Bonjour,
J'ai étudier ce texte en classe, nous avons fait son analyse mais je n'ai pas d'ouverture sur un autre texte à mettre dans ma conclusion. Ma problématique est : sur quoi repose l'originalité de cette scène ?
Plan :
I_ Personnage
-statut des personnages
-caractéristiques
II_ Contexte spatio-temporel
- quand ?
- où ?
III_ L'originalité de cette scène
-mise en abyme
-complicité avec le public
Voici mon texte :
SOSIE
N’importe, je ne puis m’anéantir pour toi ;
Et souffrir un discours, si loin de l’apparence.
Être ce que je suis, est-il en ta puissance ?
Et puis-je cesser d’être moi ?
S’avisa-t-on jamais d’une chose pareille !
Et peut-on démentir cent indices pressants ?
Rêvé-je ? est-ce que je sommeille ?
Ai-je l’esprit troublé par des transports puissants ?
Ne sens-je pas bien que je veille ?
Ne suis-je pas dans mon bon sens ?
Mon maître Amphitryon, ne m’a-t-il pas commis,
À venir, en ces lieux, vers Alcmène sa femme ?
Ne lui dois-je pas faire, en lui vantant sa flamme,
Un récit de ses faits contre nos ennemis ?
Ne suis-je pas du port arrivé tout à l’heure ?
Ne tiens-je pas une lanterne en main ?
Ne te trouvé-je pas devant notre demeure ?
Ne t’y parlé-je pas d’un esprit tout humain ?
Ne te tiens-tu pas fort de ma poltronnerie,
Pour m’empêcher d’entrer chez nous ?
N’as-tu pas sur mon dos exercé ta furie ?
Ne m’as-tu pas roué de coups ?
Ah ! tout cela n’est que trop véritable,
Et, plût au Ciel, le fût-il moins !
Cesse donc d’insulter au sort d’un misérable ;
Et laisse à mon devoir s’acquitter de ses soins.
MERCURE
Arrête : ou sur ton dos le moindre pas attire
Un assommant éclat de mon juste courroux.
Tout ce que tu viens de dire,
Est à moi, hormis les coups.
C’est moi qu’Amphitryon députe vers Alcmène,
Et qui du port Persique arrive de ce pas.
Moi qui viens annoncer la valeur de son bras,
Qui nous fait remporter une victoire pleine,
Et de nos ennemis a mis le chef à bas.
C’est moi qui suis Sosie enfin, de certitude ;
Fils de Dave, honnête berger ;
Frère d’Arpage, mort en pays étranger ;
Mari de Cléanthis la prude,
Dont l’humeur me fait enrager.
Qui dans Thèbes ai reçu mille coups d’étrivière,
Sans en avoir jamais dit rien.
Et jadis en public, fus marqué par derrière,
Pour être trop homme de bien.
SOSIE
Il a raison. À moins d’être Sosie,
On ne peut pas savoir tout ce qu’il dit.
Et dans l’étonnement, dont mon âme est saisie,
Je commence, à mon tour, à le croire un petit.
En effet, maintenant que je le considère,
Je vois qu’il a de moi, taille, mine, action.
Pour l'ouverture j'ai pensé à Beaumarchais Le mariage de Figaro ou à Marivaux L'ile des esclaves car il y a dans les deux cas une confusion des identites et une complicité avec le public. Est-ce bien ? Si vous avez d'autres idées je veux bien !
sur quoi repose l'originalité de cette scène ?
n'est pas une problématique mais une question.
Une question à laquelle il faut bien répondre : cette scène n'a aucune originalité, c'est un repiquage habile de la pièce de Plaute.
Si vous tenez à une ouverture, tournez-vous plutôt vers les autres réécritures de ce mythe, par exemple
Amphitryon 38 de Giraudoux.
Cela dit, la mise en abyme et la complicité avec le public sont des caractéristiques de cette scène.
Il n'y a rien là d'original, c'est vieux comme le théâtre, mais c'est important.
Merci d'avoir répondu à ma question. Je pense que je vais faire mon ouverture avec ce que j'avais penser parce que je ne vois pas bien comment la faire avec Amphitryon 38, malgré le fait que j'ai aussi étudier une scène de cette pièce de théâtre. Pour ce qui est de la problématique il s'agit de celle que mon professeur de français m'a donné mais je pense qu'elle a voulu faire une question un peu globale pour que le plan colle à d'autres problématiques pour l'oral. Je vous remercie encore
Pourquoi tenez-vous tant à faire une ouverture ?
Ni l'ile des esclaves ni le mariage de Figaro ne sont des rapprochements pertinents : la permutation des rôles y est volontaire et chacun sait très bien qui il est.
Amphitryon nous donne le vertige du double, et le doute de soi-même : Sosie ne sait littéralement plus qui il est. Cette situation est perçue de nos jours comme tragique.
Une équivalence en serait le Voyageur sans bagages de Jean Anouilh, où un amnésique cherche à retrouver son passé, mais c'est vraiment tiré par les cheveux.
Donc, n'ouvrez pas.
De toutes façons, vous ne savez pas encore quelle question vous sera posée.
En fait je tiens à faire une ouverture car les examinateurs à l'oral préfèrent en général que l'on fasse une ouverture. Mais vous avez raison pour ce texte je n'en ferai pas
Bonsoir,
Comme lecture analytique nous avons principalement traité Amphitryon en ce qui concerne la notion du théâtre et sa représentation.
La semaine qui vient je dois passer le bac oral blanc et les seuls textes sur lesquels je bloque sont ceux d'Amphitryon, en particulier 2 scènes, mais pour ne pas plus vous déranger je vous demande de bien m'aider pour la scène de de l'acte 1.
Nous l'avons rapidement vue en classe et écrit quelques détails, mais cela ne me permet absolument pas de faire ne serait-ce qu'un plan avec les axes et sous-axes.
Je sais plus ou moins à quoi m'attendre comme questions sur ce texte (mais pas pour y répondre) :
En quoi cet extrait est-il comique ?
Montrez toute l'ambigüité du comique dans ce passage.
En quoi cet extrait est-il burelesque ?
Pour la 3e question voici mon éventuel plan :
I - Une scène comique (peut se mettre alors que la question vise le burelesque de la scène ?)
a) comique de geste
b) comique de situation
c) ?
II - Une scène burelesque
a) Perte d'identité (comique dérengeant)
b) abus de pouvoir
c) ?
Nous avons vu qu'il y a une dénonciation au sujet de l'abus de pouvoir, et je voudrais savoir si je peux en parler dans le cas où je tombe sur une des deux premières questions précédentes ?
Voici l'extrait en question :
MERCURE
Hé bien ! que fait cette raison ?
SOSIE
Je suis son valet.
MERCURE
Toi ?
SOSIE
Moi.
MERCURE
Son valet ?
SOSIE
Sans doute [12] .
MERCURE
Valet d’Amphitryon ?
SOSIE
350 D’Amphitryon, de lui.
MERCURE
Ton nom est ?
SOSIE
Sosie.
MERCURE
Heu ? comment ?
SOSIE
Sosie.
MERCURE
Écoute.
Sais-tu que de ma main je t’assomme aujourd’hui ?
SOSIE
Pourquoi ? De quelle rage est ton âme saisie ?
MERCURE
Qui te donne, dis-moi, cette témérité,
355 De prendre le nom de Sosie ?
SOSIE
Moi, je ne le prends point, je l’ai toujours porté.
MERCURE
Ô le mensonge horrible ! et l’impudence extrême !
Tu m’oses soutenir, que Sosie est ton nom ?
SOSIE
Fort bien, je le soutiens ; par la grande raison,
360 Qu’ainsi l’a fait des Dieux la puissance suprême :
Et qu’il n’est pas en moi de pouvoir dire non,
Et d’être un autre, que moi-même.
Mercure le bat.
MERCURE
Mille coups de bâton doivent être le prix
D’une pareille effronterie.
SOSIE
365 Justice, citoyens ! au secours, je vous prie !
MERCURE
Comment, bourreau, tu fais des cris ?
SOSIE
De mille coups tu me meurtris,
Et tu ne veux pas que je crie ?
MERCURE
C’est ainsi que mon bras…
SOSIE
L’action ne vaut rien.
370 Tu triomphes de l’avantage,
Que te donne sur moi mon manque de courage,
Et ce n’est pas en user bien.
C’est pure fanfaronnerie,
De vouloir profiter de la poltronnerie
375 De ceux qu’attaque notre bras.
Battre un homme à jeu sûr, n’est pas d’une belle âme ;
Et le cœur est digne de blâme,
Contre les gens qui n’en ont pas.
MERCURE
Hé bien, es-tu Sosie à présent ? qu’en dis-tu ?
SOSIE
380 Tes coups n’ont point en moi fait de métamorphose.
Et tout le changement que je trouve à la chose,
C’est d’être Sosie [13] battu.
MERCURE
Encor ? Cent autres coups pour cette autre impudence.
SOSIE
De grâce, fais trêve à tes coups.
MERCURE
385 Fais donc trêve à ton insolence.
SOSIE
Tout ce qu’il te plaira ; je garde le silence :
La dispute est par trop inégale entre nous.
MERCURE
Es-tu Sosie encor ? dis, traître !
SOSIE
Hélas ! je suis ce que tu veux.
390 Dispose de mon sort tout au gré de tes vœux ;
Ton bras t’en a fait le maître.
MERCURE
Ton nom était Sosie, à ce que tu disais.
SOSIE
Il est vrai, jusqu’ici j’ai cru la chose claire :
Mais ton bâton, sur cette affaire,
395 M’a fait voir que je m’abusais.
MERCURE
C’est moi qui suis Sosie ; et tout Thèbes l’avoue.
Amphitryon jamais n’en eut d’autre que moi.
SOSIE
Toi Sosie ?
MERCURE
Oui, Sosie ; et si quelqu’un s’y joue,
Il peut bien prendre garde à soi.
SOSIE
400 Ciel ! me faut-il ainsi renoncer à moi-même ;
Et par un imposteur me voir voler mon nom ?
Que son bonheur est extrême,
De ce que je suis poltron !
Sans cela, par la mort…
MERCURE
Entre tes dents, je pense,
405 Tu murmures je ne sais quoi ?
SOSIE
Non ; mais, au nom des Dieux, donne-moi la licence
De parler un moment à toi.
MERCURE
Parle.
SOSIE
Mais promets-moi, de grâce,
Que les coups n’en seront point.
Signons une trêve.
MERCURE
410 Passe ;
Va, je t’accorde ce point.
SOSIE
Qui te jette, dis-moi, dans cette fantaisie ?
Que te reviendra-t-il, de m’enlever mon nom ?
Et peux-tu faire enfin, quand tu serais démon,
415 Que je ne sois pas moi ? que je ne sois Sosie ?
MERCURE
Comment, tu peux…
SOSIE
Ah ! tout doux :
Nous avons fait trêve aux coups.
MERCURE
Quoi ! pendard, imposteur, coquin…
SOSIE
Pour des injures,
Dis-m’en tant que tu voudras :
420 Ce sont légères blessures ;
Et je ne m’en fâche pas.
MERCURE
Tu te dis Sosie !
SOSIE
Oui, quelque conte frivole…
MERCURE
Sus, je romps notre trêve, et reprends ma parole.
SOSIE
N’importe, je ne puis m’anéantir pour toi ;
425 Et souffrir un discours, si loin de l’apparence [14] .
Être ce que je suis, est-il en ta puissance ?
Et puis-je cesser d’être moi ?
S’avisa-t-on jamais d’une chose pareille !
Et peut-on démentir cent indices pressants ?
430 Rêvé-je ? est-ce que je sommeille ?
Ai-je l’esprit troublé par des transports [15] puissants ?
Ne sens-je pas bien que je veille ?
Ne suis-je pas dans mon bon sens ?
Mon maître Amphitryon, ne m’a-t-il pas commis,
435 À venir, en ces lieux, vers Alcmène sa femme ?
Ne lui dois-je pas faire, en lui vantant sa flamme,
Un récit de ses faits contre nos ennemis ?
Ne suis-je pas du port arrivé tout à l’heure ?
Ne tiens-je pas une lanterne en main ?
440 Ne te trouvé-je pas devant notre demeure ?
Ne t’y parlé-je pas d’un esprit tout humain ?
Ne te tiens-tu pas fort de ma poltronnerie,
Pour m’empêcher d’entrer chez nous ?
N’as-tu pas sur mon dos exercé ta furie ?
445 Ne m’as-tu pas roué de coups ?
Ah ! tout cela n’est que trop véritable,
Et, plût au Ciel, le fût-il moins !
Cesse donc d’insulter au sort d’un misérable ;
Et laisse à mon devoir s’acquitter de ses soins.
Personne ?
Bonjour je suis en premiere et j'aurai besoin d'aide pour un commentaire de texte sur AMPHITRYON de Moliere acte 1 scene 2 ,
le sujet est
" Vous commenterez la scene d'Amphitryon, en vous aidant du parcours de lecture suivant : vous montrerez dans un premier temps qu'il s'agit d'une scene de comedie, puis dans un deuxieme temps que la rencontre que fait sosie est peu habituelle."
j'ai fait l'introduction, et une scene de comedie mais je n'ai pas fait 'la rencontre que fait sosie est peu habituelle'