Jean-Jacques Rousseau

Littérature

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Un euphémisme du temps pour ce que nous appelons bidet.
Un bidet ???
Comateen a écrit :
jeromedu86 a écrit :Ne t'inquiète pas. Il y avait des grands classiques que je n'avais pas lus avant le CAPES. On ne peut pas tout lire, nous sommes humains!
Je confirme ! Pour ma part, je n'ai jamais lu La chartreuse de Parme...et seulement à moitié Le Rouge et le noir 😜
En ce cas, on peut dire que tu as lu le Rouge ou le Noir
fandixhuit a écrit :Un bidet ???
C'est exactement ce que veut dire Jean-Jacques : Sophie ne se lave pas les parties intimes. Des fois que cela lui donnerait de mauvaises idées…

Sur l'éducation des femmes au XVIIIe, voici le contrepoison :
La pauvre Belle avait été bien affligée d’abord de perdre sa fortune ; mais elle s’était dit à elle-même : Quand je pleurerai beaucoup, mes larmes ne me rendront pas mon bien ; il faut tâcher d’être heureuse sans fortune.
Quand ils furent arrivés à leur maison de campagne, le marchand et ses trois fils s’occupèrent à labourer la terre. La Belle se levait à quatre heures du matin, et se dépêchait de nettoyer la maison et d’apprêter à dîner pour la famille. Elle eut d’abord beaucoup de peine, car elle n’était pas accoutumée à travailler comme une servante ; mais au bout de deux mois elle devint plus forte, et la fatigue lui donna une santé parfaite. Quand elle avait fait son ouvrage, elle lisait, elle jouait du clavecin, ou bien elle chantait en filant.
[…]
Mais elle fut bien surprise de trouver une porte sur laquelle il y avait écrit : APPARTEMENT DE LA BELLE. Elle ouvrit cette porte avec précipitation, et elle fut éblouie de la magnificence qui y régnait ; mais ce qui frappa le plus sa vue fut une grande bibliothèque, un clavecin, et plusieurs livres de musique. On ne veut pas que je m’ennuie, dit-elle tout bas. Elle pensa ensuite ; si je n’avais qu’un jour à demeurer ici, on ne m’aurait pas fait une telle provision. Cette pensée ranima son courage. Elle ouvrit la bibliothèque, et vit un livre où il y avait écrit en lettres d’or : SOUHAITEZ, COMMANDEZ ; VOUS ÊTES ICI LA REINE ET LA MAÎTRESSE.
Ce second texte est dû à une femme, la trop injustement oubliée Mme Leprince de Beaumont. Non seulement Belle sait lire les notes, mais elle lit, tout court. De bons livres précise l'auteur, c'est-à-dire des ouvrages de fond, et non des romans.