"En" préposition et pronom

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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slt, je suis étudiante et j'ai un probleme avec la grammaire….
bn j'ai une question:
qand est ce qu'on utilise "en" en tant qu'une préposition ou en tant qu' un pronoms personnel.merci d'avance. 🙂
Le complément qui donne une indication sur la matière, la composition, etc. peut être introduit par de ou par en. Une boîte en fer (ou une boîte de fer). Un bracelet en or (ou un bracelet d'or).
Au sens figuré, on emploie de préférence de, sauf dans l'expression en or. Un cœur de pierre, une patte de velours. Un cœur en or.
Le pronom en est l'équivalent d'un complément introduit par de. Les parents sont fiers de leur enfant. è Ils en sont fiers. Il revient de la poste. è Il en revient.
Le pronom relatif dont représente également un complément introduit par de. On évitera donc les redondances avec dont et en quand ils représentent le même terme. Je vous renvoie aux questions dont on a déjà parlé (et non dont on en a déjà parlé). 🙂
hiba88 a écrit :slt, je suis étudiante et j'ai un probleme avec la grammaire….
bn j'ai une question:
qand est ce qu'on utilise "en" en tant qu'une préposition ou en tant que pronom personnel.merci d'avance. 🙂
Les deux !

Si tu n'arrives pas à les distinguer :
La préposition est un mot invariable, qui apporte une fonction de subordination indiquant la dépendance qui existe entre l'élément qu’elle introduit, appelé "régime", et l'élément de base auquel se rattache ce régime : Je suis étudiante en lettres.

Le pronom personnel, remplace un nom ou un GN (Groupe Nominal) en indiquant la personne qui parle, à qui l'on parle ou de qui l'on parle.
"en", ce pronom s'emploie pour remplacer un nom qui est déterminé par les articles "un, du, des" : Mangerez-vous des fruits ? J'en mangerai volontiers. (en = des fruits)

et consulte une grammaire élémentaire.
Justement, Anne, par rapport à ce fameux "en lettres"… La grammaire française n'exige-t-elle pas plutôt un "ès lettres" ?
Pour les grades universitaires seulement, et encore…
De toute manière, ès est la contraction de en les en AF.
Justement, d'un point de vue purement syntaxique, si l'on dit "docteur ès lettres", qu'est-ce qui nous empêcherait de dire "étudiant ès lettres" ? La construction grammaticale des deux phrases est exactement la même !
Si cela vous plait, pourquoi pas.
Mais c'est un usage vieilli. On ne met pas d'article derrière "étudiant en".
Estudiant es lettres, oui, cela s'est dit.
Comme le remarque Anne, il y a cependant une différence d'article. Dans "étudiant en lettres", on ne met pas d'article devant le pluriel, comme on n'en met pas non plus devant le singulier "étudiant en droit, en géographie".
Bizarrement, l'usage ancien pouvait parfois mettre l'article au pluriel étudiant es lettres, licencié es loix, mais ne le mettait jamais au singulier étudiant en grammaire, en dialectique, en médecine et non en la grammaire, etc. Pourquoi cette différence de traitement, je ne le sais pas.
L'usage moderne me paraît plus cohérent.
L'usage ancien était d'ailleurs partagé : si docteur ès lettres l'a toujours emporté dans le passé très nettement sur docteur en lettres, en revanche la compétition a été plus balancée entre docteur ès loix ou ès lois et docteur en loix ou en lois. Mystères de l'usage.
Merci beaucoup à vous deux ! 😀
slt
merci pour vos réponses.
Anne345 a écrit :

Le pronom personnel, remplace un nom ou un GN (Groupe Nominal) en indiquant la personne qui parle, à qui l'on parle ou de qui l'on parle.
"en", ce pronom s'emploie pour remplacer un nom qui est déterminé par les articles "un, du, des" : Mangerez-vous des fruits ? J'en mangerai volontiers. (en = des fruits)

et consulte une grammaire élémentaire.
En l’occurrence, ici, c'est un pronom relatif, non ? Pronom personnel, n'est ce pas seulement pour un GN ou un nom définissant un personne ou un groupe de personne, et pronom relatif pour le reste ? Du coup, en serait toujours pronom relatif ?
Je l'avoue je suis nulle en grammaire, et un petit par ici ne fait que conforter cette idée 😂

De plus, dans cette phrase, quelle est la fonction de en :

Je mange en y allant. Préposition, non ?
"en" n'est pas un pronom relatif. Dans l'exemple d'Anne, il s'agit d'un pronom adverbial qui rentre dans la catégorie des clitiques.

Dans "Je mange en y allant", "en" est un indice de gérondif, car il a perdu son statut de préposition pour intégrer à part entière la forme du gérondif.
Un pronom relatif introduit une proposition relative qui complète un nom ou un pronom antécédent :
La règle dont je parle
L'oiseau qui chante
Les livres que j'aime

Ce n'est jamais le cas de en : il n'introduit jamais une telle propostion.

Le pronom en est bien un pronom personnel (voir les exemples d'Anne).
Il est aussi pronom adverbial, puisqu'il a parfois la valeur d'un CC de lieu.
Anne parle des trois personnes de la conjugaison, qui ne sont
pas forcément des personnes au sens "être humain".
Ainsi, le pronom "il" peut très bien représenter une chose dont on parle.
Le pronom complément en est lui aussi de la troisième personne : il représente la personne ou la chose dont on parle.

Mais dans "Je mange en y allant", c'est bien à l'origine une préposition.
Elle introduit le CC de temps "en y allant".
La forme verbale en allant, qui a une valeur de CC, comme te le dit 76man, se nomme gérondif.
Quant à l'ancien usage, docteur ès lettres, je lis l'Heptaméron où j'ai même trouvé esquelles pour dans lesquelles :
car il y a vingt-quatre heures au jour esquelles l'homme peut changer d'opinion
De plus, le "ès" avait plusieurs emplois totalement distincts.
Je cite Ronsard :
Je veux mourir ès amoureux combats,
Soûlant l'amour, qu’au sang je porte enclose,
Toute une nuit au milieu de tes bras.
Par ailleurs, cette préposition s'utilisait aussi devant le nom de certaines villes, commençant par une voyelle et originellement au pluriel, comme dans "ès Aix" et "Riom-ès-Montagne".
Une édition de 1956 de l'un des classiques de Conan Doyle (que je considère plus contemporain que classique) a même préféré écrire :
C'était assurément un étudiant ès divers.
Les citations sont plus intéressantes dans le Tlfi que dans Wiktionnaire…
Mithridate a écrit :Par ailleurs, cette préposition s'utilisait aussi devant le nom de certaines villes, commençant par une voyelle et originellement au pluriel, comme dans "ès Aix" et "Riom-ès-Montagne".
Ça, c'est du mauvais Wiki, avec des fautes.
Comme on voit, le second exemple n'illustre nullement la prétendue règle, puisque Montagne ne commence pas par une voyelle et n'est pas au pluriel.
Du reste, vérification faite, le nom exact est "Riom-ès-Montagnes". Le pluriel y est, pas seulement originellement, mais encore. Et la préposition "ès" est utilisée dans son sens classique "en les" : Riom en les montagnes.
Quant à "ès Aix", je le cherche encore.
Si je ne peux même plus faire confiance à Wiki qui prétend (?) que ses sources sont le dictionnaire de l'Académie Française et d'autres de même envergure…
ès Aix est possible, Aix dérivant de Aquae, "Les eaux". On peut, pour chacun des emplois signalés, supposer "en les" contractés en ès. Bien sûr cette forme est vieillie (donc figée)et "en les" ne se dit plus puisque dans est venu supplanter en dans nombre de ses usages.
Attention aussi à la confusion possible avec les ou lez (de latus) dans les noms de localité.

On peut, bien sûr, employer ès encore de nos jours, mais si cet emploi n'a pas été "sanctifié" par l'usage, on crée un effet humoristique, dans le style de Queneau, par exemple.