André Chénier, Voûtes du Panthéon

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je suis en première s et j'ai mon oral de français dans quelques jours. En classe, on a étudié les iambes d'André Chénier et je n'arrive pas à trouver un plan.
Voûtes du Panthéon, quel mort illustre et rare
S'ouvre vos dômes glorieux ?
Pourquoi vois-je David qui larmoie, et prépare
Sa palette qui fait des Dieux ?
O ciel ! faut-il le croire ! ô destins ! ô fortune !
O cercueil arrosé de pleurs !
Oh ! que ne puis-je ouïr Barère à la tribune,
Gros de pathos et de douleurs !
Quelle nouvelle en France et quel canon d'alarmes
Dans tous les cœurs a retenti !
Les fils des Jacobins leur adressent des larmes.
Brissot, qui jamais n'a menti,
Dit avoir vu dans l'air d'exhalaisons impures
Un noir nuage tournoyer,
Du sang, et de la fange, et toutes les ordures
Dont se forme un épais bourbier ;
Et soutient que c'était la sale et vilaine âme
Par qui Marat avait vécu.
De ses jours florissants, par la main d'une femme,
Ce lien aimable est rompu !
Le Calvados en rit. Mais la potence pleure.
Déjà par un fer meurtrier
Pelletier fut placé dans l'auguste demeure.
Marat vaut mieux que Pelletier.
Nul n'aima tant le sang, n'eut soif de tant de crimes.
Qu'on parle d'un vil scélérat,
Bien que Lacroix, Bourdon, soient des mortels sublimes,
Nous ne pensons tous qu'à Marat.
Il était né de droit vassal de la potence.
Il était son plus cher trésor.
Console-toi, gibet. Tu sauveras la France.
Pour tes bras la Montagne encor
Nourrit bien des héros dans ses nobles repaires :
Le Gendre, élève de Caton,
Le grand Collot d'Herbois, fier patron des galères,
Plus d'un Robespierre, et Danton,
Thuriot, et Chabot ; enfin toute la bande ;
Et club, commune, tribunal ;
Mais qui peut les compter ? Je te les recommande.
Tu feras l'appel nominal.
Pour chanter à ces saints de dignes litanies,
L'un demande Anacharsis Clotz ;
L'autre veut Cabanis, ou d'autres grands génies ;
Et qui Grouvelle, et qui Laclos.
Mais non ; nous entendrons ces oraisons funèbres
De la bouche du bon Garat ;
Puis tu les enverras tous au fond des ténèbres
Lécher le cul du bon Marat.
Que la tombe sur vous, sur vos reliques chères,
Soit légère, ô mortels sacrés ;
Pour qu'avec moins d'effort, par les dogues vos frères,
Vos cadavres soient déchirés
On a fait une étude (analyse linéaire) assez rapide dessus et pour l'instant je n'ai que le développement des identités des différents personnes citées et l'explication de l'ironie du texte.
J'aurais vraiment besoin d'aide s'il vous plaît.
Bonjour!
Je suis en 1ère S et je doit réaliser, pour après les vacances, une anthologie poétique sur le thème de mon choix. J'ai donc choisie la poésie engagée au fil des siécles, et ai choisi un poème pour chaque siècle du 16ème au 20ème.
Pour le 18ème, j'ai choisi Le poème "Voûtes du Panthéon" du recueil "ïambes" de André de Chénier. Si je l'ai choisi, c'est surtout parce que j'aimais sa sonorité car j'avoue avoir vraiment du mal à en comprendre le sens…

Voici le texte:
Voûtes du Panthéon, quel mort illustre et rare
       S'ouvre vos dômes glorieux ?
Pourquoi vois-je David qui larmoie, et prépare
       Sa palette qui fait des Dieux ?
O ciel ! faut-il le croire ! ô destins ! ô fortune !
       O cercueil arrosé de pleurs !
Oh ! que ne puis-je ouïr Barère à la tribune,
       Gros de pathos et de douleurs !
Quelle nouvelle en France et quel canon d'alarmes
       Dans tous les cœurs a retenti !
Les fils des Jacobins leur adressent des larmes.
       Brissot, qui jamais n'a menti,
Dit avoir vu dans l'air d'exhalaisons impures
       Un noir nuage tournoyer,
Du sang, et de la fange, et toutes les ordures
       Dont se forme un épais bourbier ;
Et soutient que c'était la sale et vilaine âme
       Par qui Marat avait vécu.
De ses jours florissants, par la main d'une femme,
       Ce lien aimable est rompu !
Le Calvados en rit. Mais la potence pleure.
       Déjà par un fer meurtrier
Pelletier fut placé dans l'auguste demeure.
       Marat vaut mieux que Pelletier.
Nul n'aima tant le sang, n'eut soif de tant de crimes.
       Qu'on parle d'un vil scélérat,
Bien que Lacroix, Bourdon, soient des mortels sublimes,
       Nous ne pensons tous qu'à Marat.
Il était né de droit vassal de la potence.
       Il était son plus cher trésor.
Console-toi, gibet. Tu sauveras la France.
       Pour tes bras la Montagne encor
Nourrit bien des héros dans ses nobles repaires :
       Le Gendre, élève de Caton,
Le grand Collot d'Herbois, fier patron des galères,
       Plus d'un Robespierre, et Danton,
Thuriot, et Chabot ; enfin toute la bande ;
       Et club, commune, tribunal ;
Mais qui peut les compter ? Je te les recommande.
       Tu feras l'appel nominal.
Pour chanter à ces saints de dignes litanies,
       L'un demande Anacharsis Clotz ;
L'autre veut Cabanis, ou d'autres grands génies ;
       Et qui Grouvelle, et qui Laclos.
Mais non ; nous entendrons ces oraisons funèbres
       De la bouche du bon Garat ;
Puis tu les enverras tous au fond des ténèbres
       Lécher le cul du bon Marat.
Que la tombe sur vous, sur vos reliques chères,
       Soit légère, ô mortels sacrés ;
Pour qu'avec moins d'effort, par les dogues vos frères,
       Vos cadavres soient déchirés.