après la vie (Editions Gallimard, 1984)
revoici le poème.
Voici ce que j'ai trouvé : le poème parle de:
strophe 1: monument,le poète
strophe 2 :eau
strophe3:musique,mélodie
strophe4:la mer
strophe 5:l'art
strophe6: le poète,après sa mort

champs lexicaux de la nature(fleuve,lila,océan,plage) faune (cheval,corbeau,oiseau-lyre),anatomie(bras,lèvre,oeil),temps(vieux corbeaux,etc)

personnification du bateau,du ruisseau,du monument,du fleuve.

antithèse: silence-concert; minute-éternité

anaphore de "le poète est passé"

chaque strophe==> un éloge

omniprésence de ponctuation Oui j'ai lu,mais je n'arrive pas tellement à bien faire ..
Bon bah je vais me débrouiller,merci quand même .
Bonsoir ,

Si tu as un problème de méthode, as-tu consulté la fiche du site : Le commentaire composé ?

Muriel