La 3e déclinaison latine
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Poser la question, c'est y répondre : c'est le a ! et le o, qui passe à u dans la déclinaison parallèle.
Dans la déclinaison athématique, les désinences s'accrochent directement à la sonante :
reg-s >rex
civi-s
manu-s.
Comme *regm est imprononçable, la langue a cherché une solution.
La solution du grec, c'est de vocaliser le nu en a : korak-a (Je n'ai pas le courage de chercher les caractères grecs…).
La solution du latin, c'est le e épenthétique : consul-e-m.Puis l'analogie a joué, et le logique *civim est devenu civem.
Merci de la leçon, mais j'ai fait un peu de "philologie" (si mal nommée) autrefois. Il me semble que la voyelle thématique est exclusivement e/o ; le a provient de la combinaison d'un son vocalique (e ici) et d'une sonante laryngale dite "schwa 2"…
Tiens, tiens, tiens…
Je croyais que l'on n'entrait pas dans les détails linguistiques avec les élèves ?
A force de simplifier ad usum discipulorum, j'avais perdu cela de vue.
Merci de me le rappeler.
Faux débat. Il ne s'agit pas d'entrer dans ces considérations avec les élèves, mais de te faire remarquer que toi aussi, tu es obligée de fausser la réalité dans la présentation de ton système…
A la différence près, et c'est plus qu'une nuance, que je simplifie par oubli et ignorance (et je vais de ce pas corriger mes fiches), tandis que vous, vous le faites délibérément.
Bon, j'ai le bonnet d'âne, solidairement avec Jean-Yves Boriaud et Brernard Fragu. Ce n'est pas une raison pour prendre avec moi ce tutoiement méprisant.
Mon tutoiement n'était pas méprisant. Veuillez m'excuser.
Moi aussi, j'ai déjà dû présenter mes excuses à Delia.
Tout en lui précisant que le tutoiement sur ce forum était courant et convivial, sans intention méprisante. Cela dit, respectons son ressenti…
Tout à fait d'accord.
Dommage ! Moi, ça me plaisait bien qu'elle se sente à son tour méprisée…
Delia a écrit :
i et u ne sont pas des voyelle à l'origine.
Le génitif singulier n'est pas -is, mais -s
consonne franche
il s'est intercalé une voyelle d'appui
par illusion d'optique.
l'analogie a joué
il réapparait masqué à l'accusatif
Je préfère mes parisyllabiques et mes imparisyllabiques à ce langage ésotérique… Il faudrait une boule de cristal pour déceler ces voyelles qui n'en sont pas, ces voyelles qui sont "d'appui", ces analogies, ces lettres masquées, et déjouer les illusions d'optique…
D'accord sur le plan pédagogique (vide supra), mais les explications de Délia ne peuvent être qualifiées d'ésotériques. Il faut lui rendre justice, c'est dans le but de simplifier et de rationaliser l'étude des déclinaisons qu'elle propose cette analyse (et je ne suis pas ironique). Je pense simplement que ce système est inadapté aux structures mentales des jeunes élèves, pour lesquels d'autres approches sont nécessaires, surtout si l'on vise à l'efficience.
Je voulais dire ésotérique pour des gens non initiés à la linguistique. Un élève de troisième aura plus vite fait de compter les syllabes que d'entreprendre des études de linguistique pour réussir sa traduction.
Jehan a écrit :Moi aussi, j'ai déjà dû présenter mes excuses à Delia.
Tout en lui précisant que le tutoiement sur ce forum était courant et convivial, sans intention méprisante. Cela dit, respectons son ressenti…
Haro sur le tutoiement ! Effet Valls ?
Je préfère mes parisyllabiques et mes imparisyllabiques à ce langage ésotérique.
Chacun voit midi à sa porte.
Moi, c'est
parisyllabique, imparisyllabiques, faux imparisyllabiques et faux parisyllabiques que je trouve particulièrement ésotériques, à la limite de l'inintelligibilité.
Passez-moi la casse, et je vous passerai le séné.
Ambroise a écrit :Je voulais dire ésotérique pour des gens non initiés à la linguistique. Un élève de troisième aura plus vite fait de compter les syllabes que d'entreprendre des études de linguistique pour réussir sa traduction.
Le début sera peut-être plus rude, mais qu'en sera-t-il à l'arrivée?
Lequel des deux sera le plus à l'aise dans la langue?
Bonsoir
Voici ce que vous avez écrit au sujet de la 3 déclinaison nom parisyllabique
--- consonantique : le thème, ou radical, se termine par une consonne
--- vocalique : le thème se termine par une voyelle, essentiellement -i (d'où "déclinaison en i")
hostis, hostis m si on enlève is le thème ou radical ne se termine par une voyelle, de même pour mare, maris n
Pourquoi dire radical en-i ? Cela fonctionne-t-il pour tous les mots parisyllabiques?
Merci
Alix46
Mais justement, il ne faut pas enlever le -is, le i fait partie du radical. A l'origine, ce n'est du reste pas une voyelle, mais la "semi consonne" -y (Je simplifie, mais je peux entrer dans les détails si vous le souhaitez).
On a donc hosti -s comme on a duc - s (dux).
Au génitif pluriel, on a hosti - um comme on a duc - um.
Je viens de lire tout ce qui a été écrit à ce propos sur ce forum depuis juillet 2012… Je ne veux pas ajouter de l'huile sur le feu mais de mon côté classer les noms de la 3è décl en parisyllabiques , imparisyllabiques et imparisyllabiques à deux consonnes m'a semblé être la méthode la plus accessible ( mais pas idéale, ni scientifique, ni philologique) aux élèves, à voir leur manière de pratiquer cette 3è décl.
cordialement
Je ne veux pas ajouter de l'huile sur le feu mais de mon côté classer les noms de la 3è décl en parisyllabiques , imparisyllabiques et imparisyllabiques à deux consonnes m'a semblé être la méthode la plus accessible
A moi aussi.
Et franchement, la troisième déclinaison en latin, comparé au grec, c'est de la bibine. C'est facile que ça n'en peut plus.
Pardonnez ce langage un peu familier, mais vraiment, je ne vois pas pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple.
Certes les termes d'imparisyllabiques, de parisyllabiques et de faux imparisyllabiques font d'abord ouvrir de gros yeux aux élèves.
Mais ce n'est qu'affaire de mots. Et c'est un classement commode.
On range dans les tiroirs et après, on ouvre le bon.
Bonjour Jacques
Merci pour cette rapidité. Cependant…désolé d' insister…
Est-ce que radical et thème sont synonymes et signifient bien : la partie invariable d' un terme décliné qu' elle que soit sa déclinaison ?
ex 3ième déclinaison parisyllabique radical en -i : host- pour hostIS mar- pour marIS même si mare.
N'est-ce pas -IS, avec le -i et le -s qui sont la désinence ou la terminaison ?
Sur tous les livres de latin que j' ai, -is est désignée comme telle, séparée du radical. Et pas seulement le s après le i attaché au radical.
Ou plus simplement, pour moi, comment comprendre qu' il faut garder le -i au radical alors qu' il semble appartenir à la désinence ? Que fait-on du s après le -i ? Dans ces conditions, quelle est la terminaison ou désinence pour hostIS ?
De plus, on dit génitif singulier en -is pour la 3ième déclinaison.
Je reconnais avoir du mal à comprendre qu' il faut garder le -i car il ferait parti du radical (!)comme vous l' indiquez.
J' espère que mes explications sont claires.
Merci pour votre compréhension