Œuvres littéraires sur les rapports entre l’homme et la machine
14 réponses
Je suis en train de préparer un devoir pour un séminaire. J'ai besoin de conseils de lecture.
Je cherche désespérément des oeuvres littéraires (françaises en priorité, mais tout est bienvenue) sur les rapports entre l'homme et la machine.
J'ai pensé bien sûr à la façon dont Zola personnifie les trains dans La Bête Humaine , mais j'aimerai orienter ma recherche sur les dangers de la machine (jusqu'où peut-elle remplacer l'Homme ? le menacer ? le dépasser ?)
Pourriez-vous m'aiguiller, s'il vous plait ?
Merci d'avance!
C'est un bien vaste sujet ! S'agit-il d'un projet pédagogique ? Si oui, avec des élèves / étudiants de quel niveau ?
Spontanément, je pense à Ravages de Barjavel et, toujours dans le registre de la science fiction, à H.G. Wells : La machine à explorer le temps.
C'est ce qui me vient à l'esprit tout de suite, mais il doit y en avoir beaucoup d'autres. Peut-être à bientôt pour la suite !
(Il s'agit en réalité d'un appel à contribution pour un colloque).
J'ai pensé à Wells, c'est vrai, mais j'avais oublié Barjavel, merci en tout cas.
L'Eve future de Villiers de l'Isle Adam (une créature artificielle, double maléfique)
La question des AI et des cyborgs se pose bien sûr en SF avec Asimov ou Philip K. Dick et chez une biologiste et penseur féministe avec Le Manifeste cyborg.
L'Invention de Morel d'Adolfo Bioy Casares
Les romans de Barjavel sont intéressant là-dessus. Notamment Ravage.
325. 000 francs de Roger Vailland, sur les raisons qu'ont les patrons de remplacer les hommes par des machines.
Simulacron 3 de Galouye (1964) - plus orienté dérive informatique (un matrix avant l'heure).
J'ai pas lu mais il y a pas un truc dans ce goût-là dans 1984 de Orwell ?
Sinon, la science-fiction bien sûr est un genre qui s'impose concernant cette thématique ; et Zola de même, que tu cites, car tu peux penser à la personnification qu'il fait de plusieurs objets dans ses romans, notamment la personnification de la mine à la fin de Germinal (mine = machine ?, au moins de façon métaphorique je pense).
Sujet qui me plaît en tout cas, mais ce n'est a priori pas dans la littérature française que tu trouveras les meilleurs exemples.
Dans Germinal, la mine est plutôt représentée sous la forme organique d'un monstre. Ça ne colle plus au sujet. Dans le roman d'Orwell 1984, la dérive provient du totalitarisme et de la surveillance - la machine importe peu.
La descente commençait, des ouvriers montaient de la baraque. Un instant, il resta immobile, dans ce vacarme et cette agitation. Des roulements de berlines ébranlaient les dalles de fonte, les bobines tournaient, déroulaient les câbles, au milieu des éclats du porte-voix, de la sonnerie des timbres, des coups de massue sur le billot du signal ; et il retrouvait le monstre avalant sa ration de chair humaine, les cages émergeant, replongeant, engouffrant des charges d’hommes, sans un arrêt, avec le coup de gosier facile d’un géant vorace.
Je conseille moi aussi de pencher vers la science fiction : 1984, Le meilleur des mondes, Orange Mécanique, le cycle des robots d'Asimov, Total Recall de Philip K Dick, ect…
Dans la littérature française, il y a une oeuvre originale qui pourrait t'intéresser : "La 628-E8" d'Octave Mirbeau. Il parle de voyages faits à partir d'une automobile (à l'époque c'était tout nouveau). La voiture influence l'écriture, la perception des lieux, ect… Un livre drôle et riche de sens!
On peut aussi penser aux machines créées par l'homme à son image : Frankenstein, L'homme au sable (Hoffman), La poupée sanglante (Leroux), …
Bonnes recherches 😉
Je ne comprends pas pourquoi vous voulez absolument intégrer 1984 ou Orange Mécanique dans une dissertation ayant pour sujet "le rapport entre l'homme et la machine" - le thème est trop éloigné de la narration. Par contre, Philip K Dick est plus juste, notamment dans sa chronique "les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" (titre original : do androids dream of electric sheep?), qui plus tard forgera l'excellentissime univers de Blade Runner. Je pensais aussi à Christine de Stephen King - rapport ambigu entre un jeune homme et sa voiture. Objectivement, je crois que tu disposes présentement d'une matière bien suffisante afin de mener à terme ton ouvrage ++
Je pense pour ma part aux Raisins de la colère de Steinbeck (1939), qui décrit, entre autres nouveautés de l'époque, la mécanisation du travail de la terre (comparée de mémoire à un viol).
Depuis janvier 2013, les machines ont encore évolué … 🙂
Pour une fois que je pensais… 😜